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 And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]

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MessageSujet: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Lun 24 Aoû 2015, 23:56




And the road to darkness has a way of always knowing my name.
Erik & Amy
This is the start of something beautiful This is the start of something new You are the one who'd make me lose it all You are the start of something new And I'll throw it all away And watch you fall into my arms again And I'll throw it all away Watch you fall, now You are the earth that I will stand upon You are the words that I will sing



Ce n’était pas la bonne période. D’habitude avant de me sentir illégitime dans mon rôle de petite terrienne, il se passait de longs mois. Depuis la dernière fois, lorsque j’avais sauté de la jetée et failli y rester, il ne s’était écoulé que 3 semaines. Ce jour-là, sans l’intervention d’Erik, j’aurais pu y rester. C’était peut être pour ça d’ailleurs que je me retrouvais aussi rapidement avec le sentiment d’avoir volé ma vie. Peut être que j’aurais du mourir la dernière fois et qu’Erik avait truqué le jeu en faisant son apparition. Je n’étais pas en train de lui reprocher son acte héroïque, car je n’espère jamais mourir quand je fais ces défis avec la mort. Mais je me demandais sans cesse si c’était du jeu de m’en être sortie comme ça.
Il faut croire qu’en ce moment j’étais dans ma période aquatique car en ce dimanche tout gris bien qu’agréable au niveau des températures, je me retrouvais à longer le pont de Brooklyn. De temps en temps, je m’immobilisais pour observer l’étendue d’eau juste en dessous. Certains y avaient réussi leur suicide en se jetant depuis là où je me trouve et je trouvais donc le défi plutôt crédible. J’avais une chance de m’en sortir, comme toujours dans ce genre de situation, mais le risque était présent, assez pour que le défi soit validé.
J’avais attendu le petit matin, peu de temps avant que le jour ne se lève, pour venir sur le pont, retournant sans cesse la question dans ma tête : défi ou non, sauter ou non…
Il n’y avait presque personne à cette heure là, si bien que je pouvais facilement décider de sauter sans me faire repérer. Pas comme la dernière fois sur la jetée, même si ce jour là, la probabilité de ne pas être seule était aussi faible que maintenant. Plantée devant la rambarde que j’allais devoir enjamber je restais à réfléchir. D’habitude je n’hésite pas autant et en glissant mes mains dans mes poches, toujours en proie à une intense réflexion, je sentais une boule de tissu papier dans ma poche. En la ressortant et en la dépliant, je découvrais le numéro griffonné par Erik 3 semaines plus tôt. Décidément, il arrivait toujours d’une façon ou d’une autre, toujours dans ce genre de moments.
Je repliais le papier et le fourrais au fond de la poche de ma veste et me rapprochait de la rambarde. Les lumières de New York se reflétaient sur l’eau. Je me penchais dangereusement avant de me redresser et de replonger ma main dans la poche de ma veste. Dans l’autre poche se trouvait mon portable. Je finissais par sortir les deux mains et composant le numéro d’Erik, je raccrochais plusieurs fois avant de laisser sonner. Changeant sans cesse d’avis. Et puis finalement j’avais laissé sonner, persuadée que de toute façon, vu l’heure, personne ne me répondrait. Pourtant, la voix chaude d’Erik avait fini par raisonner et c’est la mienne que je perdais pendant quelques secondes. « C’est Amy… » Et doutant d’être reconnue malgré les circonstances de notre rencontre, surtout parce que ça faisait 3 semaines, j’allais me rappeler à lui. « La fille de la… » Mais j’avais pas eu le temps de terminer qu’Erik semblait m’avoir reconnue. Sur le coup, j’étais restée un peu bête. Fixant l’eau sous le pont, je finissais par reprendre la parole. « Je crois que je vais défier la mort… Encore une fois… Maintenant… » Je ne sais pas pourquoi je lui disais ça comme ça, sans lui demander si je le dérangeais ou s’il dormait. C’était peut être un appel au secours. Peut être que pour une fois, même si j’en ressentais le besoin, je n’avais pas le courage de passer à l’acte. Pourquoi Erik, pourquoi pas un collègue ou un ami, un de ceux que j’avais laissé derrière moi à Boston ? Je n’en savais trop rien. Je l’entendais me demander où j’étais et après un long silence, je finissais par lui dire où je me trouvais. « Il faut que je sache… » Il comprendrait de quoi je voulais parler, je lui avais expliqué au café. Je devais savoir si j’avais le droit d’être vivante. Il me demandait de l’attendre mais mon portable coupait avant que je puisse lui répondre. Plus de batterie. Il allait surement paniquer en ne m’entendant plus et en ne réussissant pas à me rappeler. Mais ce n’était pas vraiment ma préoccupation.
Pendant plusieurs minutes, je flirtais avec l’envie d’enjamber la barre. Je finissais même par le faire. Je grimpais et j’aurais pu juste sauter mais je ne l’avais pas fait.
Si je me jetais dans le vide, si Erik arrivait, il en ferait de même. Si je sautais, que je survivais et lui non, je ne m’en voudrais. Et puis peut être qu’il arriverait, lui, à me convaincre que ma place sur cette terre n’est pas une erreur. J’avais fais demi-tour, retrouvé le sol de la promenade du pont. Au moment ou je sautais de la rambarde pour repasser du bon côté, je me retrouvais nez à nez avec un Erik essoufflé et dont le visage reflétait la peur que j’avais du lui faire avec mon appel.  « Vous avez dit « ne faites pas trop de bêtises » la dernière fois alors… pour une fois j’ai fait ce qu’on m’a dit… »





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Dernière édition par Amy J. Livingston le Mer 16 Sep 2015, 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Mar 25 Aoû 2015, 20:17



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





Trois semaines s'étaient à présent écoulé depuis ma rencontre avec Amy, des plus originales je dois bien l'avouer. Ma routine avait aussi reprit le dessus mais parfois, je me souvenais de cette drôle de jeune femme au caractère bien trempé (c'est parfois le cas de le dire). D'un point de vue bien différent de la normale, elle avait quelque chose de néanmoins très attirant au delà de sa beauté absolument bluffante. Nous avions prit un café ensembles quelques minutes, avant qu'Irène ne m'appelle en urgence, désespéré avec son loft qui prenait l'eau au fil des heures. J'avais du donc me résigner à regagner son logement afin de lui donner un coup de main dans cette affaire délicate, laissant avec regret la belle Amy. J'avais regretté de la laisser en plan de la sorte mais je suis sûr qu'elle avait comprit qu'une situation m'empêchait de rester. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas eu d'appel. J'en concluais qu'elle avait jeté mon numéro à la poubelle, sauvage et mystérieuse qu'elle pouvait être. Soit elle l'avait oublié au fond de sa poche, ce qui revenait finalement au même. De toute façon, le contraire m'aurait plutôt surprit en réalité.

Sauf que je m'étais finalement trompé sur son compte. Mon numéro était encore bel et bien avec elle et elle comptait l'utiliser ce matin même...

La sonnerie m'avait fait sursauter alors que le soleil n'était même pas encore levé sur New-York, ce matin. Je râclais ma gorge quelques instants avant de prendre mon téléphone et décrocher un peu nonchalament sans dédégner me redresser sur le lit. La tête encore à moitié sur l'oreillé, je décrochais :

Erik, j'écoute...

C'est Amy...


J'avais un peu plus ouvert les yeux, me redressant sur mes coudes en étant plus réactif :

La fille de la...

La fille de la jetée, je me souviens très bien... tout va bien ?

Je crois que je vais défier la mort… encore une fois… maintenant…

Maint.... attendez Amy. Où êtes vous... ?


Après une brève hésitation, elle m'indiquait le pont de Brooklyn. J'avais bondis de mon lit, cherchant mes fringues tout en longeant la maison à une vitesse inhabituelle pour moi :

Il faut que je sache...

Attendez Amy, on peut discuter, patientez un peu je vais vous rejoindre mais ne faites p... allo ? Allo ?!


Plus rien. J'ignorais si Amy avait ne serait-ce qu'entendu la fin de ma phrase et qu'elle allait attendre ma venue. Je m'habillais donc en quatrième vitesse avant de filer de la maison, retrouvant le garage où je sortais la voiture avant de prendre la direction du centre ville. Prenant quelques risques inconsidérés, je longeais les avenues à toute vitesse avant de trouver une place non loin du pont, à quelques blocs de là. Car chercher une place plus près de ces lieux si touristiques revenait à croire au père noël.




Plutôt athlétique étant plus jeune, et entretenant mon corps assez régulièrement, je me permettais de courir à vive allure à travers les quelques rues qui me séparaient encore de Amy. J'espérais tout simplement qu'elle n'ait pas fait quelque chose d'irréversible, de si risqué et inconsidéré. La chance qu'elle se tue cette fois ci était bien plus grande que la dernière fois. Qui plus est, tous mes appels étaient menés directement à sa messagerie depuis mon départ de la maison. Ce qui n'était pas des plus rassurant...

Je pouvais sentir mon rythme cardiaque à hauteur de mes tempes, ma respiration saccadée, mon corps cassant le vent devant moi. Le soleil se levait peu à peu et New-York se réveillait doucement. J'arrivais enfin sur le pont de Brooklyn. Cette immense parcelle de féraille au dessus de l'eau. J'espérais simplement qu'il ne soit pas trop tard. Qu'Amy n'ait pas fait ce saut. Qu'elle n'ait pas défié la mort une nouvelle fois au risque que celle-ci gagne la partie une bonne fois pour toute.

Et c'est au loin la silhouette de la jeune femme que je voyais apparaître, seule sur ce pont encore désert de toute activité. La rosée du matin n'attirait pas encore les touristes aguérient en soif de découverte. Et en m'arrêtant à sa hauteur, le plus sereinement du monde la jeune femme reprenait :

Vous avez dit « ne faites pas trop de bêtises » la dernière fois alors… pour une fois j’ai fait ce qu’on m’a dit…

Elle n'avait pas l'air de réaliser la peur qu'elle avait pu me faire ces 20 dernières minutes.

Vous auriez pu vous abstenir de me raccrocher au nez en revanche... j'ai eu peur pour vous Amy. - disais-je en crachant tout l'air de mes poumons, mes mains sur mes rotules pour retrouver un peu de souffle avant que je ne me redresse finalement :

Je n'vous engueule pas mais... j'ai simplement eu vraiment peur..

Je reposais mes mains sur mes hanches, observant la hauteur du pont qui était plutôt vertigineuse. Je reculais d'un pas en imaginant ce que ça aurait pu donner si Amy avait franchit le pas, si elle aurait voulu une fois de plus défier la mort. C'était une chose que je ne pouvais comprendre encore, mais je tenais à l'aider du mieux que je pouvais et j'étais finalement content qu'elle m'ait appelée. Ca voulais dire qu'elle tenait à avoir une certaine aide pour la guider.

Merci... de ne pas avoir sauté... et de m'avoir appelé.

Disais-je en l'observant quelques instants. Ma respiration redevenait normale, alors que ma main venait se poser sur son bras machinalement, d'un geste protecteur :

Ca va aller ?






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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Mer 26 Aoû 2015, 00:32




And the road to darkness has a way of always knowing my name.
Erik & Amy
This is the start of something beautiful This is the start of something new You are the one who'd make me lose it all You are the start of something new And I'll throw it all away And watch you fall into my arms again And I'll throw it all away Watch you fall, now You are the earth that I will stand upon You are the words that I will sing



Je m’en voulais un peu de l’avoir fait courir comme ça. En réalité, je ne sais vraiment pas pourquoi je l’avais appelé. D’habitude, rien ne me retenait de me jeter à corps perdu dans mes défis mortels. Il faut croire que ma rencontre avec le bel allemand m’avait marquée plus que je ne l’avais cru. Ses mots peut-être ou surtout son attitude avaient réussi à me donner envie de l’appeler au lieu de foncer tête baissée vers le danger.
Il semblait à bout de souffle et j’imaginais qu’il avait du courir comme un fou. C’est seulement maintenant que je réalisais que mon téléphone éteint avait du le faire s’inquiéter un peu plus. D’ailleurs il me reprochait de lui raccrocher au nez.

« Ce n’était pas volontaire. Je n’avais plus de batterie. » J’avais esquissé une légère grimace, désolée. Je ne voulais pas qu’il ait aussi peur pour moi. C’était facile de dire ça alors que je l’avais appelé pour lui dire que j’allais sauter, mais vraiment, je ne voulais pas lui créer d’angoisses inutiles. Mais même si je refusais de me l’avouer, mon appel en cette heure plus que matinale avait des allures de S.O.S. « Je suis désolée… »
Petit à petit, il reprenait son souffle, se redressant par la même occasion. Je restais là à l’observer sans rien dire. Je l’avais vu reculer devant le vide que j’avais toisé du regard quelques minutes avant qu’il n’arrive. Erik finissait par me remercier et je fronçais les sourcils d’incompréhension. J’aurais du le remercier d’avoir couru jusqu’à moi. Il avait un comportement atypique par rapport à tout ceux que j’avais pu croiser et qui avaient finit par découvrir ma façon d’être et d’agir par moment. C’était peut être pour ça que j’avais appelé. Erik était le genre de personne qu’il me fallait dans ce genre de délire.

Je sentais sa main sur mon bras et je n’avais pas reculé, acceptant ce petit geste. A sa question, je haussais les épaules avant d’esquisser un sourire en coin. « Je crois. Je ne suis pas déprimée ou désespérée vous savez. Quand je fais ce genre de chose. Je sais que c’est difficile à comprendre. » Je jetais un regard sur l’eau plus bas et relevait les yeux vers lui. C’est seulement maintenant que je réalisais la chaleur de sa main sur mon bras et la sensation agréable que cela me procurait. « Je n’arrête pas de penser à la fois où vous m’avez sauvée… »

La suite aurait pu être du genre romantique : « Vous me plaisez, je ne pense qu’à vous depuis ce jour là… » Mais en réalité, c’était de mes petits soucis de légitimité de vie dont je parlais. « Je n’arrête pas de me dire que je serai morte si vous n’aviez pas été là et que j’ai donc une fois de plus arnaqué la mort. » Il ne comprendrait pas pourquoi je disais « une fois de plus » mais là n’était pas la question. Du moins, pas pour le moment. « Alors j’avais envie de vérifier vous voyez ? Enfin non vous ne voyez surement pas… Mais peut être que je ne devrai pas être là, que je ne devrais pas être ici en train de vous parler… Que je n’en ai pas le droit. » Ni regret, ni douleur dans la voix. C’était presque plus effrayant de m’entendre décortiquer les choses comme s’il y avait toujours une logique, un équilibre à respecter sans prendre en compte une possible envie de vivre ou non.

« Je sais pas pourquoi je vous ai appelé. Je suis désolée d’ailleurs. De vous avoir surement réveillé, de vous avoir fait une peur bleue. Je ne sais pas. » Je croisais son regard et pour la première fois je m’y perdais vraiment. Erik avait un drôle d’effet sur moi. Je me sentais plus apaisée depuis qu’il était là, et l’envie de vérifier mon droit à vivre était en train de s’estomper. Et puis j’avais ce besoin désespéré qu’il me comprenne. Sans forcément accepter, mais qu’il me comprenne et qu’il soit là. Pourtant je n’avais pas appelé pendant ces 3 semaines mais au bord de ce pont, c’est son numéro que j’avais composé.  « Je me sens parfois usée par ces moments un peu extrêmes. » C’était un aveu comme je n’en faisais jamais mais c’était étrangement libérateur de confier à quelqu’un ses états-d’âme. Même à 4h du matin sur le pont de Brooklyn avec un presque inconnu.  Je réalisais d’ailleurs la situation et sentait venir la culpabilité et peut être même un peu de honte à m’être donnée ainsi en spectacle. « Je ne sauterai pas, c’est promis. Je veux dire… Vous n’êtes pas obligé de rester, je promets, je ne ferai pas de bêtises. Je ne veux pas que vous croyez que je vous jette alors que je vous ai appelé. C’est juste que je ne veux pas vous ennuyer et que j’en ai déjà assez fait sur les deux fois où nous nous sommes vu»





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Dernière édition par Amy J. Livingston le Mer 16 Sep 2015, 20:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Mer 16 Sep 2015, 16:50



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





Je n’arrête pas de penser à la fois où vous m’avez sauvée…

J'avais instinctivement relevé la tête en sa direction, un peu plus. Des aveux ? Ils étaient bons à prendre. Voir Amy se confier de la sorte était peut-être là le signe d'une prochaine amitié ? Je l'ignorais encore. Quoi qu'il en soit j'étais touchée qu'elle m'en dise un peu plus sur ce qu'elle devait ressentir vis à vis de ce besoin d'aller défier la mort. Je savais que cela allait être rare, alors j'en profitais. Elle m'expliquait ainsi :

Je n’arrête pas de me dire que je serai morte si vous n’aviez pas été là et que j’ai donc une fois de plus arnaqué la mort. Alors j’avais envie de vérifier vous voyez ? Enfin non vous ne voyez surement pas… Mais peut être que je ne devrai pas être là, que je ne devrais pas être ici en train de vous parler… Que je n’en ai pas le droit.

Je comprends... - disais je en fronçant un peu les sourcils instinctivement – Je crois.... Je n'approuve pas forcément mais ça.. c'est une autre histoire. Mais je crois que je commence à saisir le sens de vos actes...

Il ne me manquait plus qu'à connaître l'élément déclencheur à tout ça mais je n'étais pas sûr qu'Amy veuille me parler de ça maintenant. Au lieu de ça, le silence prenait place, balayé par un petit vent matinal, caressé par le son de l'eau s'écrasant sur les rochers alentours. Les cheveux d'Amy dansaient au rythme du vent alors que mon regard se perdait dans le siens. Je crois que l'on s'était touché mutuellement. Elle part le fait de se livrer à moi. J'ignorais sa vision des choses à mon sujet. Comment elle pouvait me percevoir dans sa vie où ne serait-ce que l'image que je renvoyais à elle. C'était une part de mystère qui atisait ma curiosité de jours en jours. Et pour la première fois, même dans ces circonstances là, j'étais bien content de revoir le visage d'Amy après trois semaines d'absence. Ce n'était pas une rencontre banale. Pas le moins du monde.

Je ne sauterai pas, c’est promis. Je veux dire… Vous n’êtes pas obligé de rester, je promets, je ne ferai pas de bêtises. Je ne veux pas que vous croyez que je vous jette alors que je vous ai appelé. C’est juste que je ne veux pas vous ennuyer et que j’en ai déjà assez fait sur les deux fois où nous nous sommes vu.

Vous plaisantez ? Je ne me suis pas levé à 03h30 du matin pour vous laisser de nouveau seule sur ce pont. Maintenant que je suis debout et pour le coup, bien réveillé, je ne compte pas rentrer chez moi bredouille, vous pouvez me croire. Alors si vous avez la journée de libre tant mieux, moi aussi. Je n'avais rien de prévu alors... on peut peut-être se changer les idées en se baladant ? Prenez ça soit comme une punition pour m'avoir tiré du lit aussi rapidement, soit comme une chance de vous changer les idées. - disais-je en souriant malicieusement avant de reprendre en contemplant la prunelle de ses yeux - Laissez moi vous montrer que vous avez le droit d'être ici, avec moi, à cet instant précis...

Disais-je en souriant doucement. Je m'étais avancé de quelques pas avant de me retourner et l'observer hésiter. Je ne pouvais pas lui en vouloir, moi même je ne savais pas de quoi la journée serait faite et ce qu'on trouverait comme occupation. Mais si Amy acceptait ma proposition, je suis sûr qu'on aurait de quoi faire pour tuer le temps :

Vous pouvez utiliser comme excuse : « j'ai une journée de travail bien remplit Erik, je suis désolée... ». Je ne vous en voudrais pas... trop. - lui assurais-je en riant pour moi – Ou vous pouvez simplement venir avec moi, même sans rien dire. Je ne mord pas Amy... je vous le promet.

Je me rapprochais de nouveau de la jeune femme avant de sourire en coin et l'observer droit dans les yeux :

Et si... j'essaie de vous convaincre en vous offrant un petit déjeuner... ça marcherai ?

Je lui offrais ainsi mon plus joli sourire avant de la convaincre finalement, ne cachant qu'à moitié mon enthousiasme à l'idée de passer une journée avec Amy et tenter de lui changer les idées. On rejoignait ainsi ma voiture, à quelques blocs d'immeubles de là avant de regagner mon loft dans le quartier de Grennwich Village, aux abords calmes et arborés. J'étais bien là, dans ce loft plutôt spacieux et très lumineux. J'avais su prendre mes marques assez rapidement d'ailleurs et c'est dans la pénombre encore qu'on rejoignait l'entrée du loft avant que je ne l'accueille chez moi :

Installez vous, faites comme chez vous. C'est encore un peu le bazars avec les cartons, j'espère que ça ne vous dérangera pas.

Je n'avais pas encore eu le temps de tout déballer, préférant aider ma sœur dans son installation avant de m'occuper de la mienne. Elle n'était pas très débrouillarde pour monter des meubles alors je m'étais en quelques sortes transformé en bricoleur pour les lui mettre sur pied. Quoi qu'il en soit je m'excusais auprès d'Amy, lui proposant de faire ce que bon lui semblait, avant de filer prendre une douche vite fait, et mettre le loft en ordre. Je dois avouer que pour un homme, j'étais quelqu'un de plutôt ordonné. Je n'aimais pas que les choses trainent ça et là et vivre dans un loft sain était quand même plus agréable. Je filais alors prendre une douche, me changer afin de ressembler enfin à quelque chose :


Spoiler:
 


Une fois mon lit fait, mes affaires rangées, je rejoignais Amy timidement en m'excusant une nouvelle fois, avant de lui demander ce qu'elle désirait pour le petit déjeuner. Un bon petit déjeuner typiquement Américain ferait l'affaire : pancakes accompagnés d'un petit sirop d'érable ainsi que des œufs brouillés avec du bacon feront l'affaire pour bien débuter la journée. Le soleil ne se levait pas encore, malgré que le temps passait. Je préparais le tout sur la table du salon et invita Amy à venir à table pour déguster, je l'espère, quelque chose de bon !







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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Mer 16 Sep 2015, 21:11




And the road to darkness has a way of always knowing my name.
Erik & Amy
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Je n’avais jamais appelé personne dans ces moments là. Pourquoi cette fois j’avais ressenti le besoin d’appeler quelqu’un. Pourquoi c’était le visage d’Erik qui était apparu devant mes yeux. Peut être parce qu’il m’avait sauvé la vie et que ça avait créé un lien entre nous, même si on ne l’avait pas voulu. Mais plus que de la reconnaissance pour m’avoir sauvé, malgré les interrogations que cela faisait naître en moi, c’était un besoin de me faire comprendre de lui. Il fallait qu’il me comprenne, pas qu’il accepte ou qu’il me conforte dans ma façon de pensée mais je voulais qu’il comprenne ce qui se passait dans ma tête. J’étais peut-être en train de me fatiguer à penser toujours de la sorte. Peut-être que j’espérais une éclaircie, un répit, des émotions plus neutre. Erik était peut-être devenu l’incarnation de cet espoir. Beaucoup de peut-être et peu d’explications.
Alors ce « je comprends » était comme une détonation pour l’explosion de soulagement qui m’envahissait. Il n’imaginait pas à quel point ses mots pouvaient être salvateur parce que quelqu’un comprenait enfin la mécanique de ma pensée. Le silence s’était installé entre nous mais nos regards ne se lâchaient pas une seule seconde. J’aurais pu pleurer si ça avait été mon genre. J’aurais pu aussi lui tomber dans les bras, mais ce n’était pas non plus ma façon d’être au premier abord. Mais cet échange de regard suffisait à traduire le fait que j’étais heureuse qu’il soit là en face de moi. Heureuse qu’il ait pu me comprendre. Seulement voilà, je n’avais pas envie de l’embêter car je me sentais malgré tout comme une personne dont la compagnie pouvait être lourde à cause de ses émotions extrêmes. C’est pour ça que j’ouvrais la porte à Erik, s’il souhaitait s’en aller. Je promettais de ne pas faire de bêtises et j’étais sincère. Mais l’allemand ne comptait pas tirer sa révérence aussi facilement.

Le début de sa tirade me culpabilisait, je l’avais appelé à une heure toute sauf décente et à cause de moi il avait écourté sa nuit. Toutefois, sa présence ici et maintenant et la rapidité avec laquelle il m’avait rejointe me touchaient beaucoup. Et une fois de plus, Erik faisait preuve de générosité en me proposant de carrément passer la journée avec moi. Je me demandais bien ce qu’on allait pouvoir faire, flippée à l’idée de passer autant de temps avec quelqu’un, que je connaissais à peine qui plus est. Mais c’était proposé avec une telle gentillesse, un sourire à en faire fondre plus d’une et un regard des plus malicieux que je n’avais pas d’autre possibilité que d’accepter. « Laissez moi vous montrer que vous avez le droit d'être ici, avec moi, à cet instant précis... » Fort. Il était très fort pour fendre ma carapace. Ses mots m’allaient droit au cœur, me touchant plus que de raison. Je pouvais tout faire pour essayer de garder la distance, j’étais battue d’avance. Avait-il conscience du pouvoir et de l’aura qu’il dégageait. Désarmant. Erik était désarmant avec sa gentillesse, et son sourire.

Je me connaissais, lorsqu’il s’était approché de moi j’aurais en temps normal reculé et pourtant je le laissais entrer dans ma bulle.  J’avais relevé la tête vers lui, ne perdant toujours pas ses yeux du regard. C’était tout sauf normal ce genre de regard et de sentiment chez moi mais j’avais l’impression d’être un animal sauvage qui s’était fait apprivoisée sans même s’en rendre compte et qui a présent n’avait pas envie de retourner à la vie sauvage sans celui qui l’avait apprivoisée.  Drôle de sensation. J’avais souris quelque peu alors qu’il m’offrait à son tour une porte de sortie. J’avais envie de le suivre et j’aurais été prête à dire oui, même sans sa botte secrète qu’il avait sortie en me parlant de petit déjeuner. L’occasion pour moi de reprendre un peu le dessus. Encore un peu sauvage la demoiselle. « Juste pour le petit déjeuner alors. » Dans le regard qui avait suivi, tout l’humour qui accompagnais ma réplique. Bien sûr que je le suivais pour bien plus qu’un petit-déjeuner. J’avais envie de saisir l’occasion de passer toute une journée avec lui, peu importe le programme.

Je lui emboitais le pas pour quitter le pont et rejoindre sa voiture. J’avais été amusée de le voir cette fois ailleurs que sur sa moto, et observant la ville défiler sous mes yeux par la vitre, je me laissais emmenée du côté de son quartier.  Greenwich Village. J’adorais ce quartier même si je vivais à Chelsea. Je trouvais qu’il correspondait bien à l’allemand. Et cette impression se renforça en découvrant le loft d’Erik. C’était un endroit sublime et je m’étais retenue d’y faire mes premier pas bouche bée. Malgré les cartons, je visualisais tout le potentiel des lieux et c’était magnifique. « C’est pas grave, ne vous inquiétez pas. » Il m’abandonnait le temps d’aller prendre une douche et se changer et sans être trop curieuse, j’en profitais pour sillonner le loft entre les piles de carton. J’imaginais Erik évoluer dans les lieux et ça m’arrachait un sourire. Un ange gardien. Voilà l’effet que me faisait cette rencontre.

Quand il était revenu, encore plus beau que tout à l’heure, j’avais eu le droit de me voir proposer un énorme petit déjeuner aussi complet que possible. Si bien qu’assise devant la table du salon quelques minutes plus tard, je ne savais même plus par où commencer. « J’ai bien fais de venir pour le petit-déjeuner. » Petite plaisanterie récurrente dont je n’avais pas pu m’empêcher. « Merci Erik… » Pour le petit-déjeuner et pour le reste mais le reste, je savais maintenant qu’il comprenait. Curieuse et momentanément apaisée dans ma crise existentielle, j’avais envie de profiter de ce moment pour apprendre à le connaître. « Bon je me lance… Que faites-vous dans la vie Erik, lorsque vous ne sauvez pas les demoiselles en détresse ? » Je souriais amusée avant d’avaler une bouchée de pancakes. Je croquais dans le bacon grillé, avec appétit, créant un mélange salé sucré dont je raffolais. « Vous êtes allemand non ? Je vous avais entendu parler allemand la dernière fois au téléphone. Et vous avez un léger accent… » Accent qui lui donnait encore plus de charme. « Et où est la demoiselle qui se cache derrière le super héros ? » C’était une série de question toutes indiscrètes et personnelles mais je crois qu’on avait un lien qui nous permettait d’être aussi curieux l’un sur l’autre.





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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Jeu 17 Sep 2015, 00:06



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





J’ai bien fais de venir pour le petit-déjeuner. Merci Erik…

J'avais souris amusé à sa remarque avant de réaliser que son remerciement ne comprenait pas que le petit déjeuné offert par la maison. C'était bien plus que ça et maintenant, j'en prenais peu à peu conscience et je souriais plus timidement à celle-ci, croquant dans mon pan cake encore chaud. J'avais décidément adopté la nourriture américaine, bien que peu diététique je n'avais pas pris un gramme depuis mon arrivée aux Etats-Unis en compensant avec un peu de sport à la salle de musculation. C'était un besoin pour décompresser de tout, de rien. Finalement, j'avais plutôt bien pris mes marques depuis qu'on avait posé nos pieds sur le sol Américains, je dois bien dire.C'était plutôt encourageant pour la suite, même.

Bon je me lance… Que faites-vous dans la vie Erik, lorsque vous ne sauvez pas les demoiselles en détresse ?

A ce propos, j'ai commandé le slip rouge pour tout vous dire, pour l'enfiler au dessus d'un pantalon moulant, comme celui de Superman... - disais-je avant de sourire amusé à sa dernière remarque - Je vous en supplie n'imaginez pas la scène, c'est une catastrophe !

Je riais de nouveau avant que sa prochaine question n'apparaisse. Ca ne me dérangeais pas, bien au contraire, d'écouter chaque mot que pouvait prononcer la belle Amy :

Vous êtes allemand non ? Je vous avais entendu parler allemand la dernière fois au téléphone. Et vous avez un léger accent…

Je reprenais alors plus sérieusement en m'essuyant la bouche proprement :

Je suis professeur d'Allemand à l'Université d'Excelsior. Depuis peu en réalité. Je suis venu aux Etats-Unis avec ma sœur il y a quelques mois. C'était... un grand changement mais, nécessaire. Je crois qu'on avait besoin de voler de nos propres ailes à notre façon. C'était un rêve américain qu'on a eu la chance de réaliser. L'occasion s'était présenté, on a su la saisir à temps. J'ignore pourquoi mais j'avais le sentiment de ne pas évoluer professionnellement et personnellement en Allemagne.

Et où est la demoiselle qui se cache derrière le super héros ?

Eh bien... - hésitais-je quelques instants avant de sourire malgré tout – Comme la majorité des supers héros, j'ai du mal à trouver celle qu'il me faut, il faut croire.

Je laissais du temps au temps, vraisemblablement. Je m'étais fais avoir dans pas mal de mes relations alors je préférais laisser le destin décider sans plus le bousculer. La déception était bien trop grande et douloureuse à chaque fois, je crois que j'avais assez donné jusque là pour me jeter à corps perdu de nouveau. Je finissais tranquillement mon assiette avant de lui retourner à son tour toutes ces questions auxquelles j'attendais une réponse avec impatience :

Bon, à trop me rappeler que je suis encore célibataire à 34 ans, je vais déprimer. Parlez moi un peu de vous Amy... âge, poids... ? - je ne tenais pas longtemps dans ma plaisanterie et riais de bon cœur avant de reprendre plus sérieusement – Bon... je reformule quelque chose de plus correct : que faites vous dans la vie, d'où venez vous, et qui est l'heureux élu. Je veux tout savoir sans rien payer, c'est bien connu chez moi.

J'étais absolument certain qu'il y ait un homme dans sa vie. Malgré le fait que défier la mort soit quelque chose d'assez étrange, Amy était absolument une femme fascinante au delà de sa beauté hors norme. C'était carrément impossible qu'elle soit célibataire, j'en étais certain.






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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Jeu 17 Sep 2015, 02:15




And the road to darkness has a way of always knowing my name.
Erik & Amy
This is the start of something beautiful This is the start of something new You are the one who'd make me lose it all You are the start of something new And I'll throw it all away And watch you fall into my arms again And I'll throw it all away Watch you fall, now You are the earth that I will stand upon You are the words that I will sing



J’avais crains l’espace de quelques secondes de l’ennuyer avec toutes mes questions mais j’oubliais parfois que la majorité des gens ne faisaient pas toute une histoire quand il s’agissait de se dévoiler. Contrairement à moi. Avec beaucoup d’humour, ce qui semblait être un trait de caractère très présent chez Erik, il répondait à ma première question. Mais en me demandant de ne surtout pas l’imaginer, c’était trop tard. J’avais déjà parfaitement visualisé Erik dans un caleçon ultra moulant avec le slip par dessus. J’avais ris de bon cœur avant de plaquer une main sur mes yeux comme pour chasser cette image qui, désolée pour Erik, était tout de même ridicule. « C’est trop tard ! Je vous ai imaginé et cette image va rester gravée à jamais dans ma mémoire ! » Je souriais largement avant d’avaler une grosse gorgée de jus d’orange. Erik reprenait alors plus sérieusement et je l’écoutais religieusement, ne manquant aucun détail.
Il était donc aux Etats-Unis depuis quelques mois seulement et c’est avec sa sœur qu’il était parti à la conquête des Etats-Unis. Forcément, en l’entendant parler de sa sœur, j’avais une pensée pour Rose et mon cœur s’était serré comme à chaque fois que je pensais à elle. J’aurais aimé avoir des projets communs avec elle. Mais à la place, je crois qu’elle me détestait pour l’avoir abandonnée alors que je n’avais voulu que la protéger en m’éloignant. Moi, l’oiseau de mauvais augure. Mais je préférais oublier ces idées sombres pour me concentrer sur l’histoire d’Erik. Quelque part, je remerciais la providence d’avoir poussé Erik à s’installer à New York. J’avais beau ne pas le connaître, je savais déjà que notre rencontre comptait beaucoup pour moi. Je ne l’aurais jamais appelé sinon.  « C’est une sacrée aventure mais j’espère que les Etats-Unis vous apporteront tout ce que vous êtes venu chercher ici. »
C’est avec une vive curiosité que j’avais guetté la réponse au sujet de sa vie sentimentale. Et c’est un peu désarçonnée par mes propres émotions que je ressentais un certain contentement en le sachant célibataire. C’était idiot, je ne m’imaginais pas du tout dans une histoire d’amour, encore moins avec quelqu’un rencontré à seulement 2 reprises. De plus, j’étais bien trop cinglée pour qu’on puisse m’aimer. Je m’étais brûlée les ailes une fois, je préférais me tenir à distance du brasier que pouvait être l’amour. Je n’avais même pas vécu de véritable histoire d’amour comme celles que l’on nous raconte dans les livres ou les films. J’étais tombée amoureuse d’un garçon qui avait été mon confident mon soutien mais qui était tombé amoureux d’une autre. Et depuis dans ma tête germait cette idée que personne ne pouvait tomber amoureux de quelqu’un comme moi, d’aussi tarée et étrange.

Bien sur en posant autant de question, j’avais consciemment pris le risque de devoir parler de moi en retour mais bizarrement, je ne me braquais pas ni me recroquevillait dans ma coquille. Certes je jouais avec mes œufs brouillés alors qu’Erik réorientait la conversation dans ma direction. Je n’avais pas l’habitude de me dévoiler autant d’un coup. Il y avait donc une petite gêne, mais elle résidait davantage dans ma difficulté à parler de moi que dans une réticence à le faire. « D’accord, d’accord… Je vais répondre… Sachez que vous êtes un privilégié, d’habitude il faut plus de temps que ça pour me soutirer autant d’information. » Je souriais amusée et après avoir joué encore un peu avec mes œufs brouillé, je prenais la sage décision de reposer ma fourchette.
Jouant avec mes doigts sous la table, je finissais par reprendre la fourchette et par prendre la parole en alternant les regards entre Erik et mon assiette. Ce n’était pas forcément de la timidité mais de la pudeur. Pourtant je finissais par parler de moi. « Je m’appelle Amy Livingston. J’ai 30 ans. Je suis née à Paris j’ai grandi à San Francisco. J’ai ensuite pas mal bourlingué jusqu’à ce que je m’installe à la Nouvelle-Orléans. J’ai ensuite rejoint Boston pour quelques autres années et je suis à New York depuis environ 8 mois. » J’omettais les détails comme mon départ de San Francisco à 16 ans après la mort de mes parents, mes nuits dans la rue à la Nouvelle-Orléans jusqu’à ce que je m’en sorte, la tumeur qui m’avait poussée à atterrir à Boston… Ce n’était pas le genre de détail qu’on livre comme ça. Et puis j’aurais eu trop peur de faire fuir Erik. C’était déjà un miracle qu’il soit encore tenté d’être en ma compagnie. « Je suis soigneuse animalière au Zoo de New York. Je m’occupe essentiellement de la fauconnerie même si je peux m’occuper des autres animaux. » Toujours ces aller retour entre mon assiette et Erik à qui je lançais des regards un peu timides et gêné. Et c’est finalement le cynisme qui reprenait le dessus pour répondre à la dernière interrogation. « Et heureusement pour lui, il n’y a pas de malheureux élu. » Je ne disais pas ça pour me faire plaindre. Pas du tout. « Parce que je souhaite bon courage à celui qui aurait l’inconscience de s’attacher à moi. » Mon regard accrochait une fois de plus celui d’Erik mais cette fois il s’arrêtait suffisamment longtemps pour que la possibilité qu’Erik soit assez fou pour s’attacher avec moi m’effleure l’esprit.

« Erik !! Wake Up !! » La porte s’était ouverte à la volée avant de claquer. Une petite tornade blonde avait zigzagué entre les cartons jusqu’à s’arrêter net en nous découvrant attablés au milieu du salon. « Awkward ! » avait-elle glissé avec une grimace gênée qui ne dura que quelques secondes avant de se métamorphoser en sourire plein de sous-entendu qui était adressé à Erik. Je supposais que je venais de faire la rencontre de la sœur d’Erik. C’était affreusement drôle de voir la tête que faisait Erik et celle en contraste de sa sœur qui reprenait sa marche pour rajouter à notre table déjà garnie un sachet de viennoiserie. « Tu vois, je travaille mon anglais !  Awkward ! Awkward ! Awkward ! » En effet, c’était "gênant" de voir Irene me dévisager avec un air qui en disait bien trop long. Elle me serrait la main avant de me prendre carrément dans ses bras. « Paraît que c’est plus comme ça qu’on fait ici ! Des câlins ! Alors saluuuuuut ! Je m’appelle Irene. Est-ce qu’il m’a au moins mentionnée ? » Je ne vous fais pas un dessin pour vous décrire la tête que j’avais fais quand je m’étais retrouvée dans ses bras. Je me contentais de sourire et de bafouiller une réponse comme si je risquais de gagner le million à qui veut gagner des millions. « Sa... sœur… ? »« Ah quand même, il parle de moi parfois! »
Elle s’installait à table sans se poser la question de déranger ou non. Personnellement, je n’avais pas tranché. Certes j’étais plus à l’aise seule avec Erik parce que je n’étais pas d’humeur sociable. D’un autre côté, la tornade qu’était Irene donnait presque envie de s’envoler avec elle. Je décidais donc que j’aimais bien la jeune femme sans même la connaître. Décidément dans cette famille, ils avaient le don de me plaire. « Je m’appelle Amy. » « Merci de te présenter, il comptait pas le faire… Erik ! Tu aurais pu me prévenir que tu avais déjà de la visite. » « Oh ! Ce n’était pas vraiment prévu… » Le regard d’Irene alternait entre son frère et moi et le sourire qui s’affichait à présent sur son visage me faisait ouvrir la bouche sans être capable pour autant de dire quoique ce soit. Mais j’avais bien compris qu’elle croyait qu’Erik et moi nous venions de passer la nuit ensembles. « Petit cachotier ! Tu ne t’ennuie pas, c’est une bombe ! » glissait elle en allemand, fixant Erik avec un plaisir non feint à l’idée de le mettre mal à l’aise et comme pour mieux savourer sa victoire, croquait dans une tranche de bacon frit. Je n’avais rien compris mais ne me formalisais pas de les entendre communiquer dans leur langue maternelle même si Erik semblait avoir parfois du mal à en placer une avec Irene. « A moi tu m’en fais pas des petit-déjeuner comme ça… Amy, croyez moi, vous êtes une privilégiée. » Est-ce que j’étais en train de rougir ? Je n’arrivais même pas à trouver quelque chose à dire et me contentais d’attraper mon verre de jus d’orange pour en boire lentement quelques gorgées, espérant une intervention du pauvre Erik qui semblait désespéré par le caractère volcanique de sa sœur. Un vrai duo comique !





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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Lun 21 Sep 2015, 23:40



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





D’accord, d’accord… Je vais répondre… Sachez que vous êtes un privilégié, d’habitude il faut plus de temps que ça pour me soutirer autant d’information.

Je faisais mine de poser ma tête sur mes deux mains, très à l'écoute en l'observant droit dans les yeux. Position totalement ridicule qui me fit même rire quelques instants avant que je ne reprenne mon sérieux non sans savoir la chance que je pouvais avoir d'écouter Amy se dévoiler sur sa vie privée. Un peu de mystère allait donc être levé. J'apprenais alors sa période « vagabon » avant qu'elle ne prenne place au cœur de New-York depuis maintenant 8 mois. Mais c'est en apprenant son métier que je n'avais pu contenir un moment de surprise quand à l'originalité de son travail J'en déduisais une passion depuis toujours pour prendre un domaine aussi précis dans le monde animalier. Je ne pensais pas qu'on pouvait décider du jour au lendemain de choisir un tel domaine de travail. Et, en dehors de ces mimiques absolument adorables mélangeant de la timidité et probablement un peu de pudeur vis à vis de sa vie personnelle, j'écoutais avec attention la partie la plus importante de son monologue...

Et heureusement pour lui, il n’y a pas de malheureux élu. Parce que je souhaite bon courage à celui qui aurait l’inconscience de s’attacher à moi.

Je grimaçais, non satisfait de sa réponse dans un sens, l'observant quelques secondes sans rien dire avant de dévoiler un peu mon avis :

Vous êtes trop dur avec vous même Amy... - finissais-je par dire. Bien sûr qu'on pouvait s'arracher à elle. Bien au contraire elle sous estimait largement ses capacités à attirer la gente masculine, moi le prem...

Erik ! Wake Up !!

La voix d'Irène avait résonné d'un coup dans le loft alors que la porte s'était ouverte avant de se refermer de nouveau en claquant. D'un sursaut, j'avais levé les sourcils de stupéfaction face à ma sœur qui débarquait comme à son habitude chez moi. Une nouvelle manie qu'elle avait prise et qui ne me plaisait que peu... bien trop peu...

Irène...

C'était à la fois interrogatif, comme si je ne voulais pas croire qu'elle venait d'entrer de cette façon là, et affirmatif, comme pour me dire que c'était bel et bien la réalité... j'avais lancé d'ailleurs un regard lourd de sens à Amy d'un quart de seconde avant de voir ma sœur slalomer entre les cartons et nous rejoindre, louchant entre Amy et moi non sans me faire comprendre qu'elle était tombée au mauvais moment. C'était peu dire !

Awkward... Tu vois, je travaille mon anglais !  Awkward ! Awkward ! Awkward !

Elle observait Amy non sans un large sourire totalement ridicule avant de lui serrer la main poliment, jusqu'à ce que là aussi elle dérappe et préfère lui faire un câlin pour se présenter. J'avais instinctivement grimacé en voyant la tête qu'Amy pouvait faire ces quelques secondes là avant qu'Irène ne reprenne ses distances. Erangement d'ailleurs, les filles s'étaient présentées non sans curiosité si bien que je n'avais pour le moment pas eu le temps d'en placer une. Si bien qu'Irène s'installait avec nous, louchant avec gourmandise sur le petit déjeuner sur la table du salon :

Merci de te présenter, il comptait pas le faire… Erik ! Tu aurais pu me prévenir que tu avais déjà de la visite.

Oh ! Ce n’était pas vraiment prévu…


Amy vient pour aller courir avec moi.

Irène alternait son regard entre moi et Amy et la situation devenait terriblement gênante à présent. Si bien que pour enfoncer le clou, ma sœur parlait Allemand pour être sûre qu'Amy n'en comprendrait pas un mot :

(Allemand) : Petit cachotier ! Tu ne t’ennuie pas, c’est une bombe

Oui... - disais-je instinctivement avant de reprendre en fronçant les sourcils – Eh !

A moi tu m’en fais pas des petit-déjeuner comme ça… Amy, croyez moi, vous êtes une privilégiée.

Tu squatte assez chez moi comme ça, si en plus je te fais le petit dej tu vas carrément vivre avec moi et ça, c'est hors de question. - disais-je en me redressant. Irène se montrait très impoli et me mettait terriblement mal à l'aise face à Amy qui l'était finalement tout autant que moi.

Alors comme ça vous allez courir ensembles ?

Oui. On court ensembles la semaine Irène, pas le week-end. C'est pour ça qu'Amy est venue.

Oui mais j'ai un concert ce soir alors je me suis dis qu'on aurait pu passer au moins la matinée ensembles ! Je chante dans les bars le soir, si jamais ça vous dit de venir ! Erik n'est toujours pas venu me voir depuis qu'on est ici, vous le croyez ça... mon propre frère...


Disait ma pauvre petite sœur d'un air tellement triste à Amy :

J'ai d'autres choses à faire.

Quoi.. des cours à l'Université à 23h00 par exemple ? Dis le simplement, de toute façon depuis le temps j'ai bien compris que tu voulais pas venir...


Je m'étais levé d'un bon, effrayant quelques secondes ma sœur qui m'observais prendre son bras et la tirer vers l'extérieur :

Tiens, prend ton bacon et file.

Mais... pourquoi ?!

Tu dérange Irène. Tu n'en a pas conscience mais crois moi, tu dérange...

(Allemand) Quoi c'est bon je suis assez grande pour deviner que c'est ta petite amie pas besoin de vous cacher et faire les coincés ! Je voulais juste apprendre à la connaître, elle est tellement canon et elle a l'air tellement sympa... et au départ c'était pour passer la journée avec toi en plus ! Pour une fois...



Erik... s'il te plait soit cool un peu !

Je le suis trop avec toi. Et tu en profite pour me mettre mal à l'aise devant Amy. Alors file, rentre chez toi maintenant, tu en a assez fait...


Je fermais la porte au nez de ma sœur et soupirais un grand coup. La connaissant, elle était surement resté bête quelques instants devant ma porte close avant de finalement tourner les talons et regagner son domicile par le métro. Je frottais mon front, lassé avant de me retourner enfin avec un petit sourire en coin. Je frappais mes mains sur mes hanches machinalement avant de regagner ma place :

Je suis tellement... tellement désolé pour tout ça... c'est... - il n'y avait pas de mot pour décrire la tornade que pouvait être ma sœur – Irène Lehnsherr dans toute sa splendeur. C'était très humiliant autant pour vous que pour moi... j'espère que vous n'en tiendrez pas trop compte... ?

Disais-je en grimaçant avant de reprendre :

On est tellement différent tout les deux... A la fois inséparables et insupportables. Je suis désolé pour son câlin... je crois qu'elle pense que les Américains font ça à tout bout de champ alors... elle fait.

Je me mordais la lèvre inférieure en observant les réactions que pouvait avoir Amy vis à vis de mes excuses, si elle les acceptait ou si dans son regard j'observais encore un certain malaise de cette situation si embarrassante dans laquelle ma sœur m'avait mit.

Il ne faut pas rentrer dans son petit jeu, ça devient infernal. C'est une vraie... boute-en-train. Une tornade. Elle s'est montré très impoli, je ne sais pas ce qui lui a prit...

Disais-je avant de finir mon café d'une traite maintenant tiède, frappant des mains une fois rassasié :

Bon, parlons d'autre chose... quelle est le programme de la journée Mlle Livingston... ?






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MessageSujet: Re: And the road to darkness has a way of always knowing my name. [Erik]   Mar 22 Sep 2015, 19:58




And the road to darkness has a way of always knowing my name.
Erik & Amy
This is the start of something beautiful This is the start of something new You are the one who'd make me lose it all You are the start of something new And I'll throw it all away And watch you fall into my arms again And I'll throw it all away Watch you fall, now You are the earth that I will stand upon You are the words that I will sing



Je n’avais vraiment pas vu venir l’excuse d’Erik pour expliquer ma présence ici en cette heure aussi matinale. J’avais l’habitude de déguiser mes émotions et ma surprise ne s’était pas lue sur mon visage. Après tout, cela m’arrangeait. Je n’avais pas envie de chercher une autre excuse et raconter la vérité n’était pas envisageable car Irene aurait sans doute envie de me faire interner si elle savait ce qui se cachait derrière mon joli minois.

J’assistais au passage de cette tornade blonde sans arriver vraiment à dire quelque chose. Je laissais Erik gérer les choses et apparemment entre Irene et lui, c’était comme chien et chat. Une évidence que ces deux là s’adoraient même s’ils devaient avoir souvent envie de s’étriper. Est-ce que si Tyler n’avait pas péri dans l’incendie, nous aurions à présent ce genre de relations ? Ou est-ce que si Rose me pardonnait, nous arriverions à avoir ce lien si particulier qui existe au sein d’une fratrie ? Jamais je ne le saurais même si pour Rose, tant qu’elle était en vie, il y avait toujours un espoir. Même minuscule.

J’observais néanmoins la situation avec un sourire amusé tout en ne sachant que dire ou quoi faire. Je gardais donc le silence, avalant une gorgée de café pour ne pas avoir à parler mais on ne me demandait rien de toute façon ; Ces deux là étaient trop occupés à se chamailler. J’allais tout de même répondre à Irene pour confirmer notre alibi mais c’est Erik qui coupait court. Je me retrouvais à confirmer seulement d’un signe de tête.

Irene me parlait de son concert, le soir même dans un bar. Je ne savais pas trop quoi répondre car j’étais quand même relativement sauvage même si par exemple, dans mon boulot, j’entretenais de très bonnes relations avec mes collègues. J’avais juste du mal à m’attacher vraiment aux gens. Et déjà qu’Erik exerçait sur moi un effet que je n’arrivais pas à décrire avec des mots – et qui au passage m’effrayait car je n’avais pas pour habitude de me livrer aussi vite à quelqu’un – je craignais de devoir trop sympathiser avec Irene sans que ce ne soit naturel. Pourtant le brin de femme, d’un naturel et d’un enthousiasme déconcertant me donnait presque envie d’aller faire un tour ce soir pour aller la voir chanter. Et puis cette mine triste, elle aurait pu être actrice en plus de chanteuse.

Erik coupait court une fois de plus quand Irene semblait chercher un petit peu le conflit. Si bien que les choses dégénéraient et Erik mettait littéralement Irene dehors. C’était reparti pour un échange en allemand auquel je ne comprenais rien mais je ne m’en formalisais pas. Après tout, ça ne me regardait pas.  La porte se refermait sur Irene et Erik revenait vers moi en s’excusant. Irene avait un sacré caractère et un don pour mettre les pieds dans le plat mais passée la gêne, j’avais trouvé ça presque amusant. Je le laissais s’excuser jusqu’au bout, s’expliquer, sans rien dire et sans rien montrer. Ce n’est qu’à la fin de son petit discourt que je reprenais la parole.

« Elle a de l’énergie à revendre mais je l’ai trouvée… Drôle et originale. » J’adressais un sourire à Erik, signe que je n’avais pas du tout été contrariée par l’ouragan qui était parti aussi vite qu’il était arrivé. « Une petite sœur, c’est important. Elle a un caractère des plus volcanique, du moins pour l’aperçu que j’en ai eu mais elle a aussi l’air d’être très sympa et très drôle. Elle tient à vous… » Je souriais à nouveau et terminais à mon tour mon café.

Face à la question d’Erik, je faisais mine de réfléchir et cherchais ce qu’on pourrait faire. Cette journée avait démarré si bizarrement. Je n’avais rien prévu d’autre que de me jeter du pont alors le reste de la journée, je ne l’avais pas vraiment envisagé. « La journée, je ne sais pas mais le soir, on devrait aller voir Irene. » Face à la tête d’Erik je manquais d’éclater de rire. « Non vraiment ! Je suis sérieuse. Je crois que ça lui ferait plaisir. Il y a quelques jours j’ai rencontré une fille qui jouait dans un bar et sa mère n’avait pas pu venir la voir. Si vous aviez vu la peine qu’elle avait eu… Je ne sais pas si la peine d’Irene est du même niveau, sans doute pas, mais je crois que ça lui ferait vraiment plaisir. Alors puisqu’on est invité, autant y aller. Non ? » Je le fixais en attendant une réponse et piochait un dernier morceau de bacon.

« Je vous ai montré la facette la plus sombre de ma vie, j’aimerai peut être vous montrer autre chose… » J’avais envie qu’il me voit autrement que comme une pauvre nana névrosée et suicidaire. Même si j’étais essentiellement borderline, j’avais aussi des moments et des activités où je me sentais bien. A commencer par mon métier et ma relation avec les rapaces. « Alors si ça vous dit, on peut aller au zoo. Je voudrais vous présenter quelques petites créatures. » Je souriais doucement, craignant un peu que l’idée ne le tente pas. Si ça se trouve il avait peur des oiseaux. Certaines personnes en avaient peur. Mais si Erik le voulait bien, j’avais presque hâte de lui faire rencontrer mes oiseaux.« Mais avant, on pourrait peut être se décider à se tutoyer? Après tout, tu m'as sauvé la vie et offert un énorme petit-déjeuner. On est plus des inconnus! »je lui offrais un petit sourire amusée guettant sa réponse.





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