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  " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]

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MessageSujet: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 0:25

Métro boulot dodo...Et alcoolo. Je me levais sans autre raison que de vouloir oublier mes ennuis. Dès que mes yeux étaient ouverts le matin, je m'activais pour ne pas penser. Je passais la plupart du temps dans mon bureau, mon appartement étant vide et désagréable je préférais la compagnie de ma secrétaire. Elle avait tenté de me faire parler, sourire, mais après s'être fait rejetée plusieurs fois elle comprenait qu'il fallait rester professionnel et s'en tenir là.
Pourtant j'essayais de rester poli et j'étais reconnaissant qu'elle ne se montre pas froide ou mauvaise. Elle acceptait mon comportement on ne peut plus dépressif même si je la soupçonnais de tourner dans mon bureau en mon absence. Ce n'était pas grave je n'avais rien à cacher, rien d'autre qu'une bouteille de whisky.

Je passais au bureau de Ella comme d'habitude. Comme avant notre histoire pendant la période ou on se "mordait", puis la période ou nous étions tendus par rapport à nos sentiments, et enfin la période ou l'on s'aimait ouvertement. Désormais c'était l'après rupture, mais elle comme moi restions professionnel au possible.
Peut être de moins en moins froids l'un envers l'autre, mais ça restait étrange et à chaque fois que j'étais près d'elle j'avais envie de partir en courant pour arrêter de la contempler. Enfin, mes journées se terminaient dans un bain d'alcool, de fièvre, d'angoisse. Pourtant je me sentais bien une fois enivré et je perdais totalement notion des choses. Du temps, des responsabilités, de la famille, de mon travail, de ce que je ressentais pour qui...

Ce soir là en revanche, je n'avais même pas envie de courir retrouver mes bouteilles et mon fauteuil imbibé de l'odeur de vodka. Je prenais la voiture aux alentours de 23h et ma secrétaire me demandait de la ramener. J'avais complétement oublié sa panne de voiture et je m'étais permis de rester tard au bureau. La pauvre n'avait pas osé me rappeler que je m'étais proposé de la conduire chez elle vers 20h...
Je m'empressais donc de la ramener et m'excusait mille fois.
Une fois seul en voiture, je repensais à Ella, Tom, Alex et Quinn, Lisa. Elle n'avait pas cessé de me téléphoner pour qu'on se voit mais j'avais jusque là réussi à lui échapper, pour mon frère et sa chérie, je les avais vu 2 fois lors de repas auxquels ils m'avaient invité. Sans doute pour éviter que je me soule mais je partais vite pour ça. 11 jours que Ella était sortit de l'hôpital. Je tentais de prendre des nouvelles à chaque visite professionnelle mais ça restait flou.

Et enfin. Tom. Tom qui ne voulait plus que je le porte, qui se cachait son ses draps d'hôpital quand j'entrais dans sa chambre. Tom qui pleurait quand je m'approchais et qui mettait une heure avant de me faire un sourire, jusqu'à hier ou il avait pleuré durant toute ma visite : 20 minutes.
Il subissait un traitement pas trop lourd mais les médecins tentaient de me dire que c'était du à ça. Je buvais toujours mais je ne sentais plus l'alcool constamment. Je buvais le soir essentiellement, mais Tom le sentait, le voyait. J'étais brisé de voir que Ella comme Tom me fuient sans savoir ou placer leur amour pour l'homme que j'étais en train de devenir.

J'entrais dans cette boite de jazz qu'on avait l'habitude de fréquenter avant. Je m'installais à une table dans un coin. Rhum, whisky, cocktail, bière, vodka, pastis, j'ingurgitais tout en glissant deux billets à un serveur récemment engagé qui tentait de me convaincre de me calmer.
Je savais bien que le mélange des alcools, surtout une telle quantité, favorisait les coma éthylique. Mais je ne faisais pas attention, c'était peut être volontaire mais je ne crois pas. Je n'avais pas envie d'en finir et après tout, un coma ce n'est pas la mort!...J'étais de mauvaise foi et au bout du rouleau. J'attendais le verre suivant avec moins de patience et je relevais la tête pour réclamer quand un autre serveur s'approchait, sans le verre. Je le reconnaissais mais je n'arrivais pas à mettre de nom sur son visage. Peu importe.

"Mon verre."

"C'est imprudent Mr Lockhart, je refuse de vous le servir. S'il vous plait, allez faire un tour dans les toilettes ou prenez l'air, vous tremblez, vous êtes soul!"

"Mon verre! Dépêches toi j'ai pas de temps à perdre avec un morveux!"

Je tendais le bras pour le pousser vers le bar mais je perdais notion de distance et je voyais flou. Ça représentait bien ma situation en ce moment. Je tapais maladroitement dans l'autre verre vide posé sur la table qui s'éclatait sur le sol. Je regardais le jeune homme avec un air désolé, et abattu. Je tentais de faire pitié?

"S'il te plait..."

"..Bien sur...Tout de suite."

J'ignorais qu'en fait il contactait Ella, avec une voix paniqué il prenait la parole dès qu'il entendait que quelqu'un décrochait.

"B.b.bonsoir Ella je suis Kevin le, le garçon de la boite de Jazz je..oui et vous? Écoutez Thomas est ici et dans un état inquiétant je ne sais pas trop qui joindre à part vous je ne lui connais aucun proche..."

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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 1:18

Berline, boulot, dodo... et psy. C'est comme ça qu'était organisée ma vie. Je tentais de me reconstruire en me concentrant sur moi avant de penser aux autres. Je devais régler mes problèmes pour pouvoir à nouveau croire à la suite. Je devais penser mes blessures, guérir, si je voulais reconstruire quelque chose. je fuyais la solitude aussi, surtout les soirs où je ne me sentais pas très bien. En général, j'allais chez Quinn et Alex et pour les remercier d'être là, j'avais décidé de leur coudre des petites choses pour les bébés, et je proposais même à Quinn de lui faire des vêtements si elle voulait...

On parlait parfois de Thomas et je me surprenais à me confier à son sujet... J'avais des doutes sur son alcoolisme et Alex me confirmait mon impression en me faisant par de ses doutes. J'avouais l'aimer toujours, je ne le niais pas mais j'avouais aussi que j'avais du mal à me projeter avec lui tant que je n'allais pas bien. Si je voulais l'aider, il fallait surement que je me sorte de mon enfer avant. Parler avec le psy m'aidait pour ça et j'avais déjà moins de crises d'angoisses et de déprime... Je progressais rapidement d'ailleurs.

Je me jetais dans le travail et je croisais Thomas à cette occasion. J'avais besoin de ses bras mais je me l'interdisais. Je me reprochais suffisamment l'était dans lequel il était. Je tentais parfois d'aborder le sujet mais on devenait doués pour esquiver les questions de l'autre. On en restait là même si souvent après chacune de ses visites, j'avais un peu de mal à me remettre au travail. Il était ma blessure autant que ma force.

Ce soir, j'étais dans mon salon en train de dessiner. J'essayais de dessiner mais ça n'avançait pas vraiment. Je me retrouvais même à dessiner le visage de Thomas. Le pire c'est que je regardais la télé en même temps et que je ne me rendais vraiment compte de mon portrait qu'en coupant le son de la télé quand on m'appelait. Je décrochais et c'était la voix d'un jeune homme sur un fond de musique.

- Oh Kévin... Vous allez bien?

je me demandais ce qui lui prenait de m'appeler. Ils étaient pressés que je paye ma note? Je fronçais les sourcils quand il parlait de Thomas et je passais ma main sur mon visage. Je réfléchissais à ce que je pouvais faire et je rassurais le serveur qui n'avait pas l'air tranquille.

- Vous avez bien fait... J'arrive tout de suite... Essayez de le garder dans la boîte, je fais au plus vite.

Je raccrochais, courrais troquer ma tenue de pyjama (short et débardeur) pour un jean et un t-shirt. J'enfilais ma veste et je prenais ma voiture en direction de la boîte de jazz. Je m'étonnais à ne plus penser à moi mais qu'à lui et c'était finalement libérateur de penser un peu à autre chose qu'à ses propres problèmes, même si la santé mentale et physique de Thomas m'avait toujours inquiété.
Je n'avais pas vraiment respecté les limite de vitesse mais tant pis. Je ne voulais pas arriver et qu'on me dise qu'il était déjà parti dans sa voiture. Quoique aux dire du serveur, je doutais qu'il arrive à sa voiture ou même qu'il la retrouve. Je me garais pas trop loin et j'entrais dans la boîte. Je me faufilais entre la foule, demandais au serveur qui me montrait la table de Thomas. Je me rapprochais et j'avais mal au coeur de le voir comme ça. Il était à moitié affalé sur la table, complètement ivre.

- Bonsoir Thomas...

Je me penchais vers lui en serrant les dents, souffrant de le voir souffrir, par ma faute en plus.

- T'as assez bu hein... on va rentrer?

J'essayais d'être douce, pas la peine de le brusquer. Un autre serveur posait un verre sur la table. Je le prenais en me relevant et le lui rendait aussitôt.

- Il a pas commandé d'autre verre...

- Non mais la jeune femme lui offre...

- Quelle jeune femme?


Une fille à deux table de celle de Thomas faisait un sourire en coin en levant son verre. Thomas lui souriait mais je crois qu'il était surtout content d'avoir un verre gratuit et qu'il ne captait même pas la fille. Je prenais le verre et le ramenait à la table de la fille. Je prenais appuie sur la table et je posais le verre sur le bois.

- Quoi? T'es si désespérée pour souler un type pour te le faire?

La fille semblait vexée d'un coup. Je renversais la boisson dans son verre, gâchant par la même occasion son cocktail.

- Garde le ton verre...

La fille se relevait et m'attrapais dans le dos par la veste mais je me retournais et j'hallucinais en voyant que mon poing était parti tout seul. Mais je ne regrettais pas. De toute façon, c'était parti comme un réflexe et à part être sonnée, je n'avais pas du lui casser le nez.

- ça fait du bien!

Au moins, elle s'était assise sans broncher en me traitant quand même de folle pendant que je retournais vers Thomas. Je trouvais cette fin de soirée surréaliste et Kevin me rejoignait entre deux commandes pour me filer un coup de main. Je soulevais avec son aide Thomas qui pour le coup faisait son poids.

- Allez Thomas...

On traversait la boîte difficilement mais on arrivait enfin dehors. Je nous guidais jusqu'à ma voiture et remerciait l'ouverture centralisée pour ne pas avoir à laisser le pauvre serveur porter Thomas tout seul. J'ouvrais la porte arrière tout en tenant Thomas, ce qui est un vrai exploit.

- On va l'installer... tant qu'il tient dans la voiture...

je refermais la portière et remerciait une nouvelle fois Kevin. Je m'installais au volant et jetais un coup d'oeil dans le rétroviseur pour m'assurer qu'il était toujours là, des fois que ça lui prenne de vouloir sortir à 4 pattes de la voiture. Je démarrais et me mettais en route pour chez lui.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 1:46

Cette jeune femme qui me regardait depuis tout à l'heure avait finit par me payer à boire. Ce n'était pas le 1er verre mais comme elle avait du remarquer que je buvais beaucoup, et que j'attendais impatiemment chaque verre, elle imaginait peut être qu'en m'en offrant je céderais. A quoi d'abord? Je sentais bien que j'étais incapable de marcher. J'aurai aimé que Lisa me soule à ce point l'autre jour, au moins, je n'aurai rien pu faire.
Quoique de m'imaginer à sa merci ne me rassurait pas bien. Je ne pensais pas à ça, assit contre un mur, vautré sur la table. Je pensais alcool. Alcool pour oublier.

Je lui lançais un sourire hypocrite, in-calculé, malhonnête et même profiteur. Je ne remarquais pas immédiatement Ella mais quand elle retirait des mains du serveur mon verre, je tendais le bras pour m'en emparer en vain. Je ne loupais rien de la scène quand elle remettait cette fille en place. Je prenais conscience que j'appréciais Ella, même, que je l'admirais. Mais je ne voulais pas penser, qui elle était? Pourquoi? Je m'accrochais à elle et au type de tout à l'heure en marmonnant quelque chose, mécontent qu'on me déplace.

"Arrêtez je veux, mon verre j'ai pas bu le verre de la fille et.."

Je m'étouffais presque tellement ma gorge était en feu. Je me laissais trainer jusqu'à la voiture. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait j'aurai eu peur si je n'étais pas à moitié ivre. Je regardais autour de moi, fatigué mais je ne voulais pas fermer les yeux.
Elle était jolie en plus cette fille xD.
Je fixais ses cheveux blond alors qu'elle prenait le volant. Je me sentais sourire et je passais ma main dans mes cheveux en soupirant. J'avais mal à la tête, chaud, je regardais ma main trembler un instant avant de la porter à mon col pour tirer dessus et faire sauter 3 boutons de ma chemise par la même occasion.

"Oh..ben, ça c'est cassé, t'as vu??"

Je me frappais sans faire exprès alors que j'essayais d'atteindre la poignée de la porte, derrière ma tête. J'appuyais dessus mais rien ne se passait. Je râlais et tentais de me relever. Allonger pendant que la voiture roulait j'étais mal. En m'appuyant sur la portière j'ouvrais la porte et je me sentais tomber dans le vide, mon bras et mon épaule passaient en dehors de la voiture au moment ou Ella freinait (heureusement qu'elle me surveillait) et je faisais une jolie roulade bien lancé pour finir mon numéro contre un poteau que je mangeais dans l'épaule (on évite le visage hein xD).

Légèrement impressionné je secouais la tête et restais assis le temps qu'elle vienne s'assurer que j'aille bien et me relever. Je reconnaissais enfin Ella, peut être que la chute m'avait sortit de mon "inconscience" due à l'alcool. Je me rasseyais à l'arrière en me frottant le crane. Je laissais ma tête tomber en arrière et je soupirais.
Pourquoi Ella? D'où est ce quelle venait? Ou est ce qu'on allait? Je tentais de lui poser ces questions mais rien d'autre que des gémissements de râleur ou souffrant sortaient de ma bouche.
On arrivait et je m'appuyais sur elle reconnaissant mon immeuble. J'évitais de trop me laisser porter et je m'aidais des murs. Honteux de mon état devant elle, j'essayais de masquer un peu l'importance de mon ivresse mais ce n'était ni dans mes gestes ni dans mes paroles que j'y arrivais. Je m'adossais à la porte sans sortir les clés.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 2:08

J'entendais les bouton craquer et ça me faisais sourire parce qu'on aurait dit un petit garçon qui faisait remarquer que c'était cassé... Le pathétique de la situation et la simplicité de ses réactions... C'était bizarre...

- C'est pas grave... c'est pas grave...

Je lui lançais des regards régulièrement et je le voyais se redresser du moins tenter en prenant appui sur la portière. Jusqu'à ce qu'il l'ouvre et s'écroule. J'avais eu le réflexe de freiner, personne derrière moi et Thomas du côté du trottoir. Mon dieu, je venais d'avoir la peur de ma vie et ce n'était toujours pas passé, je sortais de la voiture et en faisait le tour affolée pour m'assurer que ça allait.

- Thomas ça va???

J'avais l'impression que ça allait, à part peut être son épaule qu'il se tenait. Je l'aidais à se redresser et je le mettais dans la voiture.

- Reste tranquille s'il te plait...

J'étais quand même soulagée. Je nous enfermais dans la voiture avant de redémarrer. J'arrivais enfin chez lui et je trouvais une place. Je retrouvais les boutons sur le sol de la voiture au moment où je le sortais de là. Je glissais les boutons dans la poche de mon jean et je tentais de soutenir Thomas. J'avais peur de mettre du temps à réussir à le transporter jusque chez lui, j'étais toute seule pour le soutenir cette fois et vous avez vu mon gabarit?

On entrait dans l'immeuble et il essayait de m'aider mais je doutais que ça m'aide beaucoup. Je le faisais entrer dans l'ascenseur, montait au bon étage et le trainait jusqu'à son appartement tout en lui parlant doucement, comme si je l'encourageais à bien vouloir rester sur ses jambes jusqu'à ce qu'on arrive. Je récupérais les clés des mains et j'ouvrais la porte. Son appartement était un vrai chantier. Je le faisais entrer et il y avait des bouteilles un peu partout et quand ce n'était pas des bouteilles c'était des verres dont on devinait au fond qui restait que ce n'était pas de l'eau.

- Oh Thomas...


C'était clairement de la déception. Je me rendais compte de son quotidien en regardant son lieux de vie. C'était brouillon bordélique et alcoolisé. Je le trainais jusqu'à sa salle de bain et je le faisais s'assoir dans sa douche et j'allumais le jet d'eau froide.

- Je suis désolée Thomas, je fais ça pour toi...

Je doutais que ça lui mette les idées parfaitement au clair mais ça accélèrerait le processus. Je me trempais à moitié quand il essayait de se relever mais je faisais en sorte qu'il reste sous le jet d'eau froide.

- Reste là tu veux? Je reviens... Tu ne bouges pas ok? ça va aller...

Je pensais qu'il était trop HS pour pouvoir bouger de la salle de bain et je retournais dans le salon. Je commençais par poser ma veste trempée et je regardais autour de moi. Je prenais un grand sac poubelle et je mettais dedans les bouteilles vide que je trouvais. parfois de la simple bière, parfois plus fort. Je terminais par la cuisine, je n'avais pas mis longtemps. Je laissais le sac plein de bouteille et sortait de la cuisine...
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 2:21

Je posais mon regard sur l'appartement et j'aurai voulu lui demander de partir. Mais je n'avais pas la force, et puis sa présence me faisait du bien même si je regrettais déjà qu'elle me voit dans un tel état. L'alcool avait prit toute la place dans mon appart', dans le frigo aussi je ne mangeais pas beaucoup et mal. J'étais plein d'alcool.
Je me trainais jusqu'à la salle de bain et une fois encore je ne comprenais pas tout. Qu'est ce que je faisais assit dans la douche? Je n'étais pas censé me déshabiller? De toute façon je voulais boire, et dormir. Ou dormir et boire. Qu'importe.

Mais avant que je puisse tenter de me relever le jet d'eau froide percutait mes vêtements qui buvaient l'eau aussi rapidement que j'avalais de l'alcool en ce moment et je frissonnais en râlant.
Je plaçais mes mains devant moi comme si elles pouvaient arrêter l'eau de venir jusqu'à moi. C'était gelé et presque douloureux. Je m'accrochais à la paroi pour me relever mais Ella repartait et je me laissais retomber dans la douche, le jet toujours pointé sur moi. Je me tournais pour l'éviter, je râlais à nouveau pour qu'il me laisse tranquille. Je tirais sur le tuyau et le pommeau de douche s'écroulait alors que je prenais de l'eau plein la tête.

Je réussissais tout de même à couper l'eau et à me lever sans tomber. Ma tête me faisait souffrir et mes gestes devenaient de moins en moins contrôlés. Pourtant la douche froide m'avait quelque peu secouer et je retrouvais quelques facultés intellectuelles. Du moins, je pensais xD.
J'entrais dans le salon dégoulinant littéralement d'eau de la tête au pied et mes yeux s'étaient remplis de larmes. Je ne savais pas trop pourquoi. Il y avait bien plusieurs raisons mais laquelle? Sans doute tout d'un coup mais de voir Ella chez moi, de me savoir dans cet état, ça faisait déjà beaucoup.

"..Je, il, tu devrais partir..."

Je passais ma main sur mon visage et moi qui avait chaud dans la voiture je me sentais trembler. De froid? D'un surplus d'alcool dans le sang? Je cherchais le canapé et je me laissais tomber dedans en remarquant qu'il n'y avait plus la bouteille à moitié pleine sur la table.
Je fronçais les sourcils et trouvais la force de me relever.

"La bouteille? Là? Elle est ou?? Elle était là?? Donnes la moi s'il te plait je, j'ai froid ça me réchauffera..."
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 2:36

Je tombais nez à nez avec Thomas trempé qui mettait de l'eau partout.

- Je t'avais dit de rester sous la douche!

Je soupirais mais je ne voulais pas partir. je refusais de le laisser tout seule, dans cet état. Je ne répondais pas à sa phrase, je ne comptais pas partir. Je le voyais s'écrouler dans le canapé et j'allais chercher des serviettes. Au moment où je revenais il s'était relevé en réclamant sa bouteille. Je me rapprochais de lui et je le regardais dans les yeux...

- Je l'ai vidée dans l'évier et je l'ai jetée... T'as pas besoin de ça Thomas...

Je mettais une serviette sur ses épaules pendant qu'il râlait et je tentais de le sécher comme je pouvais mais les serviettes se gorgeait d'eau en un temps record. Je le regardais et le mieux c'était qu'il se change. je lui donnais une nouvelle serviette et lui demandait de se sécher avec. Je courrais lui chercher des vêtements secs et je les lui ramenais. Je l'entendais râler après sa pauvre bouteille mais je ne ripostais pas, il pouvait tout faire, je ne lui redonnerais plus d'alcool, c'était l'aider dans sa destruction et je ne voulais pas...

- Change toi s'il te plait... Fait ça pour moi tu veux? S'il te plait... Je te laisse, et je reviens quand tu t'es changé d'accord?? ça va te réchauffer...

Je le laissais, me glissant juste dans la cuisine pour être pas loin au cas où. J'en profitais pour fouiller, pendant qu'il ne faisait pas attention à ce que je pouvais faire, en faisant le moins de bruit possible et je prenais les bouteilles d'alcool qui me tombaient sous la main pour les vider dans l'évier. Je refusais qu'il ait un stock... Je ne sais pas si ça l'empêcherait de boire longtemps, il pourrait très bien racheter à boire dès demain... J'étais sure au moins d'avoir vidé la cuisine mais j'imaginais tout les endroits farfelus et fous où je pourrais retrouver une bouteille... A commencer par le salon et sa chambre mais ça, je ne pouvais le faire que s'il dormait. Il me restais encore quelques bouteilles ou demi-bouteille à vider.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 2:52

Je fronçais les sourcils et secouais la tête comme si je venais d'apprendre une aberration. Elle avait osé?? Je n'aurai jamais levé la voix pour si peu, je ne me serais jamais emporté pour une simple bouteille. J'aurai partagé l'avis de Ella, plutôt deux fois qu'une si je n'étais pas dans cet état.
Je prenais ma tête entre les mains et je soupirais en la regardant, comme si elle venait de profondément me décevoir. Dans le fond je la savais forte et elle ne s'arrêtera surement pas à ça. J'étais fier d'elle et de savoir qu'elle m'aidait, mais le Thomas présent dans le salon n'était pas moi et il était en colère, vraiment.

"Quoi?? Pourquoi t'as fait ça?!! ça va pas non? Je sais mieux que toi ce dont j'ai besoin, je..aaah mais, laisses moi!!"

Je regardais sous la table, dans le fauteuil n'importe quel endroit ou une bouteille aurait pu se glisser à mon insu, pour mon bonheur à ce moment précis. Je m'épuisais à gesticuler alors qu'elle tentait de me sécher.
J'attrapais la serviette pour essuyer mon visage et j'étais désespéré de ne pas trouver d'alcool, vite. Je regardais les vêtements, puis Ella. Le faire pour elle? Oui..Ma promesse de lui venir en aide, d'attendre sa décision, de vivre dans son ombre si il le fallait pour veiller et ne pas mourir. J'avais promis d'être là pour elle, et elle s'en servait contre moi? Je ne pouvais pas refuser, je prenais les vêtements et les enfilais après avoir retiré les trempés que je laissais au milieu du salon.

Mon regard se détachait d'elle qui partait dans la cuisine. Je ne pouvais pas me concentrer et sur ce que je faisais et sur ce qu'elle fabriquait. Mais une fois habiller, je n'avais plus froid, en revanche ma tête me faisait souffrir davantage pendant que je retrouvais encore un brin de lucidité.
Je m'approchais de la cuisine, et redevenant petit à petit sobre et du coup renfermé et froid, je posais mon épaule contre le mur en croisant les bras. Je bouillais intérieurement mais j'arrivais à me contrôler. Je soupirais et la regardais d'un mauvais oeil. Pas de regard tendre, loin de là. Elle détruisait tout ce qui me restait, l'alcool.

"Qu'est ce que tu fous Ella?"

Je me souvenais de son nom, de notre histoire. Je ne supportais pas ce qu'elle faisait, elle avait assez saccagé ma vie en me repoussant, et bien que c'était au départ ma faute à cause de la bavure avec Lisa, je lui en voulais comme si elle était l'unique responsable.
C'était simplement l'ivresse. Jamais je n'aurai reproché à Ella de m'avoir quitté. C'était plus sur pour elle, bien moins risqué et dangereux que de vivre avec un fou comme moi. Mais encore un peu sous l'emprise de l'alcool je m'approchais d'elle et récupérais la bouteille qu'elle avait dans les mains pour lui arracher et vider le reste de l'alcool en un temps record, en l'avalant évidement.

Je jetais la bouteille en verre une fois vide et elle explosait contre le mur. Je restais presque impassible, pas de démence ou de violence, pas sur elle. Évidement la bouteille ne pouvait pas en dire autant.
Je soupirais en titubant en arrière après coup, et je retournais dans le salon en montrant la porte du doigt.

"Sorts, tu ne peux pas m'aider comme ça. Je ne veux pas que tu m'aides, j'ai besoin de boire, tu comprends ça?! Dehors! Je n'ai plus que ça tu m'as tout pris tu viens en plus m'enlever la seule chose qui me maintient?"

L'alcool ne me maintenait pas du tout bien entendu. Mais que pouvait faire d'autre un alcoolique pour protéger ses boissons? Je sentais la colère me prendre plus violemment et j'avais peur de lui crier dessus mais c'était plus fort que moi.

"A quoi tu joues tu me fuis et tu viens m'aider??? Je, je m'en sors très bien, retournes chez toi et oublies moi comme tu le fais si bien!"
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 3:36

Je sursautais en l'entendant entrer dans la cuisine. Je croisais son regard en me retournant et comme si je craignais qu'il se jette sur les bouteilles, je les vidais toutes le plus vite possible. Je n'avais pas peur de Thomas, je savais que même ivre il ne serait pas violent. pas physiquement du moins. A sa question lancée d'un ton mauvais et glacial, je ne me démontais pas.

- Je t'aide... Je te protège... De toi même...

Je vidais les bouteilles jusqu'à ce qu'il me prenne une bouteille des mains. J'avais tenté de résister mais il faut croire qu'un alcoolique trouve soudain beaucoup de force quand il s'agit de retrouver une bouteille. Je tentais de l'empêcher de boire mais il descendait la bouteille. Je tapais contre son torse avec mes petits poings comme pour le supplier d'arrêter mais il lançait la bouteille vide qui s'éclatait en mille morceau contre le mur. je ne le reconnaissais plus.

- Tu fais n'importe quoi! Arrête! ça t'apporte quoi hein? C'est pas comme ça qu'on... que tu t'en sortiras!!!

Mais il reculait vers le salon en me disant de sortir. Je serrais les dents parce que c'était dur de le voir me parler sur ce ton. C'était de la pur méchanceté.

* Il est ivre, il est ivre Ella... Il ne pense pas ce qu'il dit... Il est ivre... *

je me répétais ça en boucle et je refusais de sortir de son appartement, je ne voulais pas le laisser. Je ne voulais pas qu'il se prenne une bouteille et qu'il la descende une fois que je serai sortie. Il me criais dessus et je sursautais par moment mais je restais pourtant forte, je m'en étonnais moi même. Je le laissais crier en finissant de vider les bouteilles de la cuisine. je mettais tout dans le sac et je me redressais. J'encaissais mais au bout d'un moment ça devenait difficile d'avoir assez de recul pour se dire qu'il ne le pensait pas et que c'était l'ivresse qui parlait.

- Tu penses même pas ce que tu dis... t'es complètement bourré, tu t'es enfilé je ne sais combien de verre et tu viens de descendre une demi-bouteille... Je partirais pas Thomas... je te laisserai pas te détruire alors que tu m'as reproché d'avoir tenté de le faire sur moi...

Je parlais bien sur de ma tentative de suicide. Il ne m'avait pas engueulé mais il ne pouvait pas me demander de le laisser avec ses bouteilles... C'était pas possible. Je l'aimais à en crever et je le voyais se tuer à petit feu à force de boire.

- ça ne te maintient pas!!! Tu as un problème Thomas! Et ce n'est pas moi qui l'ai provoqué... C'est trop facile de dire que ce sont les autres mais c'est toi qui a porté le verre à tes lèvres...

Je criais aussi, comme pour lui montrer que moi aussi je savais faire. Je restais dans l'appartement sans jamais approcher de la porte. Je ramassais ses vêtements mouillés et j'allais les mettre dans la salle de bain. Je revenais en évitant de glisser dans l'eau qui n'avait pas encore sécher au milieu du salon. Il me criait toujours dessus et je finissais par lâcher.

- Parce que je t'aime! Bon sang Thomas!Voila pourquoi je fais ça!!! Si je fais tout ça c'est pas contre toi, c'est pour toi!!! Tu comprends pas que ça nous tue tous? Que ça me tue de te voir te faire du mal comme ça?

Je le regardais fixement. J'avais envie de pleurer mais je tenais le coup. Je laissais les choses se calmer, je prenais une grande inspiration et je reprenais... plus doucement. Ce n'était pas la peine de hurler comme ça, ça n'arrangerait rien. Il titubait, tenait à peine debout. Je le voyais s'accrocher à un verre dans lequel il restait un fond d'alcool. Je lui prenais le verre des mains et je venais le soutenir. Je parlais d'une voix douce cette fois...

- Viens... Il faut que tu dormes, ça te fera du bien... Tu en as besoin, laisse moi faire, s'il te plait... Si je t'ai tout pris, laisse moi au moins t'aider ce soir...

Je l'aidais à se mettre sur son lit, il luttait mais au final l'alcool avait gagné la bataille et avait pris le dessus sur sa force de tenir debout. Je restais à côté de lui et glissais une couverture sur lui. Je m'asseyais par terre, près du lit et je le regardais. Je tendais ma main jusqu'à son visage que je caressais doucement comme on borde un enfant. Je restais comme ça à le câliner de longues minutes, j'attendais que le sommeil le prenne pour que l'alcool s'évapore de son corps. Je laissais couler une larme, je me permettais de pleurer un peu maintenant. C'était ma faute s'il en était là et je ne supportais pas d'être la cause de son enfer. Il y a 10 jours j'aurais pensé tout de suite que c'était mieux que je disparaisse mais aujourd'hui, je me disais que c'était mieux que je sois là et que je fasse tout pour l'aider. Il avait l'air si paisible par rapport à il y a quelques minutes quand il hurlait. Je déposais un baiser au coin de ses lèvres qu'il ne sentirait même pas et je me relevais. Je ramassais sans bruit les bouteilles vides qui trainaient. Je fermais la porte derrière moi après être sortie, pour l'isoler de la lumière et du bruit.

J'étais incapable de rentrer chez moi. Je fondais en larme le plus silencieusement possible. Il n'y a rien de pire que de voir la personne qu'on aime le plus se détruire. Je regardais l'état de l'appartement, c'était n'importe quoi. Je jetais les bouteilles que j'avais en main et je m'attaquais à son appartement. Je jetais les bouteilles vides, fouillais les placards et en sortait les bouteilles qui s'y cachaient. Je les vidais et les faisais rejoindre les autres. Je rangeais, remettais le canapé en place, arrangeait ses papiers. Je remettais tout en place comme quand son appartement était un nid douillet où on se réfugiais et non pas cet espèce de squat.

Je venais de tout ranger pendant 2h, j'avais fait sa vaisselle, rangé les verres. J'avais descendu la poubelle pleine de bouteilles vides. J'avais normalement éliminer tout l'alcool qu'il y avait chez lui. Je prenais sa pile de courrier, faisait le tri, et le mettait en évidence pour qu'il s'en occupe dès le lendemain. Je mettais les mains dans mes poches en regardant l'appartement redevenu vivable. Je retrouvais les boutons de sa chemises. J'allais chercher la chemise qui avait commencé à sécher. Je fouillais et retrouvais dans un coin où mes affaires étaient entreposées, une aiguille et du fil. Je m'installais dans un fauteuil, attendant toujours que le canapé sèche. Je recousais les boutons et je commençais à sentir la fatigue. Il était 4h du matin quand je finissais de coudre le dernier bouton. Je posais la chemise sur la table basse débarrassée et tout en me répétant qu'il fallait que je rentre, je m'endormais dans le fauteuil, épuisée.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 12:20

Je sentais la colère s'emparer de moi mais je serais les poings je ne m'étais pas suffisamment perdu pour faire l'erreur d'être violent. Je n'étais pas alcoolique pour rien, je tenais plutôt bien l'alcool même si là j'avais énormément bu.
Personne ne pouvait m'aider et je la regardais résister, crier pour me contrer. Ça ne changerait rien, je n'étais pas en état d'écouter, d'accepter de l'aide ou même de me venir en aide moi même. Je voulais boire et la voir partir, surtout pour qu'elle oublie ce qu'elle venait de vivre. J'avais honte de ce que j'étais et peut être ce qui me mettait le plus en colère, c'était de savoir qu'après cette soirée elle n'allait plus jamais m'aimer...

"Si c'est toi! C'est toi c'est ta faute tu..tu m'as tué et je ne fais rien d'autre que d'accélérer le processus.."

Bien sur que je ne pensais pas tout ce que je disais, mais parfois tout de même, je sortais des phrases que j'aurai gardé pour moi si je n'avais pas été soul. Je la regardais prendre mon verre et je me sentais à nouveau chaud, lourd.
Je percutais enfin ce qu'elle venait de dire "je t'aime" ça se répétait dans ma tête je me sentais vaciller je ne trouvais plus le sol plat ni même l'atmosphère respirable.
Sa voix douce me crevait le cœur et j'avais du mal à comprendre pourquoi, je l'aimais aussi et j'aurai voulu le lui dire mais de toute façon, elle le savait et elle m'avait bien fait comprendre qu'elle ne pouvait pas pour autant s'y accrocher. Je plongeais dans son regard et encore une fois elle me demandait de m'aider comme un service. Je ne pouvais toujours pas refuser et je la laissais me conduire à la chambre.

Je m'asseyais sur le lit mais je me voyais déjà dormir et je refusais. J'avais la tête qui tourne je ne me sentais pas de m'allonger, de dormir et de ne plus la voir. Je voulais rester avec elle, redevenir sobre et m'excuser la consoler et pleurer avec elle. N'importe quoi mais pas dormir.
Je m'accrochais à elle en pleurant sans m'en rendre compte mais le poids de mon corps m'entrainait contre le matelas et je finissais de pleurer discrètement même si elle était là. Je me laissais couvrir et caresser, je me sentais plus bas que tout, j'avais passé des soirées plus ivre que ça et pourtant celle ci était la pire, Ella était la pour me voir pire qu'une loque. A réclamer de l'alcool, éveillé et dans mon sommeil jusqu'à ce qu'il soit profond, étouffé par l'ivresse.

J'ouvrais un œil et je sentais une barre sur mon front. Ma tête était terriblement lourde et je tentais de me soulever mais la migraine était insoutenable. Toujours en bon alcoolique, je savais gérer ça à peu près correctement. Et puis je n'avais pas le choix. J'attrapais la boite de médicaments à coté de moi et cherchais une bouteille, quel que soit la boisson à l'intérieur pour prendre mon cachet. Mais pas de bouteille. Je me forçais à me redresser en grimaçant de douleur.
J'avais jeté le drap au sol, mon t-shirt aussi et j'étais...en jean? J'étais parti travailler en jean? Je cherchais une explication, j'avais dormi deux jours? Oublié une journée entière?? Je sentais le vertige me prendre alors que je n'étais qu'assis. Je prenais mon portable et l'écran me faisait plisser les yeux. J'avais beau lire la date j'étais incapable de savoir si je m'étais levé la veille.

Je fouillais sous mon lit, dans mon armoire mais rien. Je m'étais levé sans même m'en rendre compte jusqu'à ce que je percute le mur au lieu de correctement passer par la porte. Je ne regardais pas devant moi et je ne voyais donc pas Ella. Je commençais à réaliser que j'étais allé travailler hier, que j'avais raccompagné ma secrétaire. J'ouvrais portes tiroirs et tout les placards possibles dans lesquels j'aurai pu cacher une bouteille. J'arrivais à la hauteur du fauteuil sur lequel s'était endormie Ella. Je regardais dessous avant de bloquer sur son visage endormi.
Je restais penché sur elle une seconde avant d'oublier Whisky et autres alcools et je déposais une main tremblante sur sa joue.

Je sentais une larme couler sur la mienne mais je souriais de joie. Un peu de déception, beaucoup en fait, d'être tombé si bas sans être capable de l'aider alors que je me l'étais promis. C'est elle qui était là, et c'était dégueulasse. Mais la joie de la voir là, endormie chez moi...J'attendais son réveil en imaginant qu'elle allait sans doute me crier dessus.
Mais je me redressais et jetais un oeil dans l'appartement. C'était nickel. Rangé. Pas de vêtements parterre, pas de bouteilles et de débris de verres. Je reposais mon regard sur elle avant de partir en cuisine. Je ne me sentais pas bien je n'allais pas manger, j'ouvrais le frigo peut être en espérant trouver une bouteille mais en fait je voulais lui préparer un déjeuner. Le frigo était vide, ou presque. Rien d'appétissant ou de convenable pour elle. Je soupirais et attrapais les clés de ma voiture ainsi qu'une chemise à enfiler je n'allais pas sortir en jean uniquement j'avais déjà l'air d'un fou. J'ouvrais la porte puis je me demandais ce qu'elle ferait au réveil.

Si elle ne me trouvait pas elle allait s'inquiéter. Tant pis pour les cris, je refermais la porte et rangeais les clés, j'enfilais ma chemise sans la fermer et je me posais à coté d'elle pour l'admirer.

"Tu vois, je suis pas un type bien...Je t'ai fais du mal, et quand je promet d'aider, c'est toi qui me porte secours...Je suis désolé mon ange. Tu es si belle.."
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 12:47

J'étais restée, endormie, dans ce fauteuil, un peu à l'étroit mais je ne me réveillais pas pour autant. Je n'entendais même pas Thomas se lever et fouiller l'appartement, je bougeais un peu mais j'avais gardé les yeux fermés, encore dans un sommeil qui était tout sauf réparateur. Je sentais la chaleur de la main de Thomas à moins que ça soit sa fraicheur. Je bougeais à nouveau sans me réveiller et à vrai dire mes mouvements étaient limité dans ce fauteuil. J'étais en travers de mon "lit" de fortune. les jambes par dessus un accoudoir, la chemise de la veille que j'avais récupéré, roulée en boule en guise d'oreiller.

J'ouvrais les yeux plus tard et manquait de faire une crise cardiaque en voyant Thomas en train de me regarder. je soufflais doucement et passait une main sur mon visage pour m'aider à me réveiller et pour me rassurer, c'était que Thomas et pas un méchant, tout va bien. Enfin... Tout... C'est un peu vite dit. J'avais dormi combien de temps, 3 ou 4h pas plus. Je me redressais d'un coup et je regardais Thomas, il avait l'air plus sobre qu'hier. Je n'avais pas entendu ce qu'il venait de dire, peu de temps avant que je me réveille.

- Je suis désolée, je crois que je me suis endormie...

Je me frottais le visage et je me redressais déjà pour m'installer confortablement ou pas dans le fauteuil. Je m'en voulais d'être restée. Non pas que je regrette mais je ne voulais pas être un pot de colle ou un poids. J'avais encore les mots qu'il avait prononcé sous l'ivresse et je ne retenais qu'une chose : son alcool c'est la seule chose qu'il avait trouvé après que je l'ai tué. Je m'en voulais tellement. J'avais peur qu'il crie, qu'il réclame ses bouteilles. Je les avais toutes vidées et jetées. Je le regardais avec un peu de tristesse dans le regard, je le voyais dans l'état dans lequel je l'avais trouver et quand il pleurait avant de s'endormir enfin. Je ne supportais pas l'idée d'être la cause de tout ça. J'aurais préféré ne jamais le rencontrer si ça avait pu l'empêcher de sombrer comme ça...

- Est-ce que ça va?

Je m'inquiétais, je ne voulais pas m'enfuir sans être sure que ça allait. Normalement, à part s'il courrait s'en acheter, il ne prendrais pas un petit déjeuner d'alcool. Je me disais déjà qu'il faudrait que j'appelle Alex, que je lui raconte... Je crois que j'avais besoin de dire à quel point je me sentais responsable de tout ça. J'avais aussi peut être besoin d'aide parce que je n'étais peut être pas la personne que Thomas voulait voir ou voulait comme aide. Je repensais encore à ses mots et ça me faisait mal au coeur. J'aurais aimé lui demander s'il pensait tout ce qu'il avait dit, mais si ça se trouve, il ne s'en rappelait même pas.

- Je devrais y aller...

Je me levais du fauteuil et j'avais un vertige. Je me rattrapais au fauteuil et attendais que ça passe. Je lui souriais pour le rassurer, c'était juste parce que je m'étais relevée trop vite, ça arrive à tout le monde. Je me sentais patraque. Je n'aurais pas dormi que je me sentirai pareil, comme si j'avais fais nuit blanche. Je passais une main sur ma nuque après avoir une fois de plus frotté mon visage pour me réveiller. Je le regardais avec un petit sourire mais le coeur n'y était pas. J'avais mal de le voir comme ça... Il se détruisait et j'étais incapable de le réparer en un claquement de doigt. J'aurais tellement aimé. Je finissais par détourner le regard et par retourner à la porte. Comme ça. J'avais fait ce qu'il fallait mais maintenant que l'alcool était parti, je n'avais plus aucune nécessité à être ici. Surtout si c'est moi qui lui fait autant de mal.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 14:05

Je la regardais ouvrir les yeux et de la voir se frotter le visage ainsi, avec un air si innocent, si naïf, elle était magnifique. Je souriais tendrement en la contemplant comme le trésor de ma vie. Ce qu'elle était de toute évidence, mais je n'avais plus la prétention de la considérer mienne. Si elle ne voulait plus de moi je n'allais pas m'imposer. Pas directement...
Je secouais doucement la tête pendant qu'elle s'excusait, c'était la moindre des choses qu'elle dorme et j'aurai largement préféré qu'elle prenne mon lit, j'avais pris l'habitude de me réveiller sur le canapé mon dos n'en souffrait même plus. Je grimaçais avec un petit air désolé de l'avoir réveillée. Je remarquais son air triste, je devais lui faire autant honte que pitié. Je détestais la pitié mais je devais reconnaitre que j'avais de quoi provoquer cette réaction.

"Tu as bien fait...Merci, pour hier."

Je ne réussissais pas à dire autre chose. Merci d'avoir tenu tête à mon ivresse, merci d'avoir vidé les bouteilles, merci de m'avoir couché, merci d'avoir remit l'appartement en ordre, merci de ne pas m'avoir envoyé chez les flics, merci de ne pas m'avoir rejeté sous le dégout, merci d'être là. Tout simplement. Je ne doutais pas du tout de l'effet sale et dépitant que je devais avoir ce qui rendait son aide d'hier encore plus précieuse.
Je hochais doucement la tête, sans même réfléchir à si j'allais bien ou non, l'important c'était de la rassurer.

"Oui, ça va. Je vais prendre une bonne douche et je devrais peut être aller au bureau."

Ça faisait sérieux, au moins. D'autres bouteilles s'y trouvaient. Au moins une ou deux je crois. Je luttais intérieurement pour me refuser de toucher ces bouteilles mais leur simple évocation dans mon esprit me torturait. J'étais dépendant c'était indéniable, et grave. J'en avais conscience. Aujourd'hui j'en avais conscience. Ca ne me sauverait pas mais d'être près d'elle me faisait réagir que c'était stupide et tuant comme comportement. Elle me redonnait un peu d'espoir, je n'allais pas me tuer, comment l'aider après ça? Non il fallait que je tienne bon...Mais j'avais beau être fier et orgueilleux, j'avais besoin d'aide.
Je l'écoutais me dire qu'elle voulait partir. J'analysais tout de travers mais je comprenais qu'elle voulait fuir. Je ne pouvais pas la forcer à rester avec un malade comme moi. Je faisais quand même part de mon regret avec égoïsme.

"Ah..Bien. C'est..peut être mieux.."

Je ne pouvais même pas lui proposer à manger pour insister sur sa présence, je n'avais rien à lui offrir, même plus un petit verre ^^'.
Je me redressais en même temps qu'elle et attrapais son bras, notez que mes réflexes revenaient doucement eux aussi, pour la soutenir quand elle semblait fragile. Je fronçais les sourcils inquiet et je ne me souvenais pas du déroulement complet de la soirée j'imaginais le pire, et si je lui avais fait du mal? Je parcourais son corps et ses vêtements du regard pour repérer des dégâts mais non. Je soupirais soulagé et le temps de ma petite peur elle avait déjà rejoint la porte.

Je restais les yeux dans le vide et quand j'entendais la poignée grincer pour que la porte s'ouvre je ne pouvais m'y résoudre. Peu importe ce que ça allait engendrer comme conséquence. Qu'elle crie, qu'elle tape, qu'elle m'embrasse puis me rejette ou qu'on fasse une sorte de "trêve" qui mettrait fin à ces tensions insupportables. N'importe quoi mais je devais parler, la retenir, je l'aimais trop.
Je rejoignais l'entrée et appuyais sur la porte entrouverte pour qu'elle se referme sous le poids de mon bras. Je la regardais dans les yeux et je tentais un petit sourire. Ça arrangerait peut être mal sale tête du moment. Je tendais la main pour caresser sa joue et je secouais la tête quelques secondes avant de prendre enfin la parole.

"Restes un peu..Il est tôt, restes avec moi Ella. Je t'aime et je te dois beaucoup, encore. Tu n'es pas venu mettre fin à ma vie quand tu m'as quitté, tu n'as fait que reprendre ce que tu m'avais donné quand on s'est rencontré. J'étais sans vie, je peux encore tenir si tu me la reprends. Mais s'il te plait, restes au moins près de moi ce matin...Je m'excuse pour ce que tu vois, je ne suis pas l'homme à qui tu as offert ta confiance, je me sens trop mal pour être resté ton avocat. Mais certaines choses ne changent pas je suis fou de toi.."

Je tentais maladroitement de me pencher vers elle et ma main sur sa joue terminait dans son dos pour que je rapproche son petit corps contre le mien. Aussi facilement que l'alcool m'emportait, ma passion pour elle me dévorait.
Je frôlais ses lèvres et fermais les yeux devant tant d'amour.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 14:52

C'était peut être ce qu'il y avait de mieux à faire. Qu'il parte au bureau après s'être douché, et qu'il se plonge dans le travail pour oublier tout ça. J'espérais juste que la secrétaire de Thomas avait l'oeil sur lui mais je doutais qu'elle ose lui ternir tête comme moi. Elle a beau travailler avec lui, j'imaginais bien qu'il devait rester renfermer, la rejetant surement mais je crois qu'elle s'inquiétait pour lui autant qu'Alex, Quinn ou moi.

C'était peut être ce qu'il y avait de mieux à faire. Sortir de cet appartement et partir. Arrêter de lui imposer mon visage qui devait lui rappeler surement bien plus de douleurs que de bonheur. J'ouvrais la porte mais je l'entendais se rapprocher. Je me retournais, pensant qu'il voulait juste me raccompagner mais son bras appuyais sur la porte qui se refermait aussitôt. Je le laissais plonger dans mon regard et comme une minette, j'avais le coeur qui s'accélérait. Je fermais les yeux un bref instant en sentant sa main sur ma joue et je relevais les yeux vers lui.

Ses mots me faisaient du bien comme ils me déchiraient le coeur. Je ne savais plus ou j'en étais. Evidemment que je l'aimais mais on était deux âmes en perdition et j'avais peur qu'on se tire mutuellement vers le fond. Petit à petit j'oubliais un peu de ce que j'avais vu ici même dans son canapé. Je l'écoutais mais j'essayais de lutter, je ne voulais pas céder, on finirait par s'abîmer. Je sentais son souffle sur mon visage et ses lèvres frôler les miennes. Je fermais les yeux et tentais de reculer mais mon dos rencontrait la porte et Thomas m'attirait contre lui avec plus de passion encore.

Je me jetais presque sur ses lèvres en l'embrassant passionnément. C'était peut être moi qui avait trop bu maintenant mais c'était plus fort que moi. Je ne pouvais pas lui résister, pas maintenant, pas comme ça, pas en sentant ses mains, ses lèvres et son corps tout près de moi. Je plaquais mes mains sur son torse et faisait glisser la chemise encore ouverte qu'il avait enfiler. C'était même plus de la passion, c'était une pulsion, comme un droguer qui reprend une dose après un gros manque. Ma drogue s'était Thomas.

je ne réfléchissais à rien mes mains courraient déjà sur son jean que je déboutonnais tout en le faisant reculer jusqu'au canapé. Comme une vengeance sur ces images qui m'avaient tué, dans ce canapé ce n'était plus Lisa mais moi avec lui. Je lui donnais un coup de main pour me déshabiller, je ne voulais pas perdre de temps. Je ne voulais pas nous laisser un moment de lucidité qui mettrait un terme à tout ça. Je voulais juste prendre ce qu'il se passait, même si c'était pour le regretter ensuite. Je n'avais plus de raison, plus de libre-arbitre.

Mes lèvres dévoraient les siennes mes mains retrouvaient sa peau. Je me forçais à retrouver sont parfum sur les vapeurs d'alcool qui persistaient. Je me serrais contre lui, folle de lui, juste envahie d'un désir ingérable, le genre de chose qui vous dévore et contre lequel vous ne pouvez lutter. Je me débarrassais de ses vêtements et l'attirait contre moi. Il n'y avait plus de salon, d'histoire de bouteille à vider, de fauteuil inconfortable ou de cris. Il n'y avait plus d'alcoolisme ou d'idée suicidaire, notre vice c'était l'autre, juste l'autre.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 15:18

Avec un malin plaisir, et une douleur profonde en même temps je caressais le bas de son dos pendant que je l'attirais à moi. Je la voulais plus que tout, et j'étais déchiré entre l'envie de la dévorer et la peur de la blesser. Son parfum était si doux, si bénéfique comparé à ce que j'avais pu respirer comme liqueur ces derniers temps. Je me sentais vivre à nouveau près d'elle malgré le feu qui naissait quand nous étions trop près l'un de l'autre.

Enfin elle cédait, elle n'avait pas mit longtemps. J'étais plus ou moins conscient de notre bêtise. Il aurait fallut qu'on parle, qu'on soit clair sur nos intentions et sur l'avenir de notre couple, ou plutôt de savoir si il y avait raison d'espérer ou non. Mais nos corps étaient autant en manque l'un de l'autre que nos cœurs et comme ils étaient incapables de s'exprimer correctement, ce sont nos corps qui ont cédés pour parler à leur façon.
Je frissonnais en sentant ses lèvres et je l'embrassais langoureusement sans plus réfléchir à partir de là. Ses mains sur mon torse me rendait encore plus envieux d'elle et je me laissais pousser jusqu'au canapé en soupirant sous ses caresses. Je soulevais son t-shirt pour glisser mes mains sur sa poitrine sans lâcher ses lèvres. Je me débarrassais de ses vêtements presque avec violence, je ne voulais que sa peau contre la mienne, juste la pureté de son corps et rien d'autre.

Je l'attirais contre moi en mordillant sa lèvres, je laissais mes mains aller chercher son désir mais nous étions tremblant d'envie l'un pour l'autre. La passion me redonnait vie pour m'achever d'une autre façon. C'était terriblement bon et si douloureux. Je nous en voulais de faire ça, autant que je l'aimais avec amour pour la remercier.
Nos corps se retrouvaient et fusionnaient et j'étais toujours aussi déchiré entre douleur et bonheur. Je cherchais ses bras pour mieux l'aimer, et en même temps pour me consoler. Je déposais mes lèvres partout ou je pouvais, il faisait chaud et j'avais la tête qui tournait mais tout en étant perdu dans ce que nous faisions, j'en étais trop conscient.

Un excès de paradoxes qui rendait l'étreinte sauvage et passionnée, intense mais amoureuse. Je la dévorais littéralement avec un état d'esprit gourmand, et à la fois désolé, comme si je me laissais à elle pour me faire pardonner de mes erreurs..
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 15:51

C'était un paradoxe, un paradoxe total. J'avais au fond de moi, conscience que j'étais en train de faire n'importe quoi mais c'était plus fort que moi. Je savais aussi que je prenais le risque de me faire mal, encore une fois, quitte à faire marche arrière et à retomber au fond du gouffre. Mais j'étais incapable de résister à Thomas. Au-delà de notre amour, il y avait toujours eu cette tension et c'est ça qui nous faisait craquer ce soir, on oubliait toute notre capacité de résistance.

Je réclamais ses lèvres, son corps, ses mains. Je dévorais sa peau à coup de baiser sauvage, j'effleurais son dos avec mes ongles et je me serrais contre lui. Nos corps se retrouvaient et c'était aussi plaisant que douloureux. Mais je rejetais toute raison, tout éclair de lucidité. Mes lèvres échappais des mots doux et enflammés entre deux soupirs ou deux gémissements de plaisir. C'était juste une vrai tornade qui balaye tout sur son passage.

C'était un brasier violent qui me consumait à une vitesse folle. Incapable de lutter, je me jetais même à corps perdu dans tout ça. J'en voulais toujours plus, je ne voulais pas que ça s'arrête, comme si je savais déjà que ça serait un moment unique, que tout risquait de ne plus être pareil après ça. Je l'aimais, juste là, maintenant et tant pis si ça devait s'arrêter après ça. Je clamais encore et encore chacune de ses attentions. Il était à moi, juste à moi, égoïstement on s'abandonnait l'un à l'autre comme si on cherchait à se faire pardonner toute la douleur qu'on infligeait à l'autre.

C'était comme une lutte et en même temps une danse avec l'autre, c'était brûlant tout en rendant notre peau frissonnante. On arrivait aux sommets du plaisir, toujours en phase, l'un avec l'autre. Je mordillais ses lèvres avant de les embrasser passionnément. Je me sentais envahie par l'impression pure de planer et paradoxalement c'est comme si je m'auto-détruisait. C'était vraiment unique et troublant. Je m'accrochais à lui, je me serrais contre lui pour redescendre doucement sur terre après ce tourbillon. Ma peau était comme hyper sensible, comme si mon corps rejetais tout contact tant qu'il n'était pas revenu totalement de ce voyage passionné et violent. Même le cuir du canapé me faisait l'effet d'un tapis d'épingle. Je ne supportais que la peau de Thomas contre la mienne.

Je prenais son visage entre mes mains et je l'embrassais, amoureusement. Je sentais une douleur au fond de moi, comme si je réalisais maintenant qu'on aurait jamais du. J'avais envie de pleurer de nous voir si proches et pourtant si éloignés en même temps. Je fermais les yeux très fort et venait gouter à nouveau à ses lèvres comme si je lui demandais déjà pardon de m'être jetée sur lui, d'avoir céder sans pour autant lui garantir qu'on irait bien. Je savais déjà qu'on irait mal. C'était comme ça. On avait été brisés et je n'étais pas sure qu'on puisse tout sauver comme ça, tout réparer. je reprenais mon souffle doucement et retrouvais un rythme cardiaque normal.
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MessageSujet: Re: " Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]   Ven 20 Aoû - 16:26

J'étais consumé par notre étreinte et mes soupirs traduisaient plus de douleur que de bien. Je restais pourtant collé à ce petit corps que j'aimais tant pour continuer de l'aimer et de l'enflammer. Je donnais toutes les forces qui me restaient, j'en trouvais même davantage et je n'avais pas le temps de me demander ou elle puisait son énergie après la nuit courte que nous avions passé.

J'en arrivais à croire qu'on ne s'était jamais aimé avec tant de force. Je l'embrassais plus langoureusement que jamais, mes mains étaient passionnées et visiblement passionnantes (modeste avec ça xD) et je répondais à ses réclamations avec une once de sadisme, tout en étant maso puisque j'en souffrais autant qu'elle.
On s'était embarqué dans une passion folle et nous allions le payer très chère mais c'était tellement vitale désormais. Je ne pouvais pas m'arrêter, pas tant qu'il me restait des forces, pas tant qu'elle me réclamait. C'était trop plaisant de savoir que j'étais à elle, trop plaisant de savoir qu'elle en voulait toujours plus. C'était l'amour de ma vie, et on jouait à se torturer alors que nous étions deux âmes perdues depuis plusieurs jours.

Je redescendais avec elle sur le monde bien réel, mais doucement. Je ne réalisais pas immédiatement, je répondais à ses baisers avec amour. Je l'enlaçais et la serrais contre moi pour la remercier d'un tel moment. Mais je sentais que mon cœur, pendant qu'il reprenait un battement naturel, prenait du poids. Trop de poids, il devenait lourd, pesant, ça me mettait mal à l'aise, c'était douloureux. Je la regardais dans les yeux pendant qu'elle caressait mon visage.

Je lui donnais un autre baiser que j'arrêtais doucement. Je caressais le bas de son dos et contemplais la déesse qu'elle était mais le regret me gagnait, pas immédiatement le regret de ce qu'on venait de faire. Mais le regret de "nous". Je plongeais dans son regard pour y lire un signe, une indication concernant notre couple. Mais je ne lisais que souffrance. Je tentais un sourire nerveux, effrayé. Je ne voyais toujours que peine et désespoir, je sentais alors les larmes couler sur mes joues et mes mains se détacher doucement de son être alors que le téléphone sonnait...
Je restais figé un instant puis je détournais le regard sans pour autant me déplacer, je tendais le bras et je m'emparais du portable, j'étais en retard à une audience, il fallait que je parte.

Dans d'autres conditions plus gaies je serais resté, mais de savoir que j'avais rêvé, que nous avions rêvé durant cet instant magique était insupportable. Je n'avais pas cru que tout s'arrangerait durant notre étreinte, j'avais toujours su dans le fond qu'on allait pas réparer nos cœurs si simplement.
Mais maintenant j'étais déçu et le fait de retomber dans la réalité me tuait.

"Je dois...Je dois partir..Ella, je t'aime. Et je suis désolé..."

Je filais m'habiller. Je revenais avec un peignoir que je posais dans un coin. Je pensais qu'elle allait fuir derrière moi mais sait on jamais.

"Si tu veux prendre une douche, fait comme chez toi...Au revoir.."

Et je disparaissais au bureau. En éclatant en sanglot dans la voiture, pour tenter de me replonger dans l'audience.
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" Le désespoir est le suicide du coeur. " [Pv : Ella]

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