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 Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]

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MessageSujet: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 22:11




Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you
Erik & Amy
There's a war inside my head. Sometimes I wish that I was dead, I'm broken. So I call this therapist And she said, "Girl, you can't be fixed, just take this." I'm tired of trying to be normal I'm always over-thinking I'm driving myself crazy So what if I'm fucking crazy?




Ce nouveau départ à New York avait été plutôt positif. Je m’étais sentie assez rapidement intégrée au boulot. Les autres soigneurs formaient une joyeuse bande et ils ne m’avaient pas laissée de côté. Réservée au départ, j’avais fini par me laisser apprivoiser. Histoire de découvrir le Zoo, j’avais évolué entre les différents secteur, des félins aux singes en passant par mes jolis rapaces préférés, j’avais pu tout tester. Mon expérience avec les oiseaux me valait de travailler plus souvent dans le secteur des oiseaux que dans les autres secteurs. En dehors du boulot, je n’avais pas encore eu le temps de faire grand chose. J’avais commencé par m’installer dans mon nouvel appartement et par écrire à Rose. Je tenais à ce qu’elle ait ma nouvelle adresse si un jour elle avait mes courriers et qu’elle décidait de me répondre. Elle me manquait. Quand j’avais tenté de la voir à San Francisco je n’avais aperçu son visage qu’en vitesse sur des photos. A ma demande d’en emporter une avec moi, ma tante m’avait regardé avec dédain et refusé purement et simplement d’accéder à ma demande. J’étais repartie bredouille. Je n’avais qu’une vieille photo de Rose petite et ces souvenirs éclairs pour me rappeler de ma petite sœur. Le plus difficile dans tout ça, c’était de me dire qu’elle devait me détester. Mais si j’étais partie, c’était pour le mieux.
J’avais exceptionnellement 3 jours de repos d’affilés et j’avais passé les deux premiers à Boston. Ou plutôt dans l’avion et Boston. C’était le premier examen de routine que je passais depuis mon départ. Je n’avais pas pu avancer la date du rendez-vous et je me retrouvais à faire l’aller-retour. Une fois le plus désagréable passé, j’avais pu retrouver quelques amis et nos retrouvailles s’étaient poursuivies dans la soirée. La nuit avait été courte alors qu’on avait refait le monde. Le lendemain j’étais repassée à l’hôpital voir le professeur qui me suivait. Nous aurions les résultats que dans quelques jours mais il n’y avait pas de raison qu’il y ait un problème. Après cette parenthèse qui malgré le passage à l’hôpital avait été agréable, j’avais retrouvé New York.
Comme souvent après une période riche en émotion – me replonger indirectement dans les souvenirs de mon combat contre la tumeur par exemple – j’avais besoin d’air. Rester chez moi m’était insupportable et j’avais ce besoin de me rappeler que j’étais vivante et que la tumeur n’avait pas gagné. C’était complètement insensé de ressentir ce genre de choses et j’avais conscience de ne pas être très « normale » psychologiquement parlant. Mais qui l’est de toute façon ?
Quittant la ville et son agitation, c’est le long de la côte que j’étais partie prendre l’air. Depuis mon arrivée il y a 1 mois, j’avais été raisonnable. A part peut être une virée un peu trop rapide en voiture, je ne m’étais pas vraiment mise en danger. Mais je la sentais monter cette envie de défier la mort encore une fois. Le score actuel était de 6 à 1. Je ne comptais pas les points à chaque fois. Seulement quand le risque avait été vraiment présent. Après la tumeur, j’avais gagné un point en survivant à une lourde chute à moto qui m’avait valu un tour à l’hôpital. Le dernier point avait été gagné en traversant une voie ferrée alors qu’un train était en approche de la gare. J’avais senti le souffle des wagons me frôler au dernier moment et les cris affolés des passagers qui attendaient sur le quai plus loin avait validé le côté dangereux de mon défi.
Au bout de la jetée déserte, le courant, les vagues se fracassant contre les poteaux me faisaient de l’œil. La hauteur était suffisamment impressionnante pour me tenter. J’étais restée là à contempler le ballet bruyant qui avait lieu sous mes pieds, quasi immobile. Et d’un coup j’avais enjambé la rambarde. Sauter. Nager. Rejoindre la plage malgré le courant. Enfin ça, si je survivais à la chute. Mes talons étaient en appui sur la mince corniche alors que mes bras tendus s’agrippaient à la rambarde. J’étais littéralement suspendue.
« Match numéro 7… » Comme si je prévenais la mort du début du jeu. Mes doigts se détachaient doucement du bois alors que je venais de prendre une grande inspiration. C’est au moment où je n’avais plus de contact, juste au moment de basculer que j’entendais la voix d’un homme. Trop tard. Mon corps chutait, prenant de la vitesse avant de percuter la surface de l’eau. Troublée par la présence inattendue j’avais perdu ma bouffée d’air et ne pénétrais pas dans l’eau de la meilleure des façon. Perturbée, je ne parvenais pas à gérer l’impact comme je l’aurais voulu et je me retrouvais ballotée. Je percutais l’un des poteaux juste assez pour être sonnée. L’eau n’aurait plus qu’à m’engloutir.
La mort avait peut être gagné par K.O. cette fois.




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Dernière édition par Amy J. Livingston le Dim 19 Juil 2015, 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 22:17



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."






New-York avait été un nouveau départ pour moi et ma sœur. Dès notre arrivée aux États-Unis nous avions fait quelques villes du pays pour visiter, comprendre la culture américaine et s'identifier un peu là-dedans. Ce n'était pas facile certes, ma sœur ayant plus de difficultés à parler anglais que moi qui plus et et le paysage était tellement différent que c'était un réel contraste entre nos deux cultures. Los Angeles, San Francisco, Chicago, Memphis, Washington, Philadelphie et enfin.. New-York. Nous avions pour ainsi dire apprivoisé ce coin là des États-Unis avant de s'installer dans cette ville reflétant la vie Américaine qu'on s'était imaginé. Les marchants de hot-dog embaumant les rues, le petit quartier résidentiel menant la ville à une tranquillité partielle si ce n'est le quartier commercial qui alimentait la majeur partie du travail de cette ville, comme Manhattan. Tout semblait se dérouler dynamiquement ici. J'avais pu découvrir mon nouveau lieu de travail qui n'était autre que l'Université du coin ou j'allais exercer dès l'année prochaine mon travail de professeur d'allemand. J'adorais ce boulot. Le contact avec les jeunes, apprendre aux autres, et garder dans cet univers encore inconnu qu'est les USA pour moi une part de mon pays d'origine. C'était le pied... vraiment le pied.

Irène, ma petite sœur, avait eu du mal à me lâcher, prendre un peu de son indépendance dans un monde aussi hostile pour elle relevait d'un vrai défi de taille. J'avais cependant quelques moments à moi, et si ce n'était pas dans un amphithéâtre à apprendre l'allemand, c'était lors de mes innombrables balades dans et hors de la ville qui m’apaisaient. Découvrir les lieux était pour moi ma principale occupation ici. La Big Apple se révélait être une ville plus grande que je ne l'aurais pensé et ses alentours était d'une beauté sans fin. Beaucoup de nature, de forêt de plage avec du sable fin. J'adorais ça, sentir le sable s'incruster autour de mes orteils, le vent contre ma peau alors que le soleil me donnait de sa chaleur. Mais aujourd'hui ce n'était pas un temps idéal. J'avais connu mieux, dans les quelques mois de mon arrivée ici. J'avais retiré mon casque de moto pour le déposer à terre. Je ne comptais pas rester bien longtemps, juste histoire de prendre un peu l'air après ma longue balade sur mon bolide. D'un geste de main, je redonnais un peu forme à mes cheveux ébouriffés sous ma protection avant de marcher doucement en direction de la plage. Les mains enfouies dans mes poches, j'observais les lieux. Cette jetée déserté de toute population, là était le calme que je recherchais. Simplement le bruit des vagues s'échouant sur la plage. Les nuages au loin prédisaient une averse – peu être même un orage - d'ici peu alors que l'océan semblait s'énerver pour de bon. Le courant semblait intense, les vagues si agitées que parfois le bruit du claquement de celles ci sur les poteaux de la jetée devenait presque effrayant. Je m'étais approché d'avantage, marchant sur ce long ponton en bois datant de quelques années déjà. Et en balayant du regard mon horizon, c'est une silhouette au loin que j'apercevais. Une jeune femme, de ce que je pouvais en deviner à ses cheveux au vent libéré de toute emprise. Sauf que du côté mauvais de la barrière, cela n'indiquait rien de bon. Je m'étais approché d'un pas plus pressant alors que je sentais déjà mon cœur tambouriner plus fort jusqu'à mes tempes, sortant mes mains de mes poches par réflexe. Sa détermination semblait telle que la jeune femme se pencha dangereusement au dessus de ces gigantesques vagues :

Hey ! - criais-je pour l’interpeller. Et j'ignorais si ma voix l'avait effrayée ou si elle avait mit ses doutes en pratique mais d'un basculement la jeune femme avait perdu pied pour venir s'enfouir sous l'océan déchaîné :

Oh m*rde ! - disais-je pour moi avant de me mettre à courir jusqu'au point où elle s'était situé avant de chuter. Je me pencha à mon tour, retirant mes chaussures avant de me penser que je ne pouvais pas la laisser se noyer même si son geste avait semblé si sûr, si déterminé. Je passais alors de l'autre côté de la rambarde et c'est son corps flottant que j'apercevais de nouveau. Bon sang je n'aurais pas juré de cette hauteur qui me donnait presque le vertige alors que j'étais pourtant amateur de sensation forte, sans savoir que ma victime du jour l'était aussi, bien plus que moi d'ailleurs. Non loin de moi j'essayais de viser le plus proche possible sans atterrir sur elle, si bien que d'un élan de courage donné je finissais par atterrir proche de ma cible une fois le pas franchis. Et la première sensation dès mon entrée dans cet océan déchaîné était la fraîcheur de celui-ci. Sa violence aussi. La jeune femme avait du être assommée pour n'être plus consciente et en voyant à quel point je devais lutter pour la rejoindre je comprenais pourquoi. C'était du suicide, autant pour elle que pour moi et à vrai dire je n'avais pas tellement réfléchis avant de me jeter tout comme elle, par dessus bord.

J'arrivais enfin à sa hauteur, après d'innombrables efforts à mes risques et périls. Car l'endroit était bel et bien désert, loin de la ville. Et c'est ses vêtements que j'agrippais pour l'attirer vers moi, avant de passer mes bras autour d'elle pour la maintenir hors de l'eau. Son visage ne saignait pas, c'était déjà bon signe mais je préférais être sur la plage, les pieds ferme pour avoir la certitude que tout allait bien chez elle. Mais la jeune femme était toujours inconsciente et c'est une fois après l'avoir tiré jusqu'à la plage que je me pencha au dessus d'elle :

Mademoiselle.. vous m'entendez ?! - demandais-je en observant son visage sans réponse. La situation n'était pas des plus rassurantes, moi si sang froid pourtant en temps normal. Les gouttes de mon visage, mes cheveux tombaient sur son corps semblant sans vie. Sous l'adrénaline encore, j'effectuais les gestes de premier secours. Sa poitrine ne suivait aucun rythme cardiaque, je n'entendais aucun souffle sortir de sa bouche et aucune réponse de sa part. Mon cœur quand à lui me donnait l'impression de vouloir sortir de mon torse alors que je commençais un massage cardiaque, puis du bouche à bouche, avant de reprendre le massage et ainsi de suite...

Vous ai-je dis que jusque là tout s'était bien passé à New-York ?





_________________


"I know that I’ve got darkness, but for the most part I try and smile as much as I can, you know ?"
Michael Fassbender





Dernière édition par Erik Lehnsherr le Dim 19 Juil 2015, 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 22:58




Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you
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A trop jouer avec la mort, j’étais probablement en train de perdre mon ultime bataille. Ce qu’il y a de cruel dans ce jeu c’est que j’avais beau accumuler les points contre ma partenaire de jeu préféré, le jour où elle gagnerait à nouveau, elle gagnerait non seulement la bataille mais aussi la guerre. Et dans les eaux fraîches, près de la ville de New York, j’étais en train de la laisser remporter la victoire. J’avais cru pouvoir gérer la chute, la nage. Je n’avais pas sous-estimé la difficulté. Les poteaux, le courant, la difficulté pour rejoindre ensuite la terre ferme. Mais c’était ça le deal pour gagner un point, il fallait que le risque vaille le coup. Si j’étais parvenue à m’en sortir, j’aurais rajouté un septième point à mon actif. Mais assommée, je n’avais plus d’autre choix que de subir l’assaut de l’eau qui s’infiltrait dans mes poumons. Le froid de la mort mordait mon corps alors que les vagues et le courant le ballotais. Je n’avais jamais imaginé finir comme un cadavre retrouvé un jour sur une plage par un promener.

A flotter comme une bouteille à la mer, mon cerveau avait déjà commencé à divaguer. Juste avant que la mort ne vienne me cueillir et qu’elle vienne constater sa victoire. Je revoyais le visage de Rose, celui de la petite fille que j’avais laissé et celui de la jeune femme que j’avais aperçu sur les photos chez mon oncle et ma tante. Je revoyais les principales étapes de ma vie, la Nouvelle-Orléans, Boston, la tumeur, la guérison, le faucon sur ce pont. J’avais toujours considéré cet oiseau comme un signe de vie. J’aurais peut être du m’assurer que l’un de ces oiseaux soit dans les parages avant de sauter, un peu comme un grigri. Maintenant je me retrouvais seule, bientôt noyée et bientôt défaite par la mort.

Sauf que je n’avais pas été seule au moment de sauter. C’est la surprise d’entendre la voix de cet homme qui m’avait fait oublier de garder un peu d’air avant de plonger. La même surprise qui m’avait fait rater le plongeon. Mais non, ce n’était pas la faute de cet homme si j’avais basculé. Mes doigts avaient commencé à glisser pour lâcher la rambarde. Si cet homme sautait après moi dans le but de me sauver, il n’était pas seulement un héro mais il était également fou et suicidaire. Pourtant c’est son élan de courage fou qui allait peut être me sauver la vie. Comme un pantin, comme une poupée de chiffon, il me ramenait vers le bord. Je n’avais aucune conscience de ce qui se passait. Pas de pouls, pas de respiration.

Amy 6 – La mort… Victorieuse par K.O.

Mais l’inconnu de la jetée était là. Il n’avait pas laissé tombé et après avoir constaté mon état, ses tentatives pour me réanimer n’allaient pas laisser la mort gagner aussi facilement. Je me redressais sur le côté recrachant l’eau qui encombrait mes poumons. Prise d’une quinte de toux, mes poumons se vidaient d’eau alors que je tentais d’avaler de grande bouffée d’air. J’étais vivante. Survivante. Je sentais mon cœur cogner contre ma poitrine à présent comme s’il voulait compenser les minutes pendant lesquelles il s’était arrêté de battre. Je me redressais légèrement et toussais encore alors que l’inconnu me soutenait. Je pouvais lui être reconnaissante pour ma vie sauvée, mais je regrettais de devoir expliquer mon geste car si je restais coincée ici avec lui, le sujet arriverait forcément sur le tapis.

Comment je pourrais expliquer de toute façon mon geste. Je pouvais faire croire que j’avais vraiment cherché à me suicider mais je n’avais pas envie de jouer la comédie et de m’embarquer dans une conversation qui n’en finirait pas. Dire à ce type que c’était un jeu reviendrait à me faire embarquer de force pour un tour à l’hôpital et une consultation psychiatrique. Personne ne pouvait comprendre pourquoi je faisais ça. C’était l’adrénaline, les sensations fortes mais pas seulement. C’était le besoin de vérifier que j’avais le droit d’être vivante. Que c’était bien l’ordre des choses. La roulette russe sur ce pont avait tout déclenché mais c’était la mort de ma famille dans cet incendie que j’essayais de réparer. Je n’aurais pas du survivre cette nuit là. Rose était une miraculée, survivante parce que mon père l’avait fait s’échapper avant d’essayer de secourir sa femme et son fils. Et moi j’avais fugué, encore une fois, échappant au destin, échappant à la mort.

En remettant ma vie en jeu à chaque fois, c’était comme valider régulièrement le fait que ce jour là, ma survie avait été dans l’ordre des choses. C’était vérifier que si la mort n’avait pas pu venir me chercher cette nuit là, ce n’était pas juste une erreur de sa part mais que ça n’avait pas été mon heure. J’avais besoin de savoir que j’avais le droit de vivre. Et à chaque tentative, quand je survivais alors une petite partie de la culpabilité que je ressentais envers ma famille s’allégeait.
Peut être aussi que j’espérais réparer l’injustice. Pourquoi j’étais vivante alors que j’étais à contre courant, fugueuse, sur la mauvaise pente. Pourquoi moi, j’étais vivante alors que ma famille était morte dans l’incendie. Peut être que j’espérais réparer l’injustice et ça aurait pu être le cas si cet homme n’avait pas tout fait pour me ramener à la vie. Non, je ne lui reprochais pas, au fond j’étais bien contente d’être de retour. Même si j’avais cru avant de sauter que si la mort gagnait, ce ne serait pas grave. Rose me détestait, elle ne m’attendait plus. Un échec après ce saut de l’ange depuis la jetée n’aurait pas eu beaucoup de conséquence.

Mais j’avais gagné. Avec l’aide de l’inconnu, certes. Mais j’avais gagné. Aussitôt je faisais le bilan.

« Amy 7 – La mort 1.  »

J’avais murmuré si bas que l’homme me demandait de répéter. « Rien… » Je secouais la tête avant de lever les yeux vers lui. C’était d’ailleurs le premier regard que l’on partageait depuis le début. De jolis yeux bleus. Bleus comme la mer sauf quand elle était recouverte de nuages menaçant comme c’était le cas aujourd’hui. Deux jolies prunelles que j’aurais pu manquer si je n’avais jamais repris connaissance. Mais l’heure n’était pas vraiment à contempler mon sauveur. Je tentais seulement de reprendre mon souffle et de me lever. Je devais absolument m’en aller, m’enfuir.




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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 23:01



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."






La jeune femme semblait reprendre conscience peu à peu, lentement. Entre ses suffocations, j'observais l'eau ressortir de ses poumons avec tant d'abondance que la question de savoir comment j'avais pu bien faire pour lui sauver la vie après tout ça se posait d'avantage encore. C'était de l'inconscience que de sauter du haut de cette jetée, et encore plus de vouloir aller la chercher. Mais l'un comme l'autre je crois que nous avions voulu défier la mort pour arriver à nos fins. Sans le savoir encore pour la jeune femme c'était bel et bien de défier la mort et de s'y frotter et moi, d'aller la sauver coûte que coûte. Je crois que Irène m'aurait déterré de ma tombe si jamais j'avais passé l'arme à gauche, en ce début d'après midi. La laisser seule ici, aux États-Unis était une chose à ne certainement pas faire. Surtout qu'elle avait déjà la fâcheuse habitude de se trouver de mauvaises fréquentations il n'en fallait pas d'avantage pour la tirer un peu plus vers le bas. Quoi qu'il en soit ma belle inconnue reprenait peu à peu conscience et la soutenant au niveau du dos pour qu'elle puisse reprendre ses esprits, elle murmurait quelque chose qui m'était inaudible, avant de lui demander de répéter :

Rien...

Ouais bon... - disais-je en levant les yeux au ciel après avoir observé la jeune inconnue quelques instants. La pluie avançait à grand pas et des éclairs menaçaient de gronder , se rapprochant plutôt rapidement. Les nuages étaient remplit de colère et Tree Hill n'allait pas tarder de se retrouver sous des trombes d'eau. Je l'aidais à se relever doucement avant de reprendre – Je crois qu'il va falloir qu'on se trouve un abri pour un petit moment. Vous pouvez marcher ?

La belle et sombre inconnue ne se révélait pas être la plus bavarde mais je constatais qu'elle pouvait bien marcher, qu'elle avait encore assez de force pour rejoindre la plage plus loin encore. Il n'y avait pas d'abri aux alentours. La jetée était vieille et déserte, son bois était fatigué et datant de plusieurs dizaine d'années et rien là dessus n'allais nous protéger de l'orage qui grondait un peu plus. La soutenant délicatement je l'aidais à remonter le sable fin de la plage, allant cependant récupérer mes chaussures sur la jetée pour ne pas continuer pieds nu. Sur le bitume on observait les alentours, côte à côte. De loin on aurait peut-être dit un couple, qui sait, mais de près c'était bien loin de tout ça : la jeune femme semblait hagarde, perdue, déboussolée après sa mésaventure. Et au fil des minutes, le vent amenait l'orage au dessus de nous, tonnerres et éclairs à tout va. Il n'y avait vraiment rien, aux alentours. Seul le début d'une forêt pouvait nous abriter de la pluie si ce n'est que c'était assez dangereux par temps d'orage. Mais nous n'avions pas le choix. C'était ça ou rien, rester au beau milieu de la jetée ou au milieu de la plage, et ce n'était pas forcément mieux...

Nous avions finalement trouvé abri sous un immense sapin, dont les branches feuillus retombaient les unes sur les autres créant ainsi un voile épais qui nous protégeais de la pluie. Nous étions suffisamment mouillé comme ça je pense, et c'est en réalisant à quel point le vent était fort que j'avais ramené ma moto près de notre abri pour éviter de la retrouver à terre une fois que tout serait terminé.


Spoiler:
 


Et c'est là, au dessous de cet immense arbre que je me posais enfin. Le vent, l'agitation de l'océan, les éclairs, les tonnerres et la pluie donnait une certaine nervosité dans l'air, bien qu'on était – pratiquement – au sec sous cet arbre et que nous étions à l'abri :

Je crois que vous amener à l'hôpital serait plus prudent... - mais en voyant sa tête se relever en ma direction je comprenais que ce n'était pas forcément ce que la belle inconnue souhaitais - Je dis ça pour vous, ça serait juste... plus prudent c'est tout.

Je retira mon tee-shirt, l'essora du plus fort que j'avais pu en le serrant sur lui même quand l'eau de l'océan se dégorgea doucement. Nous étions beau là, tout les deux, trempe des pieds à la tête. L'air était frais et même encore mouillé je n'avais pas tardé à enfiler de nouveau mon tee-shirt avant de m'asseoir à ses côtés :

Erik.. Erik Lehnsherr- disais-je en lui tendant ma main doucement, espérant que la jeune inconnue veuille bien me donner au moins son prénom. Si ce n'était son récit.

Alors... quelle est votre histoire ? - demandais-je sans passer par quatre chemin – Je vous ai sauvé la vie alors... vous me devez au moins ça... non ?




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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 23:02




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J’avais seulement envie de m’enfuir pour ne pas avoir à m’expliquer. Mais c’était sans compter sur l’orage qui approchait à grand pas et mon sauveur qui tenait à ce que l’on se trouve un abri. Il avait raison de toute façon, le vent s’était levé et la mer se déchaînait un peu plus encore. Une fois sur pieds, bien qu’encore un peu sonnée, je tenais debout et j’étais capable d’avancer. Je n’avais pas ouvert la bouche, seulement confirmé d’un signe de tête au bel inconnu que je pouvais avancer.
S’abriter sous la jetée ne nous avancerait pas et nous étions contraint de quitter la plage. Je profitais de l’aide de l’homme pour me hisser jusqu’à la route qui surplombait la plage. Je jetais un regard autour de nous, à la recherche d’un abri. La fuite n’était plus une option. Pas avec ces éclairs ou ces coups de tonnerre. Il nous fallait un abri et vite. La forêt restait notre seule option même si ce n’était pas très recommandé. Sans avoir le choix on se dirigeait alors vers l’abri de feuillage et je me laissais glisser au pied d’un arbre gigantesque. L’homme avait également ramené sa moto que j’avais détaillé du regard. J’adorais ce genre de bolide même si je n’étais pas toujours aussi prudente qu’il le faudrait quand j’étais dessus. C’est le mot « hôpital » qui m’arrachait de ma contemplation et j’avais du avoir l’air d’une sauvage en l’observant car l’homme semblait presque regretter sa proposition. Je tentais de lui répondre sans être sur la défensive « Merci mais ça ira… ça ira… »

Il retirait son T-shirt et je me demande quelle fille n’aurait pas posé un regard sur la silhouette de l’homme. En plus d’avoir de beaux yeux, il avait un corps des plus séduisants. Le T-shirt lui collant à la peau depuis son sauvetage, j’avais déjà remarqué qu’il n’était pas fait de mousse au chocolat mais là j’avais une vue directe. Je restais néanmoins discrète et finissais d’ailleurs par reposer mon regard ailleurs. L’homme à nouveau vêtu venait s’asseoir à côté de moi et il me tendait la main. Je fixais cette dernière avant de lever les yeux vers lui. Je tendais alors la main pour serrer la sienne et me présentais à mon tour. « Amy… » Je préférais ne pas donner mon nom, qui sait, si ça en disait trop sur moi. J’avais bien conscience que ça ne lui apprendrait rien mais j’étais sauvage et pas très à l’aise avec la situation actuelle. Il se contenterait de mon prénom, et je n’avais même pas eu la présence d’esprit de lui mentir à ce sujet.

Je comptais laisser le silence prendre place, laissant seulement le tonnerre et le bruit de l’océan se déchirant se faire entendre. Mais Erik m’interrogeait sur mon histoire. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il était direct. Je posais à nouveau mon regard sur lui. Ce qu’il avait rajouté après ça était certes un argument de poids mais c’est comme s’il m’avait mis la tête sous l’eau en me disant « parles ». Vu mon tempérament, vous allez me dire que ça pourrait presque me plaire. Certes.

« Vous préférez la véritable histoire ou un joli petit mensonge ? » Sarcasme. Probablement mon mode d’expression préféré quand je ne me sentais plus vraiment en position de force. Bien sur qu’Erik voudrait la véritable histoire. Il regretterait sûrement d’avoir sauté par dessus bord pour me sauver si il la connaissait. Ne me lançant pas dans un récit, je me contentais de revenir su ce sauvetage. « Merci… De m’avoir sauvé la vie… » Le ton avait été grave et en même temps maladroit mais j'étais sincère. Je pouvais être très sociable, vraiment. Au Zoo je m’entendais vraiment très bien avec mes collègues. Mais quand on vient de faire le saut de l’ange et que l’inconnu vient de vous sauver, au moment de s’expliquer, on n’en mène pas large. J’hésitais vraiment sur le discours que je pourrais lui tenir. Du coup, c’est le silence qui l’emportait alors que le tonnerre venait de claquer juste au dessus de nous. J’avais d’ailleurs sursauté. J’adorais pourtant l’orage et j’appréciais presque d’être là. La seule chose vraiment désagréable était le tissu de mes vêtements qui me collaient à la peau.
« Je ne suis pas suicidaire… » Rien que ça, ça sonnait comme un mensonge alors que j’étais sincère. Je n’avais pas sauté pour me tuer. Je pensais pouvoir tout déballer avec beaucoup de cynisme mais je finissais par changer d’avis et par me renfermer à nouveau. Personne ne pourrait comprendre. Et c’était un coup à me faire traîner à l’hôpital de force. On m’avait déjà pris pour une folle à lier, ça ne serait pas la première fois. « Ça ne servirait à rien que je vous parle… Vous ne comprendriez pas. » Je lui lançais un regard en secouant la tête comme si je chassais la mauvaise idée que j’avais pu avoir en effleurant l’idée de raconter mon histoire. Je n'avais pas envie de le voir me regarder comme un monstre qu'il faudrait enfermer.




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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 23:04



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"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





Vous préférez la véritable histoire ou un joli petit mensonge ?

Aucun des deux, finalement. A savoir le sarcasme que pouvait dégager cette belle inconnue j'aurais préféré me taire plutôt que d'avoir une réponse aussi dégradante. Autant pour elle que pour moi. J'avais simplement l'impression d'être prit pour le pigeon de l'histoire et à croire qu'elle avait entendu mes pensées, Amy finissait par me remercier non sans mal de l'avoir extirpé de ces vagues déferlantes le long de la plage. Qu'elle n'y mette pas trop de joie, surtout. Et c'est quand elle murmura quelques longues minutes plus tard qu'elle n'était pas suicidaire que j'avais souris pour moi, détournant le regard pour observer l'orage au dessus de nous qui venait de frapper avec une force incroyable. La foudre n'était pas bien loin, je n'étais pas des plus rassuré sous cet arbre mais nous n'avions finalement pas d'autre opportunités à notre disposition. Seul l'écho du tonnerre prenait place sans que je n'argumente quoi que ce soit pour la jeune femme. Visiblement le dialogue était quelque chose de délicat auquel elle ne semblait pas bien habituée. Je ne voulais certainement pas la perturber. Mais quand l'orage passa enfin, lorsque la foudre tombait à des kilomètres de là et que les éclairs se faisaient plus rares. Lorsque la pluie cessait enfin, je revenais vers Amy alors que je m'étais éloigné à quelques mètres de là :

Bien que trop « sous évolué » pour vous, est-ce que je peux au moins vous ramener en centre ville ?

Demandais-je, les mains posées sur mes hanches. Je n'avais pas attendu vraiment de réponse de sa part, c'était mieux pour elle. Après tout la laisser partir seule n'était pas très prudent. Qui plus est, si elle se re jetait à l'eau, cela aurait servit à rien d'aller la récupérer dans cette eau glacée. Si elle était vraiment déterminée à en finir rien ne lui empêchera d'y revenir plus tard mais.. je ne serais pas là pour voir le désastre et ce terrible gâchis. Je lui tendais alors mon casque mais à sa tête je devinais bien que ce n'était pas là encore l'un de ces désirs les plus cher. J'insistais, pourtant, la fixant du regard sans bouger d'un poil. Elle le prenait enfin et chevauchant ma bécane je la démarrais sans mal. Le ronron de son moteur me donnait toujours autant de frissons au démarrage. L'air était encore humide mais la pluie était déjà loin. Le soleil n'avait pas repointé cependant le bout de son nez, le ciel était encore gorgé de nuages épais. Je sentais les bras d'Amy m'enlacer la taille et c'est ainsi qu'on regagnait le centre de New-York. En route humide, j'avais été prudent. Une sortie de route en moto ne pardonne que très peu et je n'avais qu'un casque à disposition. Et contrairement à d'autre qui plus est, je tenais à ma vie. S'il m'arrivait malheur j'ignore comment Irène pouvait gérer sa vie ici, sans moi. J'étais donc prudent, sur une bonne partie du trajet. Mais sur route sèche, dégagée avec une bonne visibilité, j'avais ralentis l'allure pour parler à Amy :

Vous voulez vous sentir vivante ? - avais-je demandé sans attendre de réponse en mettant le poing dans l'angle. Le cadrant de vitesse augmentait de seconde en seconde, le vent balayait mes cheveux avec énergie et la moto penchait à chaque virage prit dans une allure pour les moins délicate. Le trajet se faisait en effet plus rapidement...

New-York. La ville avait son énergie dès notre arrivée dans le centre. Nous n'avions pas croisé la police, fort heureusement. Je garais ma moto sur un trottoir d'une longue avenue avant de descendre finalement. Amy n'avait pas prit la peine de me dire où la déposer. Je ne lui avais même pas posé la question d'ailleurs mais je tenais à en parler, coupant le moteur de la bécane en redonnant forme à mes cheveux :

Je vais me prendre un cappuccino bien chaud. L'eau n'était pas à une température super agréable et avoir du vent sur des fringues humides c'est pas le top non plus. Alors j'ai besoin d'un petit remontant. Et je vais à ce café au coin de la rue. Je vous laisse décider. Si vous voulez me suivre, je vous l'offrirai bien volontiers. Sinon... bonne continuation. Mais ne faites pas quelque chose de stupide...

Je reprenais le casque de ses mains, prenait la clé du contact et sans plus tarder j'avais pris la direction du café au coin de la rue, à quelques mètres de là. Si elle voulait encore de ma compagnie, m'expliquer peut-être certaines choses (oui c'est équivalent à croire encore au père noël) ou même parler de banalité, j'étais là pour elle. Sinon, tant pis.





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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Dim 19 Juil 2015, 23:06




Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you
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Ce n’était pas vraiment contre lui que j’avais utilisé le sarcasme. C’était une façon de communiquer chez moi quand je me sentais à découvert. Et quelle plus grande mise à nue que de se faire surprendre dans ce qui ressemblait à une tentative de suicide. Même si pour moi ça n’était pas exactement ça. Le but étant de survivre et non d’en finir. C’était une nuance qui faisait de moi une fille tout sauf normale et c’est pour cette raison qu’un type comme Erik ne comprendrait pas. Du moins, c’est ce que je supposais.
Je ne m’étais donc pas montrée très bavarde et lorsque l’orage commençait à s’éloigner, je voyais là la possibilité de m’en aller et d’échapper à la présence d’Erik. Pas à cause d’Erik en lui-même mais parce que toute compagnie en ce moment ne me tentait pas. Et alors que rien ne l’obligeait, Erik me proposait de me ramener au centre ville. J’hésitais mais aussi dingue que je pouvais l’être, je n’avais pas envie de rentrer trempée jusque chez moi. C’était loin et je devais avouer que ma dernière tentative m’avait quelque peut épuisée nerveusement. J’avais failli y passer. Je pouvais ne pas y penser, repousser cette idée dans un déni finement maîtriser, sans Erik je serais morte. Je n’avais pas la force de rentrer chez moi comme ça. Je me redressais alors avant de me rapprocher.

«  Je n’ai jamais dis que vous étiez sous évolué… Mais je veux bien pour le trajet » Je lui adressais un regard qui aurait presque pu être sympathique avec un sourire mais en bonne jeune femme un peu trop sauvage, j’avais seulement pris un air neutre. J’avais fixé le casque qu’il me tendait, levant un sourcil interrogateur en relevant les yeux vers lui. Il avait l’air si décidé que dans un soupir j’attrapais le casque, résignée. J’enfilais ce dernier et me retrouvais derrière lui, mes bras finissant par entourer sa taille pour ne pas dégringoler de la moto. Tête brûlée mais pas suicidaire. Sa conduite était prudente, comme il le fallait mais bien loin de celle que j’avais l’habitude d’avoir. Alors qu’il ralentissait, j’entendais sa question et sans que je n’aie le temps de dire quoique ce soit, il accélérait. Renforçant mon étreinte autour de lui, j’appréciais la balade et souriais dans mon casque largement.
En retrouvant le centre ville, Erik avait à nouveau ralenti mais la parenthèse de vitesse excessive avait compensé le reste. Je descendais de la moto et retirait le casque avant de le lui tendre. A croire que la balade m’avait calmée ou reboostée, un petit sourire timide était apparu sur mes lèvres. Pas de quoi me trouver hyper sympathique mais c’était un progrès. « Merci »

Cette fois c’était la bonne, je pensais prendre la poudre d’escampette mais Erik prenait à nouveau la parole et je l’écoutais jusqu’au bout sans rien dire. Je glissais juste mes mains dans les poches arrière de mon jean trempé. Il parlait d’un café, me montrait vaguement l’endroit où il le prendrait, juste au coin de la rue. Il était en train de me proposer de m’offrir un café et dans ma tête, toutes les alertes pour fuir s’étaient enclenchées. Je n’allais pas le rejoindre, je n’allais pas le suivre. Encore un peu et c’était lui le plus dingue de nous deux pour me proposer de rester prendre un café avec lui. Je le regardais récupérer ses affaires et s’éloigner après une dernière recommandation. Je n’avais même pas prononcé un seul mot, je l’avais juste regardé s’éloigner avant de partir dans la direction opposée.

Arrivée à l’angle, je repensais à sa proposition et sans chercher à comprendre pourquoi, levant les yeux au ciel en me reprochant de faire ce que je m’apprêtais à faire, je tournais les talons et faisait demi-tour. Je longeais l’avenue jusqu’à arriver à l’angle ou se trouvait le café. Arrivant dans le dos d’Erik, je filais droit jusqu’à sa table et me glissais avec agilité sur la banquette en face de lui. Je croisais son regard longuement, gardant une mine presque impassible face à Erik qui souriait un peu, mais assez quand même (c’est toi qui l’a dit). Je prenais un air fier comme celui d’une petite fille qui a boudé mais qui revient en se retenant de sourire maintenant que l’orage est passé. Le serveur s’approchait, nous regardait d’un air interrogateur. Un client entièrement trempé, c’était intriguant mais deux… C’était étrange. Je me contentais de demander la même choque qu’Erik et laissant le serveur s’éloigner je reposais mon regard sur Erik.

Et là, le silence. Un long silence mais pas forcément désagréable. C’était comme si j’attendais qu’il me fasse remarquer à voix haute que j’avais cédé en me pointant jusque là pour partager un café avec lui. Mais Erik n’avait rien dit. Il y avait eu seulement son petit sourire (mais sourire quand même donc) et rien d’autre. Le serveur était revenu, ne cachant plus le fait qu’il nous trouvait bizarre. Deux inconnus, trempés, assis l’un en face de l’autre sans se parler. Il s’était contenté de déposer les deux tasses et était reparti avec un drôle d’air sur le visage.

Je glissais mes mains glacées autour de la tasse et évitait toujours de poser mon regard sur mon beau sauveteur. Je n’accrochais finalement son regard qu’au moment de prendre la parole « Je ne suis pas suicidaire ». Et avant qu’il ne dise quoique ce soit, je tentais de faire court et efficace. « C’est un peu comme sur la moto, quand vous avez demandé si je voulais me sentir vivante. Eh bien je veux surtout savoir que j’ai toujours le droit d’être en vie. » Là, c’est le moment où normalement il devrait me regarder comme une psychopathe et s’enfuir avec sa tasse de café. Sauf qu’Erik n’avait pas bougé et qu’il me regardait toujours dans les yeux. Puisqu’il tenait le choc, autant y aller à fond. De toute façon, je comptais pas le revoir et je m’attendais surtout à ce qu’il se barre en me traitant de tarée. « C’est comme le bail d’un appartement. On a parfois besoin de le renouveler, moi je vérifie que j’ai toujours le droit de vivre. » Cynique mais métaphoriquement parfait pour décrire la situation. Si là il n’était pas convaincu de mon état mental catastrophique, je ne vois pas ce que je pouvais rajouter.





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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Mer 19 Aoû 2015, 00:47



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





A peine assis sur la banquette du petit café où je venais d'entrer non sans me faire un peu remarqué, je passais une main dans mes cheveux afin de mettre au moins un peu d'ordre à ce niveau là. Rien de bien concluant je crois en ressortait : un type qui rentre dans un café absolument trempe se fait forcément remarquer, alors deux ! Amy prenait place avec agilité et élégance en face de moi, si bien qu'instinctivement un petit sourire franchissait la barrière de mon visage.




Si ça ce n'était pas un miracle ! Il y avait peu de monde, au sein de la petite salle tranquille de ce café au coin de rue. La baie vitrée s'offrait à nous alors que la banquette nous apportait un peu de chaleur. L'odeur des lieux ne donnait que plus envie de consommer une boisson ou quelque chose à grignotter, si ce n'est le serveur qui arrivait juste à ce moment là :

Messieurs Dames, que puis-je vous servir ?

Un cappuccino caramel pour moi.

Qui fut finalement la même chose pour Amy. Non sans un regard lourd de sens et d'intrigue, le serveur nous ramenait quelques minutes plus tard nos boissons. Et c'est sans un mot que nos retrouvailles fut celles-ci. Amy était décidément à tomber à la renverse. Ses yeux noisettes, les cheveux retombant en cascade sur ses épaules, je ne pouvais rester de marbre face à la jeune femme. Et son côté mystérieux n'était que plus attirant encore pour ma curiosité. D'un regard – j'en conviens un poil charmeur – je l'observais sans un mot alors que ses mains englobaient la tasse fumante face à elle. Non pas que le silence entre nous pèse un certain poids mais elle finissait par retrouver mon regard et reprendre comme quoi sa tentative n'était pas un suicide et qu'en rien elle avait souhaité porter atteinte à sa vie.

C’est comme le bail d’un appartement. On a parfois besoin de le renouveler, moi je vérifie que j’ai toujours le droit de vivre.

J'avais esquissé un sourire, que ça lui plaise ou non. Sa méthaphore était toute faite et Amy semblait avoir réponse à tout, si ce n'était vouloir absolument me convaincre qu'elle n'était pas dérangée.




Vous savez qu'il y a... d'autres manières de vérifier si vous êtes en vie...

Je m'arrêtais de boire, coupé dans mon élan par des idées mal placées qu'Amy aurait pu comprendre à cause de mon petit sourire en coin juste avant de goûter mon délicieu cappuccino caramélisé. Au cas où, pour aucune ambiguité je tentais de rectifier les choses avant de me prendre une claque dans la figure. A trop vouloir faire le playboy voilà où on en est DonJuan !

Non enfin... je sais pas moi comme... par exemple... enfin pas des trucs du genre je saute un pont. Vous voyez de quoi je parle Amy.

Je reposais ma tasse. Bon sang que j'étais cloche parfois.. mais cette fois ci j'esquissais un rire pour ma maladresse avant de l'observer de nouveau. Qu'à t-il bien pu se passer dans la vie de cette si jolie jeune femme pour qu'elle en arrive à tout ça ? Le mystère restait entier, aiguisant ma curiosité à 200% c'est certain !

La vie vaut la peine d'être vécue. J'ignore ce que vous avez dû traverser pour en arriver à ces idées là mais... vous avez tort. Totalement. Je peux vous l'assurer.




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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Lun 24 Aoû 2015, 01:18




Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you
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Je n’avais vraiment aucune idée de ce qui m’avait poussé à revenir vers lui. Peut être cette fameuse idée qu’on se retrouve lié à quelqu’un lorsqu’on lui sauve la vie ou qu’il sauve la votre. Je m’étonnais surtout du comportement d’Erik. Je pensais qu’il m’aurait forcée à aller à l’hôpital ou qu’il aurait tenté un long discours moralisateur. Au final, il nous avait fait rouler à vive allure sur sa moto et il s’était contenté de me proposer de le rejoindre pour un café. Atypique mais il faut croire que l’originalité marchait très bien pour m’amadouer.
Après la prise de commande du serveur et l’arrivée de nos café peu de temps après, j’avais fini par ouvrir la bouche et par essayer d’expliquer à Erik ma façon de pensée. Je me doutais bien qu’il ne comprendrait pas. Personne ne le pouvait vraiment et heureusement, parce que ça voulait dire que d’autres gens étaient sains d’esprit. Pas comme moi. Il s’était mit à sourire à ma métaphore et sur la défensive, j’avais froncé les sourcils comme une remontrance. Ça le faisait rire ? Je ne cherchais pas à le convaincre que j’étais normale. J’en ai conscience, je ne le suis pas. Pas du tout. Les gens « normaux » ne font pas ce que je fais. Mais il avait voulu comprendre, je lui donnais une explication. Rationnelle ou non, c’était juste l’explication.

« C’est là la nuance Erik. Je ne vérifie pas si je suis en vie, j’aurais juste à me pincer pour ça. Je sais que je vis, c’est même là le cœur du problème ou plutôt de la question. J’ai besoin de savoir si j’ai vraiment le droit d’être en vie ou si c’est la mort qui a oublié de venir me chercher. »

Je fronçais les sourcils mais cette fois frustrée. J’aurais aimé qu’il comprenne cette nuance. J’ignore pourquoi mais j’avais besoin qu’il comprenne ma façon de penser. Pas qu’il l’accepte. Mais qu’il comprenne.

« Vous, vous parlez de vivre des sensations fortes, faire un saut en parachute ou du saut à l’élastique… »

Je levais les yeux au ciel en cherchant une nouvelle métaphore.

« C’est comme si je disais à la mort : « Tu m’as peut être oubliée la dernière fois, je suis pas sure d’être sur la liste des vivants. T’es sure que tu ne m’as pas oubliée dans ta moisson ? » Et quand je survis, j’ai mas réponse. Ce n’était pas mon heure. Je pourrais attendre qu’elle vienne me chercher vous allez me dire, au lieu de chercher à avancer l’heure de ma mort en faisant tout ça… »

Je n’avais toujours pas touché à mon cappuccino alors que sa dernière phrase continuait de me frustrer.

« Je la vis Erik la vie. Entre ces moments là, je la vis à fond. Je fais un métier que j’aime pour commencer et je profite vraiment des moments… Mais des fois… J’ai besoin de sentir que je n’ai pas volé ma place sur cette terre. »

Parce que peut être que j’aurais du mourir de ma tumeur, ou de l’incendie qui a tué toute ma famille sauf Rose. Peut être même que j’aurais du mourir de l’overdose que j’ai faite adolescente… Je culpabilise tellement d’avoir survécu à ma famille que j’ai besoin de savoir si j’ai  bien le droit de vivre alors qu’ils sont morts. Mais je ne pouvais pas dire tout ça à Erik. Pas comme ça. Je ne pouvais pas tout déballer.
Je goûtais enfin à mon café et je retrouvais le regard d’Erik. Après un long échange sans pour autant dire de mot, j’esquissais enfin un petit sourire.

« Je pensais que vous seriez parti en courant… Je vous fais sauter d’une jetée, je vous tiens un discours des plus… Fou et vous êtes pourtant toujours là à siroter votre cappuccino… »

Mais j’étais contente qu’il ne se soit pas enfui. Bizarrement j’avais envie qu’il ne me tourne pas le dos comme le font les gens quand ils comprennent que je ne tourne pas rond.





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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Lun 24 Aoû 2015, 18:04



Amy Livingston


Erik Lehnsherr


"Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux."





Son visage s'était soudainement fermé, après mes dires. Visiblement, je l'agaçais rien qu'avec la façon dont j'avais de penser, de voir les choses qui étaient visiblement bien différentes des siennes. Les sourcils froncés, je continuais néanmoins de lui exposer brièvement mon point de vue, si ce n'est finir mon petit monologue en lui faisant bien comprendre qu'elle gachait son temps à essayer de jouer avec la mort. Mais elle n'était décidément pas du même avis. Et, non sans crier bien au contraire, elle m'expliquait avec fermeté ses arguments sans que je ne puisse là encore en trouver le sens. Mais au fur-et-à-mesure, je dois bien dire que je commençais à intégrer le sens de ses propos. Quel était le but de la jeune femme. Et ce que j'avais pu penser, comme quoi il suffisait de sauter en parachute ou à l'élastique du haut d'un pont pour avoir des sensations et se sentir vivant, se révélait être largement éloigné de l'idée qu'elle avait en réalité.

Je ne l'avais pas coupé, écoutant chaque mot qui sortait de sa bouche avec autant de volonté de me faire comprendre son opinion. Je crois que j'en saisissais le sens, à présent. C'était difficile, d'entendre ça mais au final, je crois que je comprenais. Ma sœur était du même genre, à vrai dire. Jouer avec la mort, elle l'avait fait une fois mais pas deux. S'entailler les veines pour une déception amoureuse avait été la chose la plus stupide qu'elle ait fait dans sa vie. Quoi qu'en y pensant elles s'entendraient bien toutes les deux, finalement. Etrange, dans leur monde si ce n'est que Amy était peut-être moins culotée que ma sœur pouvait l'être. Quoi qu'il en soit Amy avait quelque chose d'attirant. Ce mystère, si ce n'est ses yeux qui me fixèrent avec attention depuis tout à l'heure. Je l'avais écouté du premier au dernier mot qu'elle avait pu prononcer sans continuer la conversation dans ce sens là. A vrai dire, écouter Amy me refaisait penser au moment où j'avais retrouvé Irène dans la salle de bain, baignant dans son sang en ayant essayé de se donner la mort pour un pauvre type auquel elle s'était attachée, si ce n'était les problèmes bien plus délicats qu'on avait eu à l'époque. Les choses s'étaient arrangées après ça, même si parfois quelques engueulades avaient lieux. Mais nous nous voyions régulièrement, et c'était là le principal.

Mon cappuccino dégageait encore une fumée chaude au dessus de mon visage alors qu'Amy s'était arrêté et que le silence avait prit place. Il n'était en rien gênant mais j'avais finis un peu dans mes pensées après cette conversation. Je crois que je saisissais plus à présent le personnage d'Amy, sans forcément accepter sa vision des choses et de la vie qui pour moi, est si précieuse. Je l'observais en silence goûter son cappuccino. Le simple fait d'avoir les mains autour de la tasse nous avait déjà réchauffé, si ce n'est l'ambiance des lieux chaleureuse et accueillante néanmoins.

Je pensais que vous seriez parti en courant… Je vous fais sauter d’une jetée, je vous tiens un discours des plus… fou et vous êtes pourtant toujours là à siroter votre cappuccino…

Faut croire que j'adore piquer une tête sous un orage... - disais-je en souriant à mon tour, bien content de voir le visage d'Amy s'égayer enfin.

Non sans blague... vraiment. J'adore rentrer dans un café en étant trempé des pieds à la tête. Je fais ça tous les weekends pour tout vous dire. J'adooore me faire remarquer...

J'esquissais un rire, ce qui n'était en rien la réalité bien entendu. Partager enfin ce genre de moment était plutôt agréable, je dois bien avouer. Amy était une femme terriblement séduisante et, bien qu'un peu tordue je dois bien le dire, elle avait quelque chose de très intéressant (en dehors de ses atouts physique je parle!). Il faut croire que j'étais le bon samaritin des âmes perdues...

Mon téléphone s'était mit à sonner soudainement. Avant de sauter de ce pont heureusement j'avais extirpé ma veste en cuir qui avait sauvé par la même occasion mon cellulaire d'une noyade mortelle pour lui. La photo d'Irène et son prénom apparaissait sur l'écran avant que je ne décroche, m'excusant à Amy pour le dérangement. Je me levais de la banquette, partant plus loin pour plus d'intimité. Irène avait toujours eu du mal à apprendre l'anglais, c'était là son plus gros point faible depuis notre arrivée aux Etats-Unis. Elle prenait des cours pourtant afin de s'améliorer quotidiennement, mais il faut croire que quand on chasse le naturel il revient au galop. Instinctivement alors, la conversation s'était faite dans notre langue natale, l'allemand, alors qu'elle m'expliquait sa situation. Une fuite d'eau dans son loft avait fait de nombreux dégâts et, comme à son habitude, elle avait du mal à se débrouiller seule dans les situations délicates dans ce genre. Paniquée en plus de ça, elle était facilement irritable et profitait de mon jour de repos pour que je puisse venir lui donner un petit coup de main chez elle afin de l'aider dans la paperasse et surtout nettoyer le loft. Je devais donc filer mais ça m'embêtais de laisser en plan Amy alors que la situation devenait un peu moins tendue qu'au départ. Quoi qu'il en soit je ne pouvais pas non plus laisser Irène gérer seule ce problème là. Je regagnais alors la table de la jolie jeune femme et m'asseyais de nouveau en face d'elle, perplexe. Je prenais une serviette sur la table, prit un stylo d'une poche intérieure de mon blouson et nota mon numéro en silence avant de relever les yeux en sa direction :

Il faut que je file, je vous laisse en plan je suis vraiment désolé.

Je sortais quelques billets pour payer l'addition que je posa sur la table avant de reprendre en glissant la serviette devant elle :

Voilà mon numéro. Appelez moi si vous avez besoin... ou pas d'ailleurs. Appelez moi tout court en fait.

Disais-je dans un sourire malicieux.

Ne faites pas trop de bêtises Amy... à bientôt peut-être.

Mon regard lâchait enfin le sien. Je peux maintenant dire qu'Amy était une incroyable rencontre, et surtout peu ordinaire. Je regagnais vite ma moto, enfila le casque et fila en direction du loft d'Irène, non loin de là. J'espérais qu'Amy me rappelle, pour quoi que ce soit. Pour de l'aide, pour discuter... peu importe. Elle était peut-être étrange comme femme mais attachante à sa façon...






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MessageSujet: Re: Loco, maniac, sick bitch, psychopath... I'm gonna show you [Erik]   Lun 24 Aoû 2015, 22:54




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Je me demandais ce qui pouvait bien traverser l’esprit d’Erik alors que j’avais essayé le plus possible de lui faire comprendre le mécanisme qui me poussait à vérifier plus ou moins régulièrement si j’avais le droit d’être venue et si la mort ne s’était pas trompée en me laissant en vie. Il n’avait rien dit mais j’avais apprécié le fait qu’il n’essaye pas plus longtemps de me dissuader de faire ça. Pas de discours moralisateur et c’était peut être même plus efficace au final. J’étais encore là avec mes pensées bancales mais pour une fois j’avais pu en parler à quelqu’un sans le voir me tourner le dos ou essayer de me retourner la tête pour y greffer des idées bien plus communes. J’avais conscience de ne pas tourner bien rond. C’était un fait. Mais je ressentais toujours si violemment ce besoin de justifier mon existence que je n’étais pas capable de lutter. Je devais juste passer à l’acte.

J’avais en quelque sorte remercier Erik d’être resté mais il avait eu la délicatesse de ne pas relever et c’est avec humour qu’il avait détourné un petit peu la conversation. J’avais sourit amusée en l’entendant évoquer ses habitudes. Bien sur, trempés dans un café chaque week-end ! Je laissais échapper un semblant de rire. Ce n’était pas un rire franc mais c’était tout ce que je pouvais proposer après avoir failli me noyer. Si je devais recroiser la route d’Erik un jour, j’espérais pouvoir lui montrer le côté lumineux de ma personnalité. Je n’étais pas qu’une âme sombre qui cherche désespérément à se convaincre de la légitimité de sa vie.

C’est le téléphone d’Erik qui brisait le moment et je le regardais s’éloigner avant de reposer mon attention sur ma tasse. Toutefois, je lui jetais des regards, amusée de l’entendre parler allemand. Il parlait très bien anglais et son accent s’entendait très légèrement alors je ne m’étais pas vraiment focalisée dessus jusqu’à ce que je l’entende parler avec cette langue si gutturale à laquelle je ne comprenais absolument rien. C’est le ton qu’il avait pris qui m’avait laissé anticiper la suite des évènements. Une urgence semble-t-il, une contrariété même mais je n’allais pas jouer les curieuses. J’en avais fais assez pour aujourd’hui.

Alors qu’il revenait vers la table, reprenant place, je l’observer noter une série de chiffre sur la serviette en papier. Il s’excusait de devoir partir et je m’étais contentée d’hausser les épaules. « Les héros sont toujours très occupés. » J’ignorais s’il devait filer pour jouer à nouveau les héros mais j’avais juste voulu faire un clin d’œil à ce qu’il s’était passé plus tôt, au bord de l’eau. Je finissais de faire glisser la serviette sur la table, ignorant encore si j’allais l’emmener avec moi en partant ou non. A son sourire, j’avais répondu de la même façon même si je n’étais pas sure de le rappeler car pas encore certaine de prendre son numéro. On est sauvage ou on ne l’est pas.

« Oui peut-être… » Il avait finit par fuir le café et à travers la vitre, je l’observais monter sur sa moto après avoir enfilé son casque et démarrer sous la pluie qui avait reprit. J’avais chiffonné la serviette dans mes mains en la fourrant dans la poche de ma veste. Au cas où. Ça ne m’engageait à rien. Erik avait eu un drôle d’effet sur moi sans parler de séduction ou quoi. Il avait su écouter, ne pas trop faire le moralisateur et il m’avait quand même sauver la vie ce qui n’était pas rien.

On verrait si le numéro sur la serviette finirait par être composé par mes soins…





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