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 T'en vas pas maintenant

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✔ INSCRIT LE : 16/06/2017
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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 06 Aoû 2017, 14:45

Professeur de piano ? Pourquoi pas. Je n'ai pas les diplômes nécessaires pour le faire à la faculté ni dans n'importe quelle école, mais je pourrai donner des cours à des particuliers. Quelques petites annonces distribuées ça et là, si l'on m'interroge sur mes connaissances - puisque je n'ai pas de niveau officiel - toutes les expériences de ma carrière suffiront ! ... Neela me donne là une idée à exploiter, j'en prends note, même si pour l'heure je vais d'abord voir comment l'université peut rentabiliser le temps que je mets à leur disposition ;

Avant que nos desserts soient apportés, je me permets d'évoquer un détail de notre relation - pas si détail que ça. Quand et comment va-t-on se voir désormais ? Si mon je t'aime est resté sans réponse, la jeune femme m'apprécie, c'est indéniable, ça se voit. Même moi qui suis mauvais pour déceler les messages, il n'y a pas de doute quant à l'attachement qu'éprouve Neela pour moi. Je ne saurai en revanche définir clairement ses émotions.
Elle n'y parvient peut être pas plus que moi.

Visiblement, passer " de temps en temps " sur son lieu de travail ne sera pas suffisant. Excellente nouvelle. Je cache un peu ma satisfaction en évitant de sourire trop niaisement, mais l'idée me réchauffe le cœur. On pourrait donc se voir plus souvent ? Après tout pourquoi pas. Il n'y a pas que les couples qui ont le droit de sortir. Les je t'aime ne sont pas une obligation pour passer du bon temps ...
Je la regarde me taquiner avec son dessert servi et je lève les yeux au ciel : comme si j'allais prendre la fuite.

« Tu peux encore te sauver si tu veux échapper au pot de colle que je pourrais être. »

La voilà qui se retire de la banquette pour me laisser filer ! Vous savez quoi ? Je le fais. Je me glisse à mon tour hors de l'assise et ... plutôt que de m'éloigner, je me retourne sur elle et l'enlace, malicieux.

« Oups ! Tu vois, ça ne marche pas. Je suis bizarrement attiré par toi ... j'suis aimanté ! »

Dis-je en maintenant ma prise sur sa petite silhouette, le sourire gamin aux lèvres. Il ne fallait pas me chercher.
Si proche, nos regards mêlés, une étrange fièvre s'empare de moi et je lutte de toute mes forces pour ne pas céder à l'appel de ses lèvres. A l'hôpital l'autre fois, je n'ai pas cherché à résister. Je pensais qu'il fallait qu'on ne se voie plus pour qu'elle puisse vivre son histoire avec Fred tranquillement ;
Mais là ? Après lui avoir dit que je l'aimais, je ne veux pas faire un nouveau faux pas. J'attends, la bouffant des yeux, me satisfaisant de la contemplation de ce doux visage.

« ...Je viendrai te voir dès que tu le voudras. »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 06 Aoû 2017, 16:10

J’avais quitté la banquette, lui laissant toute la place de se sauver en courant. Quand il se mettait effectivement à quitter la table je fronçais les sourcils, ouvrant la bouche dans un air faussement choqué mais quand il se retournait pour m’enlacer je me mettais à sourire amusé en relevant les yeux vers lui. Au milieu du diner, on aurait dit deux ados. « Mince alors… » un petit sourire en coin se glissait sur mon visage avant de s’agrandir largement alors que je ne le quittais plus des yeux.
J’avais louché un quart de seconde sur ses lèvres alors que je ne cherchais en aucun cas à me libérer de son étreinte. Les mains sur son torse, je l’agrippais doucement par le col de sa jolie veste de costume et l’attirait mais au lieu de l’embrasser, au dernier moment, je déposais un baiser juste au coin de ses lèvres avant de lui lancer un regard malicieux. Puisqu’on en était à jouer… « Alors tu pourras tout le temps devenir me voir… » C’était pas faute d’avoir eu envie de l’embrasser mais paraît que l’attente a du bon alors ça attendrait encore un peu. Et j’étais d’humeur joueuse.

Je finissais par faire l’effort de me détacher de lui avant de me laisser à nouveau tomber sur la banquette, tapotant le cuir à côté de moi. « Assez de bêtise, le dessert, c’est sacré. » Et je poussais vers lui son dessert alors que je dégustais mon milkshake avec application. « Tu veux retourner à la soirée ? » Nous nous étions enfuis de là-bas mais la soirée était loin d’être terminée. Je terminais mon verre dans un bruit épouvantable de paille aspirant de l’air et ça me faisait rire comme une petite fille. Malgré le début de soirée chaotique, j’avais le cœur léger à présent, ravie d’avoir retrouvé ma complicité avec Arev. « Ou bien rentrer ? Ou aller marcher un peu ? » après tout il faisait bon la nuit venue, la chaleur devenant un peu plus supportable. La serveuse avait capté la fin du repas et revenait avec l’addition.

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On est des enfants de la nuit de la mélancolie. Le crayon s’en est aguerri on est introverti. Sans un bruit attendre l’embellie abrité de la pluie. Comme nés de l’ombre et du soupir on est introverti. Mais sous le manteau de l’hiver, La nature entaille la chair. J’ai dans mon chagrin des cimetières, Le cœur trop pur pour vraiment m’y plaire.
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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 06 Aoû 2017, 17:48

C'est moi qui suis venu l'enlacer, pensant pouvoir prendre le dessus dans son petit jeu... mais c'est moi qui dégluti, étrangement victime d'une terrible chaleur quand la jolie Neela approche ses lèvres des miennes. Je reste interdit durant ce contact doux, précis. La mâchoire contractée et les pensées vagabondes, si légères et pleines de bonheur, je laisse la demoiselle échapper à mes bras.
Elle se réinstalle sur le canapé après m'avoir fait comprendre, on ne peut plus précisément, que je pourrai lui rendre visite très souvent. Au moins, pas de doute quant à son avis sur la question. Elle sera ravie de me voir venir au King's et j'ai presque l'impression que j'ai intérêt à y passer régulièrement !
Vous m'en voyez enchanté.

Me replaçant à ses côtés, je récupère mon dessert et remercie le hasard de m'avoir fait prendre un truc frais. Ça fait du bien. Je jette quelques regards à ma petite serveuse qui semble se régaler, avant d'évoquer la soirée.
Quelle soirée ?

« Ah ! Euh... Comme tu veux. Si tu veux qu'on y retourne au moins pour pouvoir dire au revoir aux organisateurs avant de filer ; »

Mais je n'en ai pas vraiment envie. Retourner là bas, au milieu de tous ces gens ... ce serait devoir partager Neela avec eux. Hors de question ! Je souris tout seul face à mes idées puis je glisse à mon tour une main dans la sienne, affichant un air puéril pour avouer :

« Mais je préfère aller marcher un peu. Te garder pour moi. »

Avant qu'elle ne puisse répondre il me faut régler l'addition. Je m'exécute sans me faire prier et déjà, je quitte ma place en tendant la main à Neela. On peut tout aussi bien aller s'excuser à la soirée, boire un dernier champagne et marcher ensuite !
Qu'importe le programme : j'ai décidé de ne pas la lâcher.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 06 Aoû 2017, 18:27


Pour être honnête, je n’avais pas vraiment envie de retourner à la soirée. Je n’avais pas tellement envie de jouer les demoiselles sociables alors que ce genre d’événement m’emprisonnait dans ma timidité. C’était trop d’effort. Et puis je n’avais surtout pas envie de prendre le risque qu’on me kidnappe mon arménien et de le perdre dans la foule. Je serrais sa main dans la sienne mais il s’occupait de l’addition avant que je puisse dire quoi que ce soit. « On aurait pu partager… » Je souriais amusée. « Mais merci… »

J’attrapais sa main pour me lever et on rejoignait l’extérieur. Je regardais le grand building qui abritait la soirée et la maison de disque et je haussais les épaules. « Je n’ai pas très envie d’y retourner. » De toute façon, j’étais convaincue qu’on ne remarquerait même pas mon absence. Celle d’Arev par contre, surement, il venait quand même de décider de tout arrêter.
Vérifiant que ça lui convenait, je l’entrainais dans les rues voisines. On dénotait un peu avec nos tenues de soirée mais c’était amusant de se surprendre dans les vitrines des magasins.

Je m’étais rapprochée d’Arev, mon bras encerclant sa taille tout en marchant. On avait fini par arriver sur Time Square. J’aimais bien cet endroit même si c’était toujours plein de touristes. J’aimais New York. Je n’y étais pas née, je n’y vivais vraiment que depuis 1 an et demi mais à chaque fois que j’étais venue ici pour le travail, j’avais aimé me perdre dans la ville. J’observais les écrans, le regard pétillant, mais assez rapidement, le surplus de gens m’étouffait un peu. « J’aime trop cet endroit, mais y’a toujours trop de monde. » Je souriais doucement tout en nous éloignant de là.

Et puis au bout de quelques minutes, je m’étais arrêtée net, prenant appui sur un poteau de station de taxi. « J’en peux plus ! » j’avais pesté avant de me pencher pour retirer mes talons. « Jolies, mais douloureuses chaussures. » avais-je plaisanté. J’avais encore perdu quelques centimètres à côté d’Arev. Une voiture jaune ralentissait et s’arrêtait juste devant nous. « Tu es venu comment ? » J’étais venue en taxi mais si lui aussi, c’était peut-être l’occasion d’en attraper un sans avoir à se battre pour une fois et après tout il se faisait tard.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 15:40

Nous choisissons de ne pas retourner à la soirée à laquelle nous étions pourtant conviés tous les deux. Honnêtement je doute que quelqu'un remarque notre absence - sauf le type qui tournait autour de Neela, très sympa d'ailleurs. Mais je préfère me dire qu'il a retrouvé sa fiancée et que ses intentions envers ma petite serveuse n'étaient qu'amicales. Allez savoir, certainement trop charmant pour que je puisse lutter.

Nos doigts parfois enlacés, parfois simplement posés sur la main de l'autre, entre frôlements et accroches, je peine à rester concentrer. Il s'agit d'un simple contact qui pourrait aussi bien convenir à deux bons potes. Pour moi ils ont une importance particulière et je continue de sourire bêtement alors que Neela nous entraîne à Time Square.
Vêtus trop chiquement, nous attirons quelques regards étonnés mais il faut reconnaître qu'ici, contrairement à la France, les gens se fichent pas mal de votre apparence. Disons qu'une personne sur deux sera vêtue plus bizarrement que vous ! L'étrangeté fait partie de la vie des américains - c'est ce que je décide de conclure depuis que j'y suis ;

« J’aime trop cet endroit, mais y’a toujours trop de monde. »

« Je suis bien d'accord ! »

Presque rassuré en fait. Si les gens ne nous prêtent pas attention, je reste embarrassé par cette masse d'inconnus. Les endroits calmes ont toujours eu ma préférence.
Nous quittons le quartier et je parviens enfin à détourner mon regard de son doux visage. Levant le nez au ciel, j'apprécie les couleurs sombres qui contrastent avec l'excès des lumières de la ville. La jeune femme fini par s'arrêter pour se déchausser lors qu'un taxi s'approche de nous.

« En bus. Mais on peut prendre ce taxi si tu veux, je te raccompagne. »

Elle veut rentrer ? Ma foi, qu'avons-nous de plus à faire ? Surtout si ses pieds lui réclament le repos, je ne vais pas insister. En attendant sa décision je remercie le chauffeur de patienter un instant.


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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 21:50

Je n’avais pas vraiment prévu l’arrivée du taxi mais entre mes pieds et l’air frais qui me donnait presque la chair de poule au milieu de la nuit, c’était tentant de regagner la chaleur d’un appartement ou d’une maison. J’espérais qu’Arev ne soit pas venu en voiture pour ne pas avoir à le laisser là, sur ce trottoir. Je voulais pas que notre moment s’arrête maintenant.

Ça m’arrachait un sourire amusé de l’entendre parler de bus. Je me déplaçais qu’en taxi ou métro, je prenais rarement le bus. Surtout habillée comme ce soir. Le chauffeur attendait, j’avais envie de rentrer mais je n’avais pas envie de me séparer de l’arménien, ce qui arriverait à la fin de la course. Cruel dilemme. De peur de faire attendre l’homme, je finissais par me décider à la hâte. « Oui, je veux bien. » Je le laissais ouvrir la portière et on s’engouffrait dans la voiture.
Au moment où le conducteur nous demandait l’adresse, je lançais un regard à Arev. Je sais pas si c’était le champagne, la folie de la soirée ou je ne sais quoi, mais je m’étais penchée à son oreille pour murmurer. « J’ai pas envie de rentrer chez moi… » Et en me redressant, j’avais soutenu son regard non sans avoir une boule au ventre, réalisant que c’était clairement une invitation à me garder avec lui, plus que le temps de la soirée.
Après tout, j’avais dit que les mots n’étaient pas là, le reste, clairement, je le ressentais. Avec Fred, je ne les avais jamais prononcés, lui non plus d’ailleurs, et ça ne nous avait jamais empêché d’être un couple. Si Arev était capable d’attendre que je sois prête à mettre des mots sur ce qui nous liait, je pouvais lui offrir tout le reste en attendant. L’affection, l’attachement, la relation de couple. Ça m’effrayait parce que je ressentais quelque chose de fort mais j’en avais tout autant envie. J’avais fait un pas en murmurant à son oreille, à voir s’il acceptait de faire l’autre pas.

J’espérais pendant les quelques secondes de silence qu’Arev donne son adresse et c’est ce qu’il faisait. J’attrapais à nouveau sa main et venait me blottir contre lui pendant la balade en taxi, déposant un baiser sur sa joue, juste au coin de ses lèvres. Au final, je n’avais jamais vu l’appartement du chanteur. Après la soirée chez Amy pour son anniversaire, on s’était plutôt retrouvés vite fait au pub pour répéter et après le concert, on s’était perdus de vue. J’avais hâte de découvrir son cocon, de savoir où il vivait. Et même si mon cœur cognait comme un fou dans ma poitrine, d’oser autant, j’étais rassurée de pouvoir rester encore un peu avec lui.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 22:59

Toujours aussi naïf, rêveur, j'ouvre la portière et m'installe dans le taxi après Neela. Je prends le temps de mettre ma ceinture, souris en repensant que j'ai pris le bus dans cette tenue ! Ça explique probablement les regards que l'on m'a jetés sur le trajet. Mais bon. Quand je replace mon attention sur la jeune femme qui discute avec le chauffeur, je crois comprendre - avec un temps de retard - qu'il est question de l'adresse.
Où allons-nous ?

« J’ai pas envie de rentrer chez moi… »

Mon regard reste bloqué dans le sien l'espace d'une seconde ou deux. Peut être moins. Un laps de temps qui me paraît interminable et paradoxalement extrêmement rapide lorsque je m'entends donner mon adresse.
N'est-ce pas exagéré ? Si Neela ne veut pas rentrer, espérait-elle que je choisisse...le cinéma ??! Je manque de rougir quand la belle se cale contre moi, avec beaucoup de tendresse. Oh. Elle n'est pas déçue ? Non, pire : c'est ce qu'elle souhaitait ?

Pris d'une légère panique, je commence à trier mon appartement. Oui, dans mes pensées. Que faut-il ranger en premier ? Sans qu'elle s'en rende compte ! En réalité je pense que tout est plus ou moins en ordre... mais recevoir quand ce n'est pas prévu c'est toujours stressant. D'autant plus quand on vient de dire "je t'aime".
Puis l'appréhension disparaît. Totalement soufflée par les baisers que la jeune femme dépose sur mon visage. En revanche cette fois : je rougis.

« Tenez. Merci ! »

Dis-je au chauffeur à qui je tends la monnaie lorsque nous sommes arrivés. Je me glisse hors du véhicule puis attrape la main de Neela pour l'aider à sortir. Voilà. Nous sommes devant chez moi.

« ...tu m'excuseras pour, le, je crois que les CDs sont pas rangés. »

Les CDs...
Je me détourne et rejoins l'entrée pour taper le code et ainsi éviter les moqueries que je mérite. Je passe dans les escaliers le premier car l'éclairage n'est toujours pas réparé. Puisque je l'entends progresser lentement, je m'arrête et récupère sa main jusqu'à ce qu'elle vienne sur la même marche que moi.

« Promis c'est moins gore là-haut. »

Je souris, glisse mon index contre sa joue, grimpe d'une marche, m'arrête à nouveau et lui vole un baiser délicat. Ma main remonte le long de son bras quand la seconde s'agrippe à sa hanche. Il reste deux étages, à ce rythme, on y sera dans une heure ou deux ;

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 23:19


C’était osé. L’espace d’un instant, je l’avais regretté. Ça ne se faisait pas de s’inviter comme ça. Est-ce que ça me donnait un côté allumeuse ? Je commençais à blêmir mais lorsqu’il donne son adresse, je n’ai pas l’impression d’y voir du jugement. Tout au plus, un peu d’hésitation mais un baiser sur sa joue lui fait comprendre qu’il a eu raison. Néanmoins, ça cogite un peu là-haut. Je tente de trouver une excuse pour ne pas monter avec lui et l’instant d’après, je me dis qu’on a qu’une seule vie et qu’il n’y a rien de mal à vouloir rester à ses côtés.

Je n’avais même pas réalisé que nous étions arrivés quand Arev règle la course. Je le remerciais et sortais de la voiture avec son aide. Je découvrais le quartier, l’immeuble où il vivait et reposait mon regard sur lui quand il me parlait de… CDs. J’avais manqué d’éclater de rire, mais surtout parce qu’au final, j’étais aussi nerveuse que lui. « Je crois que je vais rappeler le taxi alors… Les CDs… c’est impardonnable. » J’affichais un grand sourire en me mordant la lèvre inférieure pour ne pas rire mais mon regard montrait combien je n’étais pas dans la moquerie mais juste dans la taquinerie.

Je l’avais suivi dans les escaliers, marche après marche, appliquée et concentrée, de peur d’en rater une ou de perdre l’équilibre en pensant qu’il y en a une quand le palier est en réalité déjà là. J’entendais son pas s’arrêter et j’attrapais sa main pour le rejoindre. « J’en suis convaincue... » On grimpait à peine une marche que ses lèvres rencontraient les miennes. Et tous mes doutes s'étaient dissipés, comme mes appréhensions. ça me donnait le courage de foncer tête baissée. Heureusement que sa main me retenait car le vertige du baiser m’aurait fait vaciller. Je me forçais à interrompre le baiser pour ne pas rester plantés là, au milieu des marches mais arrivés au palier, je ne résistais pas à l’envie de l’embrasser.

Je nous entraînais à nouveau, manque de trébucher à force d’avoir pris de l’assurance mais me rattrapait en serrant la main d’Arev un peu plus fort. Le palier suivant était là et je marquais une nouvelle pause pour l’embrasser. Je passais mes bras autour de son cou et lui sautait dans les bras, les jambes autour de sa taille. « Cap ou pas cap de m’emmener jusque chez toi ? » J’avais murmuré pour pas que ma voix résonne trop dans la cage. J’ignorais si on avait encore besoin d’affronter les marches où si on était arrivé à destination.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 23:41

Le goût de ses lèvres, son parfum qui nous enivre, la température qui augmente autour de nous rendant le reste du monde gelé et ... je n'avais pas oublié. Un seul baiser de partagé, il m'était resté gravé en mémoire. Ce nouveau contact est tellement appréciable que mon pied bute dans la marche quand je tente de reprendre notre ascension.
Quelques marches plus tard, nos lèvres se retrouvent. La faute de nos mains, je crois. Elles sont là, fouineuses, taquines, joueuses, nous enlacent et nous rapprochent jusqu'à ce que nos lèvres se retrouvent. Je frôle sa langue avec amusement quand ses mains se plaquent sur mon torse.
L'immeuble va prendre feu.

Arrivé sur le palier suivant, c'est reparti. Les corps aimantés, les esprits échaudés, je sens ses bras se placer autour de moi et je l'aide sans me faire prier à se suspendre à moi. Entre deux baisers délicieux, je l'écoute me provoquer et hausse un sourcil dans une mimique emplie de fierté.

« Mais je pourrai faire des dizaines de kilomètres comme ça très chère... »

Mon nez vient frotter le sien tendrement, ma respiration se calme alors que je dévore ses yeux. Puis mes paupières se ferment pour que toutes mes sensations soient focalisés sur ce nouveau baiser langoureux, amoureux ? N'utilisons aucun terme. La magie du moment n'a pas besoin de mot ;
Quand nos lèvres se séparent, je la garde contre moi à un bras et ... déverouille la porte dans mon dos que je repousse ensuite avec le pied :

« Tadaaa !  »

Les kilomètres étaient des centimètres, mais j'ai tenu parole non ? Nous sommes chez moi. Puisque je ne veux pas relâcher ma petite serveuse, je parviens à refermer sans la poser au sol, je quitte même mes chaussures et passe brièvement l'entrée pour l'amener dans le salon. Là, je n'ai plus bien le choix, aussi je la fais glisser lentement jusqu'à ce que ses pieds se posent sur le tapis.
Idée du loft:
 

« ...bienvenue ! Alors euh, bah, salon, là dessous la cuisine, et sur la mezzanine la salle de bain et ma chambre ; hem »

Je me passe une main dans les cheveux, presque timide de la dévisager ainsi après ces échanges savoureux. Je fais un tour sur moi-même puis me rends jusqu'à la cuisine en quelques pas, retirant ma veste.

« Fais comme chez toi ! Tu veux boire un truc ? »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mer 09 Aoû 2017, 23:59

Je sens mon cœur battre à tout rompre, je me demande depuis combien de temps je n’ai pas ressenti ça mais je bloque mon esprit, je veux pas faire les comptes du passé, je veux vivre au présent. Arev est mon présent. C’est de plus en plus difficile de mettre un terme à chaque baiser. C’est comme si depuis Paris, j’étais restée sur ma faim et qu’il me fallait toujours plus maintenant, pour rattraper tous les baisers qui auraient pu exister entre Paris et ici. Réchauffée, plus assurée, je l’avais provoqué et j’avais souris en l’écoutant se vanter. Dans une dernière provocation je murmurais. « Prouve-le »

Je reste accrochée à lui, ne supportant pas l’idée de m’éloigner alors qu’il déverrouille la porte d’une main de maître. J’esquisse un air impressionné par tant d’habileté, lui qui a manqué de briser un verre lors de notre rencontre. Je ne consens à quitter ses bras qu’une fois au milieu du salon. Je sens le tapis moelleux et doux sous mes pieds nus, ça change du bitume et ça donne l’impression d’être à la maison, dans un cocon. Je laisse tomber mes escarpins un peu plus loin et tourne sur moi pour observer le loft. « C’est magnifique… » C’est chaleureux et sobre, un peu comme Arev. Ça lui correspond bien.

Comme si la lumière retrouvée avait forcé nos élans passionnés à se calmer, il avait filé à la cuisine, loin de moi, presque trop. Accro', dites-vous ? Peut-être... Je pouvais encore sentir ses mains sur moi, ses lèvres contre les miennes et j’en avais presque manqué de l’écouter. « De ? Euh… Ce que tu as… La même chose que toi… » Je me rapproche de la baie vitrée, observe la vue sur une partie de New York illuminée avant de revenir vers lui. « J’ai même pas remarqué les CDs en désordre… »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Jeu 10 Aoû 2017, 14:59

Je relève le visage lorsqu'elle commente le loft et esquisse un sourire entendu. C'est sympa oui, j'aime cet endroit et j'espère pouvoir le garder. Maintenant que je suis divorcé, rien ne me rattache vraiment en France si ce n'est la nostalgie - et la bonne bouffe. Je réalise qu'en fait j'ai choisi depuis longtemps que j'allais vivre ici. M'installer réellement et pas seulement attendre que les évènements me poussent.
Je sors deux grands verres et verse un fond de sirop de fruits avant de les remplir d'une eau fraiche - mais pas trop.
A l'évocation des CDs, je souris, haussant les épaules :

« Normal, ils sont en haut ! »

Plus ou moins sur mon lit, certains étalés sur la table qui me sert de bureau. Elle verra bien. Enfin j'veux dire, si je lui fais visiter le reste et si éventuellement elle veut monter et ;

« Tiens. »

Dis-je en lui tendant son verre, précipitant le mien jusqu'à mes lèvres. Voilà. Un peu de sucre - comme si on n'en avait pas consommé assez - et de la fraicheur. Après deux gorgées, je suis bien obligé de poser le récipient sur la table. Je désigne alors le canapé.

« Tu, installe toi, mets-toi à l'aise. »

J'attends qu'elle bouge, finalement j'hésite, fait un pas de côté faisant celui qui a un truc à faire. En fait non, je lui reviens. Ma main dans le bas de son dos, je l'attire à moi et reprends ses lèvres avec gourmandise. Là. Ça va mieux.
Le baiser est plus doux, plus sage aussi que ceux échangés dans les escaliers. Mon sourire s'étire et je me laisse tomber sur le canapé en l'entraînant avec moi. Contre moi. Quasiment sur moi même ;

« ...ça va ? »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Jeu 10 Aoû 2017, 19:46

J’avais souris amusé, lançant un regard vers la mezzanine où se cachait le vrai désordre d’après l’arménien. J’attrapais mon verre en le remerciant et avalait une gorgée sans le lâcher des yeux. Je le sentais un peu mal à l’aise et ça me faisait sourire. Autant dire qu’on n’était pas plus doué l’un que l’autre. Il m’invitait à m’installer, j’avalais une nouvelle gorgée de mon sirop et déposais le verre dans le but d’aller rejoindre le canapé, mais j’avais à peine esquissé un pas qu’il m’attirait à nouveau contre lui. Je prolongeais ce nouveau baiser, agréablement surprise pour la seconde fois.

Je m’étais laissée entraînée, basculant avec lui pour me retrouver allongée sur lui dans le canapé. Je plongeais dans son regard et à sa question j’esquissais un petit sourire. « Très bien… » Je lui volais un baiser avant de lui retourner la question. « Et toi ? » Je me surprenais à être si à l’aise mais ça semblait simple et clair à présent. Plus simple que ce que j’avais imaginé et je voulais juste en profiter.

J’avais retrouvé ses lèvres, d’abord avec douceur mais petit à petit, la passion était revenue. Entre deux baisers, je m’accrochais à ses prunelles alors que mes doigts tentaient de s’attaquer à sa cravate que j’avais du mal à défaire. « Je crois que j’ai envie de voir ta collection de CD. » avais-je avoué tout bas comme si quelqu’un risquait de nous entendre et de comprendre ce que j’osais sous-entendre. La respiration un peu plus forte, le cœur tambourinant, je retrouvais ses lèvres, que je lâchais pour ajouter précipitamment « Sauf si tu ne veux pas… »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Ven 11 Aoû 2017, 12:43

Nos lèvres finissent par se connaître et c'est désormais au petit jeu de taquinerie que se jouent les surprises. Je fais glisser mes mains dans son dos en voyant ses doigts s'en prendre à ma cravate avec difficulté. Il faut dire que je me suis battu pour faire un nœud correct : bon courage pour le défaire ! Je ne la dissuade pas au contraire, continuant de caresser sa silhouette ;
Neela prétend aller "très bien" ce qui est une réponse tout à fait convenable d'autant plus que ses gestes confirme son état d'esprit. Elle me renvoie la question et j'acquiesce dans un large sourire.

« Très, très bien. »

Je ne vais pas mentir, eh. J'adore cette fille, son caractère, ses yeux, sa beauté en général. J'aime notre relation, aussi maladroite soit-elle. Ses sourires, sa façon de réagir à mes bêtises, cette colère tout à l'heure et la complicité à présent. J'aime tout ça. L'envie de la dévorer est presque insoutenable quand elle exprime une crainte : que je n'aie pas envie de voir mes CDs. Enfin de passer à la suite !

« ...Oh mais il faut que tu la voies, cette collection. »

Dis-je avant de rire, incapable de rester sérieux.
Je reviens à ses lèvres, passe une main sous sa robe, sur la cuisse à laquelle je m'accroche. Finalement je me détache - à peine - et l'aide à s'installer pour que je puisse la soulever. Ses jambes autour de moi comme dans les escaliers, je rejoins la mezzanine en la bouffant des yeux - sans manquer une marche tout de même ;

Un bureau effectivement peu rangé et un synthétiseur contre la barrière donnent sur le salon en bas, de l'autre côté est installé le lit et une petite voute invite à la salle de bain. Je pose ma princesse sur les coussins et ne lui laisse pas un instant pour me pencher au dessus d'elle. Un baiser contre sa joue, un autre dans son cou, je me penche pour l'inciter à s'allonger, la couvrant de tendres attentions.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Ven 11 Aoû 2017, 14:38

J’affichais un petit sourire satisfait en l’entendant affirmer qu’il allait très bien. J’avais oublié tout le reste, il n’y avait qu’Arev et moi dans notre bulle. Même si sa déclaration m’avait complètement déstabilisée sur le moment, à présent, elle me mettait en confiance. Je ne jouais pas avec ses sentiments, j’étais convaincue un jour de pouvoir à nouveau mettre des mots sur ce que je ressentais. A défaut, je pouvais le lui montrer et je n’aurais certainement pas agis de cette façon avec qui que ce soit d’autre. C’était Arev. Arev et personne d’autre.

Je l’avais accompagné dans son rire quand les CDs étaient devenus un code pour autre chose. Et puis ses lèvres avaient retrouvé les miennes et en sentant sa main sur ma peau, sous le tissu aérien de ma robe j’avais eu encore plus chaud. Je me redressais pour l’aider à nous relever et comme dans les escaliers, je le laissais me porter. J’en profitais pour tenter une nouvelle attaque sur sa cravate non sans faire de pauses pour l’embrasser dans le cou, inspirant par la même occasion son parfum.

Autant dire que pour le moment, je ne prêtais pas vraiment attention à la déco, au rangement ou non du bureau. Assise sur le lit je bascule, attirant Arev plus près avec cette cravate qui finalement avait une utilité. Manque de chance pour elle je parvenais à en venir à bout et bras tendu, je la laissais atterrir sur la moquette près du lit. Je fermais les yeux sous les caresses et baisers d’Arev, me cambrant dès que son corps s’éloignait trop du miens.

Mes mains s’attaquaient cette fois aux boutons de sa chemise, bataille bien plus facilement gagnée et le vêtement était parti rejoindre la cravate. La passion était revenue cette fois, peut-être un peu plus forte encore que dans les escaliers sans l’obligation d’être maîtrisée. Je retrouvais à nouveau ses lèvres, sa langue alors que mes mains se faisaient présente et curieuse. Petit à petit ma peau pouvait goûter à celle d’Arev sans la barrière des vêtements et c’était comme brûler et se sentir vivant en même temps. Cet homme me ferait perdre la tête si ce n’était pas déjà fait.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Ven 11 Aoû 2017, 19:17

Je n'oublierai pas cette soirée, bien sûr. La magie de l'instant est exquise et puis, ma déclaration était sincère. Bien reçue ou non, je l'assume encore désormais et n'ai pas de doute quand à l'honnêteté de Neela. S'il est trop tôt pour elle, je suis content qu'elle me l'ai dit. C'est à mon sens une preuve de sa bonne foi et puis, notre osmose est indéniable, je n'ai pas besoin qu'elle oublie son passé pour partager du temps avec moi. Je sais qu'elle m'apprécie ... visiblement assez pour me désirer, je ne risque pas d'y voir un problème ! Moi ? Je l'aime. Qui me reprocherait cette soirée ?...

Mes gestes sont dictés par la passion que j'éprouve pour Neela, je n'ai plus le temps pour la maladresse. Disons plutôt qu'à défaut d'être sûr de moi, je suis sûr de ce que je veux. Alors mes doigts glissent avec justesse et précision sur cette peau douce, mes lèvres et ma langue jouent avec autant de finesse contre sa bouche et nos souffles se mêlent dans le même empressement.
Quand ma chemise rejoint sur le sol ma cravate - cravate qui aura causé des difficultés, dire que je n'en porte jamais - je m'attaque à mon tour aux vêtements de la demoiselle. Mes mains au niveau de ses chevilles remontent le long de ses jambes, espiègles, curieuses, soulevant le tissu léger jusqu'à ce que je puisse la tenir par les hanches, calmant mes ardeurs.

« Tu es sublime. »

Dis-je en récupérant son regard, incapable de choisir entre ses cuisses délicieuses ou ses bras autour de moi, son visage à sa gorge que je veux découvrir, je reste un instant à chercher comment la débarrasser de sa tenue. Finalement - non sans aide - je lui retire, la laissant en sous-vêtements le temps de me coller à elle. Nos chaleurs se confondent et nos températures respectives s'accordent automatiquement. Mes sourires ne s'estompent que le temps de baisers, que je fais circuler sur chaque portion de son épiderme. En fin de compte, je déplace le dernier rempart contre son sein pour y déposer mes lèvres, moins sages.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Ven 11 Aoû 2017, 20:05

J’étais presque soulagée de sentir ses mains soulever le tissu de ma robe qui bien que magnifique commençait à prendre la forme d’une cage dont j’avais envie d’être débarrassée. Je me redressais légèrement, contre lui, plongeant dans son regard. Je me mordais la lèvre inférieur en le dévorant des yeux à son compliment et lui offrait un baiser un peu plus doux mais qui aurait pu remplacer certains mots. Une courte pause avant de l’aider à me débarrasser de ma robe qui a son tour quittait le lit.

Ma respiration se fait plus rapide, plus intense et j’ai l’impression de pouvoir entendre mon cœur cogner. J’avais l’impression de fondre sous ses baisers, mes mains se perdant sur sa peau et dans la jungle de ses cheveux. Je n’étais pas sûre de survivre à tout ce désir. Mes doigts plus joueurs et plus curieux se faufilaient jusqu’à son pantalon pour en détacher la ceinture et le déboutonner. Je nous faisais basculer pour reprendre le dessus, le temps de faire glisser le vêtement, non sans laisser mes lèvres déambuler le long de son torse, de son ventre jusqu’à faire grimper encore un peu plus la température à force de descendre.

J’étais remontée en prenant tout mon temps, m’installant à califourchon sur lui, pour l’embrasser et le caresser alors qu’une main coquine s’infiltrait sous son boxer pour décupler son désir si c’était encore possible. Je retrouvais ses lèvres, affamée, impatiente. « Tu me rends dingue. » Il n’y avait pas d’autres mots. Nos corps l’un contre l’autre me donnait l’envie irrépressible de ne faire plus qu’un mais je voulais encore résister un peu.

De mon côté je n’étais pas en reste, la maladresse d’Arev n’existait plus dans ce lit. Il se révélait être un amant exquis, en témoignaient les soupirs et les gémissements de plaisir qui se faisaient déjà entendre. Je n’en pouvais plus d’attendre. Et pendant qu’il s’affairait à attraper un préservatif, je le débarrassais de son boxer non sans continuer mes caresses et mes baisers. Je prenais un malin plaisir à découvrir son corps et à faire grimper le désir jusqu’au point de rupture où nous serions incapable de résister à l’envie de nous unir.


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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Sam 12 Aoû 2017, 16:41

Le doute n'existe plus. Il n'y a que le plaisir d'être avec Neela et la passion qui nous consume. Je sais que je suis avec la bonne personne, au bon endroit, à faire exactement ce qu'il y a de mieux. J'étais déjà persuadé de mes sentiments, tellement que je les ai exprimé. Maintenant que nos corps s'expriment à leur tour, la vérité est limpide. Je l'aime tant.

La demoiselle parvient à prendre le dessus et je me laisse faire avec la cuisante envie d'en avoir plus malgré la frustration grandissante. Habile et coquine, elle fait grimper de plusieurs niveaux d'un coup mon appétit. Mes mains découvrent chaque courbe au plus près, je viens caresser ses hanches, son ventre, ses seins, ses fesses avec autant de tendresse que de sensualité. Je ne calcule même plus ce que je souhaite, mes neurones sont incapables de s'ordonner : je veux son plaisir, le mien, et l'éternité pour la prendre dans mes bras.
Mes vêtements sont vite retirés, je me hâte de la mettre à nue, échange un sourire complice avec elle et lorsque nous sommes prêts, je l'enlace amoureusement. Sa poitrine contre mon torse, nos intimités au supplice de la patience, je murmure à son oreille pour lui répondre :

« Alors nous sommes deux. »

Mes paumes contre ses hanches pour la tenir avec précaution, comme si elle était fragile, mes lèvres dans son cou, je résiste à l'appel charnel autant que ma volonté le permet, la bouffant des yeux quand je ne l'embrasse pas ;
Puis je reprends place au-dessus d'elle. Impossible de faire marche arrière, je brûle, avide et essoufflé, à peine capable d'interroger son regard, presque tremblant. Elle est magnifique.

Les limites de nos patience respectives semblent atteintes, alors, sur une invitation de son corps, j'entre en elle. Ivresse déchirante, parfaite alliance, je soupire et me resserre contre Neela, alignant mes mouvements au rythme de ses réactions pour lui offrir le meilleur contentement, et plus encore.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Sam 12 Aoû 2017, 20:19

L’alchimie était belle et bien présente. Je ne comptais plus les frissons qui parcouraient mon corps, ni les battements de cœurs devenus trop forts et trop rapides de minutes en minutes. Mon corps se serrait contre le sien sous ses caresses comme pour chercher encore et encore un peu plus de sa chaleur. Les regards ne mentaient pas, les sourires non plus. Il n’y avait plus aucune crainte dans mon cœur, ni dans ma tête, juste une évidence. Simple, passionnée et magnifique évidence. Nos respirations témoignaient du désir brûlant qui nous consumait et je peinais à retrouver mon souffle, mais le voulais-je vraiment.

Je fermais les yeux, savourant chacune de ses caresses et chacun de ses baisers. Mon dos avait retrouvé la douceur des draps alors que mon regard se perdait dans le sien, autre façon de lui dire ce qu’il ne voulait pas encore s’exprimer avec des mots. Pendant quelques secondes, mes mains de chaque côté de son visage, j’avais cherché à mémoriser l’instant. Ses prunelles noires dans lesquelles j’aimais me perdre, ses lèvres auxquelles j’aimais goûter encore et encore, cette lueur dans son regard qui me donnait l’impression de compter vraiment et j’espérais qu’il puisse lire la même chose dans le mien.

Je me mordais la lèvre inférieure, étouffant un soupir en le sentant en moi. Dans un corps à corps intense, nos mouvements s’accordaient pour atteindre les sommets du plaisir. A chaque vague de plaisir je serrais les draps entre mes draps, ne contrôlant plus rien. Les soupirs de plaisir devenaient gémissements librement exprimés. Mais tout comme nous avions pris le temps de nous découvrir, nous avions pris le temps de vivre cette osmose. Mes lèvres retrouvaient sa peau, ses lèvres tandis que mes mains glissaient le long de son dos, effleurant parfois sa peau du bout des ongles quand le plaisir devenait incontrôlable.

Il n’y avait plus que nous, perdu dans une bulle et le reste n’avait plus aucune importante. New York si vivante même la nuit s’était faite oubliée. Dans la bataille, j’avais repris le dessus, aspirant à lui rendre au moins autant du plaisir qu’il m’offrait et ce n’est qu’un long moment plus tard, incapable d’en définir la durée que le calme était revenu. De la tempête de plaisir ne restait que nos souffles rapides. Il était hors de question pour autant de m’éloigner d’Arev et j’avais trouvé ma place dans ses bras, comme si elle avait été faite pour moi.

Un sourire heureux sur le visage, je déposais des petits baisers tendres dans son cou où j’avais enfouis mon visage et le long de sa mâchoire alors que je commençais seulement à reprendre mon souffle. Ma main avait attrapé la sienne, jouant avec ses doigts avant de déposer un baiser dessus. Après la passion, j’avais envie de couvrir Arev de tendresse. Je me sentais si bien, comme sur un petit nuage que j’espérais pouvoir rester là au moins une éternité. « Promets-moi qu’on ne sera plus jamais séparés… » Ni par les hommes qui lui en voulaient, ni par la vie qui nous avait un peu chahuté jusqu’à ce soir.

Je me redressais un peu, remontant les draps sur nous, le froid se faisant un peu ressentir après une telle chaleur. Je le dévorais des yeux, allongée face à lui et tout contre lui. Je mémorisais chaque trait de son visage, les suivants du bout des doigts. Je souriais à nouveau avant de lui voler un tendre baiser. « Je resterai là encore au moins… Euhm » Je faisais mine de réfléchir. « Disons... Une éternité. » Je souriais amusée et me mordait la lèvre inférieure avec un air malicieux. « J’ai adoré ta collection de CDs. » J’avais étouffé un rire avant de me cacher dans ses bras.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 13 Aoû 2017, 14:51

Emporté dans un tourbillon de bonheur qui porte son nom, son parfum, son goût et sa vision du sensuel, je me laisse entraîné par nos corps en osmose, sans jamais me lasser de son corps, de ses soupirs et ses attentions. Le plaisir qu'elle me procure prend des formes variées et toujours surprenantes, me poussant à l'aimer avec tout autant d'imagination et de passion.
A bout de souffle, la sueur perlant sur mon front et dans mon dos, je finis par m'écrouler sur le matelas, un sourire béat de satisfaction totale pendu aux lèvres.

Alors que je fixe le plafond en reprenant mon souffle comme après un marathon - dont je serai sorti vainqueur a égalité avec une certaine demoiselle - Neela me couvre de baisers et je savoure cette façon parfaite qu'elle a de me faire redescendre sur terre en douceur. Ça y est, je suis dépendant de ses lèvres, de ses mains. Je voudrai qu'elle ne s'arrête jamais de me bercer de ses caresses ;

« Promets-moi qu’on ne sera plus jamais séparés… »

Si cela ne dépendait que de moi j'aurai fait la promesse avec tant d'assurance et de liberté. Persuadé que j'en suis capable car c'est pire que ça : je le veux. Ne jamais être séparé d'elle. Aucun obstacle ne saura nous distancer désormais, nous saurons faire face à tout.
A tout ce qu'il est possible d'affronter. Mes démons reviennent à mes esprits et un nuage sombre passe dans mon regard. Je le chasse néanmoins, serrant Neela dans mes bras.

« Plus jamais. »

Est-ce une promesse ? Bien sûr. Si je ne peux pas la tenir, je sais au moins que mes sentiments resterons cadenassés à elle. D'une certaine façon donc, nous serons liés pour toujours.
A ses mots plus légers je souris, jette un œil à mon bazar sur le bureau et l'aide à nous couvrir en l'enfermant dans mes bras.

« Haha si ma collection de CDs te plait alors ... je n'ai plus peur de rien. »

Dis-je avec une étrange modestie. N'étais-je pas sûr de lui plaire ? D'être un amant à la hauteur ? Bah, qui peut être totalement sûr de ses performances ? J'ai moins d'appréhension, d'habitude. Avec d'autres, j'entends. Mais Neela est si précieuse à mes yeux - je le réalise à chaque instant - je craignais de ne pas assurer. Hm ; tout s'est bien passé et mieux encore.

« Dis, tu veux rester dormir ici ? Tu ne vas pas ressortir maintenant, il est tard et ; »

Je l'enlace plus fermement, enfouissant mon visage dans son cou que je dévore.

« Je ne te laisse pas partir de toute façon ! »

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Dim 13 Aoû 2017, 20:27

Je m’accrochais à ce « plus jamais. » J’avais perdu trop de gens, trop de fois. J’en avais eu le cœur brisé, me demandant parfois si je serai capable de surmonter tout ça. J’avais réussi mais non sans garder certaines fragilités. Alors ce « plus jamais » c’était un espoir auquel je voulais m’accrocher. Mais loin de vouloir tomber dans le dramatique et dans le sentimentalisme, j’avais préféré plaisanter en parlant de sa collection de CDs.

« Elle me plait beaucoup. » avais-je confirmé avec un sourire amusé. Mon regard balayait rapidement la chambre, je n’avais pas vraiment eu la tête à la décoration quand Arev nous avait fait monté jusqu’ici. Je reposais mon regard sur lui quand il me parlait de dormir ici et laissais échapper un rire en sentant son visage dans mon coup. Mes doigts se perdaient dans ses cheveux et je déposais un baiser sur son épaule. « Je n’avais pas envie de partir de toute façon. » j’attendais seulement de savoir s’il voulait bien que je reste ou non.

J’avais continué de le câliner avant de me lover dans ses bras. Je me sentais parfaitement détendue et apaisée, j’en étais même surprise d’autant de sérénité. Et petit à petit, épuisée par autant d’émotions et de sensations fortes, je m’étais endormie auprès d’Arev pour profiter des dernières heures de la nuit.

En ouvrant les yeux vers 9h du matin, j’avais mis une ou deux secondes à me rappeler où j’étais. En tournant la tête, mon regard tombait sur Arev endormi et j’avais souris. J’espérais ne jamais le blesser avec mes réactions extrême, mon attachement était réel pour lui et j’étais prête à tout pour pouvoir passer d’autres soirées et d’autre nuit comme celle que l’on venait de partager. Je le laissais dormir et me glissait hors des draps, attrapant sa chemise pour m’en couvrir. Je jetais un coup d’œil à la chambre, à la vraie collection de CD éparpillée un peu partout et au synthé sur lequel il devait composer. Je me retournais pour vérifier s’il dormait toujours et filais à la salle de bain, prenant soin de fermer derrière moi pour ne pas le réveiller avec le bruit de la douche que je filais prendre tout en réfléchissant au petit déjeuner que je pourrais lui préparer.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Lun 14 Aoû 2017, 16:36

Ça me paraissait logique qu'elle veuille rester, mais puisqu'il est impossible de déchiffrer les femmes et leurs préférences, j'ai choisi de faire ça dans les formes, à savoir, l'inviter. Ravi qu'elle accepte, je continue de la bercer au chaud dans mes bras, la couvrir de baisers, sourires à ses remarques avant que le sommeil ne nous emporte tous les deux.
Pas de cauchemars, pas même de rêves on dirait. J'ai dormi comme un bébé et ces heures de repos furent bénéfiques. En ouvrant un oeil, je suis surpris de ne rien sentir. Pas de douleur dans les épaules ni la nuque, aucune migraine en vue, même mon vieux genou se tient tranquille ! Décidément, cette soirée m'aura tout fait gagner ;

Je souris bêtement à cette pensée, avant de réaliser que je suis seul dans le lit. Je finis par m'assoir, contemplant la chambre vide - et les CDs toujours pas rangés. Un léger raclement de gorge pour appeler Neela mais le son que j'arrive à articuler est inaudible.
Finalement je me lève et la panique naissance est rapidement avortée quand j'entends du bruit dans la cuisine. Le sourire niais reprend sa place sur mes lèvres et moi, je prends la direction de la salle de bain. Merde alors, Neela a eu le temps de prendre une douche ça ne m'a même pas réveillé !

Quand je descends, propre comme un sous neuf, je me frotte la nuque et me précipite à ses lèvres.

« Excuse moi, je ne t'ai pas du tout entendue... Ça va ? Tu as bien dormi ?! »

Je vois qu'elle commençait à organiser un petit déjeuner. Parfait. En plus, elle est gourmande ! Non mais figurez-vous que certaines personnes ne mangent rien en se réveillant ... Je jette quand même un œil à l'horloge : nous pouvons nous permettre de savourer ce premier repas, il est assez tôt pour ça.

« Qu'est ce que tu manges le matin ? J'ai, boh j'ai un peu de tout. Là de la brioche, il doit y avoir des gâteaux par ici ... Tu veux du café ? »

Ce pourrait être un peu stressant, du moins maladroit puisque c'est la première fois que l'on se lève ensemble ... Mais non. Tout est normal. Naturel. Agréable. Je reviens vite près d'elle, abandonnant le café pour lui voler un baiser amoureux.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Lun 14 Aoû 2017, 21:50

N’ayant que ma robe de soirée sous la main, j’avais décidé de rester avec la chemise d’Arev en attendant. Après avoir pris une bonne douche, je m’étais faufilée à pas de loup jusque dans la cuisine et tentait de faire le moins de bruit possible puisque la chambre donnait directement sur le grand espace cuisine salon. J’avais observé la cafetière avant de me dépatouiller pour lancer le programme. J’avais joué les détectives (yo dédidace à Chlo’ Razz) pour trouver où il rangeait chaque chose dans ses placards. J’avais trouvé de quoi faire des pancakes et affichait un air satisfait devant le saladier et les ingrédients alignés sur le plan de travail. Il n’y avait plus qu’à ! Surtout que j’avais entendu le bruit de la douche à l’étage

La pâte reposait un peu au moment où mon bel arménien descendait me rejoindre. Je lui rendais son baiser en passant les bras autour de sa taille. « Pas de souci… » Je souriais doucement. « Bien dormir merci… Et toi ? » Il avait l’air de tellement bien dormir que j’avais pas eu le cœur de le réveiller. Il proposait des gâteaux et de la brioche et je me décalais pour laisser apparaître le saladier. « Pancakes à la place, ça te dit ? J’aurais peut-être dû attendre avant d’en préparer… » Je réalisais que j’avais surement pris un peu trop mes aises. « Mais je veux bien du café, il vient de finir de couler… » J’espérais juste l’avoir bien dosé et ne pas avoir préparé du jus de chaussette.

J’avais le droit à un nouveau baiser au lieu d’une tasse de café mais je repassais mes bras autour de lui pour un câlin tout mignon. J’aurais pu rester là un moment, juste à profiter de la douceur de l’étreinte. « Je vais avoir du mal à m’en aller, si tu continues… » mais il faudrait tout de même que je rentre chez moi à un moment donné.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mar 15 Aoû 2017, 14:37

Non seulement elle a du se lever seule, elle a eu le temps de prendre sa douche, et en plus elle a préparé une pâte à pancakes ! Je reste bête un moment en contemplant le saladier qu'elle me présente et, après l'effet de surprise, je referme le placard que je venais d'ouvrir pour en sortir de quoi manger. Les pancakes feront parfaitement l'affaire. N'oubliez pas que je suis gourmand.

« Pancakes à la place, ça te dit ? J’aurais peut-être dû attendre avant d’en préparer… »

« Non c'est parfait ! Excuse-moi encore une fois, tu as du faire seule. Remarque, je ne sais pas faire des pancakes. Je ne suis pas américain moi. »

Dis-je avec un faux air critique à son égard. Je finis par vite la récupérer dans mes bras, visiblement déjà en manque de son contact. Lorsque Neela me demande un peu de café je réalise qu'effectivement, je suis un peu collant.
Je récupère deux mugs dans un des rangements et nous sers le café tandis qu'elle termine sa gourmande préparation.

« Je vais avoir du mal à m’en aller, si tu continues… »

Soudain, je suis frappé par la réalité. Ah oui, Neela ne vit pas ici ...
Je fais mine de continuer à préparer la table, l'aidant si besoin, plutôt assistant qu'autre chose. Finalement, portant une première fois le café à mes lèvres, je souffle pour le faire refroidir et hausse les épaules. Je tente une remarque innocente, mais elle est plus qu'intéressée ;

« On...on se voit ce soir. Non ? »

Voit-elle l'oréole qui se forme au dessus de ma tête ? Non, sérieusement, si on ne prévoit rien d'ici quelques jours, je tâcherai de faire avec. Je ne vais pas m'ennuyer, je n'ai jamais su faire ça. Donc, le seul problème sera l'indéniable manque d'elle.
Il va falloir que je m'y fasse non ? Que sommes-nous en fin de compte ? Amis ? Amants ? Plus ? Je me passe une main dans les cheveux : pas de pression. Tout va bien.

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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Mar 15 Aoû 2017, 15:08

J’avais fais un peu comme chez moi mais à ma décharge, je me sentais comme chez moi ici parce que je me sentais à l’aise avec Arev. Ça ne voulait pas dire qu’en sortant d’ici, je ne prendrais pas peur en réalisant ce qui s’était passé, même après avoir vécu une courte histoire avec Fred, c’était des émotions que je devais encore apprendre à gérer, vis à vis de mon passé, vis à vis de ce nouveau futur que j’avais eu longtemps du mal à investir. Mais mon attachement pour Arev était bel et bien là et totalement sincère alors s’il savait comprendre les moments d’angoisse qui pourraient surgir, on devrait s’en sortir.

Il s’excusait et je balayais tout ça d’un signe de tête. « ça me fait plaisir, j’avais envie de préparer un petit quelque chose… » Je haussais les épaules avant de plisser les yeux d’un air faussement menaçant. « franco-américaine et fière de l’être monsieur. » Et j’affichais un grand sourire avant de le laisser nous servir du café. Je m’attaquais à la cuisson des pancakes et retournait les petites crêpes avant de les débarrasser sur une petite assiette que je poussais vers Arev. « Mange pendant que c’est chaud, c’est meilleur ! »

Je reprenais la série de pancakes et à sa question, je me retournais vers lui, embêtée. « En fait, je travaille ce soir… Au King’s… Alors je pense pas… » La réalité nous avait rattrapé, on ne pouvait pas rester cachés ici éternellement. Je me mordais la lèvre inférieure, observait les pancakes que je venais de retourner et les débarrassais à nouveau avant de couper le feu sans avoir bien évidemment fini de tout cuire. Je me retournais et me rapprochais pour m’asseoir à côté de lui, je voulais pas qu'il croit que je voulais me défiler en utilisant mon boulot. « Tout ça, ça compte pour moi… » C’était pas juste un coup d’un soir à mes yeux. « Je veux dire… T’es plus juste un ami… T’es plus que ça… » Je passais la main dans mes cheveux, cherchant désespérément mes mots. « Enfin si on me demande, je suis avec toi quoi… » Oh punaise ce que j’étais plus douée pour écrire des chansons d’amour que pour exprimer mes sentiments, c’était affligeant. « Mais je comprendrais tu sais… parce que tu as prononcé certains mots et moi non… Alors je comprendrais que tu ne veuilles pas forcément que toi et moi… » Je le regardais désespérée et soupirais. « Je suis vraiment nulle pour ce genre de choses… » Pourquoi je pouvais pas juste lui dire que j’avais envie qu’on soit un couple sauf si c’était trop difficile pour lui de devoir attendre que je puisse lui déclarer mes sentiments avec des mots. Pourquoi, ça, ça ne sortait pas comme ça ?

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On est des enfants de la nuit de la mélancolie. Le crayon s’en est aguerri on est introverti. Sans un bruit attendre l’embellie abrité de la pluie. Comme nés de l’ombre et du soupir on est introverti. Mais sous le manteau de l’hiver, La nature entaille la chair. J’ai dans mon chagrin des cimetières, Le cœur trop pur pour vraiment m’y plaire.
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MessageSujet: Re: T'en vas pas maintenant   Jeu 17 Aoû 2017, 17:36

Je me régale du petit-déjeuner servi par la franco-américaine, je n'ai plus intérêt à faire l'erreur, et ne me fais pas prier pour me remplir l'estomac. Nous parsemons ces gourmandises de tout ce dont je dispose dans la cuisine accompagnés d'un café chaud : les pancakes sont excellents ! Je pouvais difficilement rêver d'un meilleur réveil ;
La réalité nous rattrape, et, en un sens, c'est sûrement le mieux. Je veux vivre mon bonheur avec Neela et savourer chaque instant. Il faut pour cela accepter les contraintes liées à une vie "normale". Lorsqu'elle m'apprend qu'elle travaille ce soir, j'acquiesce lentement, un peu paumé. C'est vrai, on ne vit pas sur un nuage, encore moins au paradis même si nous y étions hier soir ;

« En fait, je travaille ce soir… Au King’s… Alors je pense pas… »

« Eh oui, excuse-moi je plane. »

Dis-je en souriant pour lui montrer que ce n'est pas grave. Bien sûr j'aimerai que l'on soit toujours ensemble, mais on ne va pas faire de son travail un problème au contraire. Je l'ai vue à l’œuvre, Neela aime ce qu'elle fait et puis de toute façon il faut gagner son pain comme on dit !

Je la regarde se rapprocher et l'embarras se lit sur son visage. Je repose ma tasse et l'observe, attentif à ses émotions. L'explication peine un peu à être claire, mais je crois que je saisi l'idée. Elle se considère...avec moi. Elle estime que nous sommes un couple ? C'est ce qu'elle a dit n'est ce pas ? Si on lui pose la question, Neela s'estime "avec" moi.
Je souris, rêveur, et lui prends la main doucement.

« Je suis vraiment nulle pour ce genre de choses… »

« Mais je crois que je t'ai comprise. »

Ce n'est pas parce que certains mots n'ont pas été prononcés, ce n'est parce que j'ai dit "je t'aime" et qu'elle ne sait pas encore quoi faire de cette expression que notre relation n'a pas d'importance. Pas pour elle visiblement, pour moi non plus c'est une certitude.
Ce que nous partageons depuis hier ça vaut toutes les déclarations du monde. Je n'ai pas besoin que Neela ressente des choses conventionnelles. Je veux juste qu'elle soit heureuse. Si elle fait tout ça, si nous nous sommes aimés si fort hier et qu'elle veut me voir encore, je crois, dans un sens, qu'elle m'aime. Non ?
L'amour prend des tas de formes, je ne suis pas attaché à une formule en particulier.

« ...ne te mets aucune pression, il suffit qu'on soit honnête l'un envers l'autre et avec nous-même. Si on me demande, comme tu dis, je suis avec toi. C'est sûr. Nous verrons si cela nous convient mais, »

Je manque de répéter je t'aime.
Je pose finalement un baiser sur sa joue, sers sa main plus fort, et hausse les épaules.

« Si tu m'autorises à passer ce soir, je peux venir au King's mais sinon on se verra demain ! »

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